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Steven Jourdan, programmateur d'un Singe en Ete

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Ni Jean-Paul Belmondo ni Jean Gabin ne seront à l’affiche de la cinquième édition de la saison estivale d’Un singe en été les 28, 29 et 30 juin prochain. Normal, l’hiver devrait déjà être loin… En guise de premiers rôles, Steven Jourdan, programmateur du festival depuis deux ans et coordinateur de l’association Tribu Familia, porteuse du projet, a choisi des projets musique actuelle qui laissent la part belle à l’éclectisme, avec de l’électro, du rap, du rock…, au spectacle de rue et à l’art contemporain

Vous adoptez une nouvelle formule cette année. Pouvez-vous nous la présenter ?

Le gros changement de cette année est l’ajout d’une soirée de plus, le vendredi soir. En termes d’esthétique de programmation, cette nouvelle formule se traduit par des soirées électro-hip hop avec des têtes d’affiche comme Yuksek. L’autre nouveauté consiste en la fin de la gratuité puisque le vendredi et le samedi seront dorénavant payants avec un tarif toutefois raisonnable et des places en prévente à 5 euros…

Pourquoi pas un singe en hiver ?

(Rire) Le nom a effectivement été choisi en rapport avec le livre d’Antoine Blondin écrit à Mayenne. Traditionnellement, le festival, qui existe depuis une quinzaine d’année, a toujours eu lieu en été. Avec le changement de nom nous avons choisi de remettre les compteurs à zéro. Il s’agit donc de la cinquième édition d’Un singe en été qui se nommait auparavant Arborescence et L’été des six jeudis.

Quelle place laissez-vous aux groupes locaux ?

Nous avons le Grand Atelier, un dispositif d’accompagnement d’artistes. Il s’agit de la résidence d’un groupe local pendant dix jours en mars qui prévoit un concert pendant le festival. Cette année nous accompagnons 2MASE qui se produira samedi soir. Nous recevons également le lauréat du prix Ricard, Dampa, un projet récent qui sera sur scène vendredi soir.

Quels sont vos plus beaux souvenirs ?

Recevoir des projets tant convoités ! Nova Twins, un groupe de punk rock londonien que j’avais déjà vu plusieurs fois sur scène en Angleterre et à Paris est venu l’année dernière. Je trouve que le territoire de la Mayenne correspond parfaitement à ce genre d’artistes qui ne sont pas grand public, loin de la scène mainstream, et qui pourtant vont plaire à un large public qui n’a simplement pas l’habitude d’écouter ce genre de musique. Faire venir ce type d’artistes atypiques et les faire découvrir au public mayennais est l’une de nos motivations principales.

Et quelles sont vos ambitions dans l’avenir ?

Ce festival sur trois jours et payant, c’est un peu un pari risqué pour nous. Nous souhaiterions développer cette identité propre et étendre la programmation gratuite ce qui prendra sans doute quelques années. Proposer des cinés concerts, exploiter les jardins privés, sortir du parc du château pour étendre le projet dans d’autres lieux de la ville... En outre nous avons expérimenté une nouvelle formule en organisant des concerts à la Carotte. Pourquoi ne pas refaire d’autres concerts dans ce bistro-concert et dans d’autres endroits ?

 

 

Type éditorial