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Pierre Bouguier, un berger au cœur tendre

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Pierre Bouguier colporte ses chansons de crèches en maisons de retraite depuis une dizaine d’années avec une envie toujours renouvelée et une joie contagieuse. De son travail collaboratif, résolument tourné vers les autres, sont nés plusieurs projets comme Mémé Les Watts qui se produira samedi prochain au foyer des Bleuets, à Hambers. Portrait d’un humble musicien, jamais blasé, à l’origine du succès national d’Huguette The Power…

À 35 ans, Pierre Bouguier, intermittent du spectacle depuis 2008, a écumé les salles de spectacle mayennaises et s’est produit devant des publics allant de 7 mois à bien plus de 77 ans...  « J’ai l’impression que j’ai joué partout sauf dans les prisons ! » sourit-il. Un peu conteur, beaucoup chanteur, passionnément musicien, à la folie chef de chœur au grand cœur…, rien ne prédestinait ce Castrogontérien de naissance à embrasser une carrière de ménestrel des temps modernes… « J’ai grandi à Montjean auprès d’un père agent de la DDE et d’une mère secrétaire de mairie. » confie le jeune homme qui a reçu « l’appel du djembé » à l’adolescence.

Le virus des voyages

Pierre part d’abord rejoindre sa sœur en Guyane, à Cayenne en tant qu’animateur. Il a 18 ans. De retour en métropole, tandis qu’il entame des études de psychologie, il se questionne, cherche sa voie… Entre un besoin de liberté et une attirance pour l’Afrique, ses chants polyphoniques, ses rythmes tribaux, il part au Mali où il reçoit une leçon de vie. Bien qu’il lui manque deux phalanges au petit doigt, il apprend la guitare. « Là-bas, les gens entreprennent avec le peu qu’ils ont. Au lieu de regarder ce qu’il me manquait, ils m’ont appris à regarder ce que j’avais… » Après un passage par l’Inde, le colporteur part la guitare en bandoulière au Népal en 2008. « À partir du moment où je me suis lancé dans ce projet, je me suis senti à ma place. » Pendant cinq mois et cinq jours, suivi par 500 enfants sur son blog, il traverse la jungle, la montagne, le désert… De la Bulgarie au Népal en passant par la Turquie, l’Iran… il prend conscience de son humanité, si riche et si fragile, qu’il intègre à la beauté du monde.

La Mayenne comme pâturage

Quand Pierre revient en Mayenne, il sait ce qu’il veut faire : colporter localement... « J’aime faire voyager les autres, les rencontrer à travers la musique, la sensibilité, la simplicité, l’humour. Je me suis dit que j’essaierai d’en faire mon métier. » Pari réussi pour ce mayennais attaché à ses origines. Après avoir traversé une dizaine de pays et de cultures différentes, il ressent le besoin de connaître la Mayenne en profondeur… « Quelle chance on a de vivre en Mayenne ! En passant par le désert en Iran ou les montagnes au Népal, j’ai croisé des gens qui galéraient à faire pousser des fruits et légumes dans des champs de cailloux. Et nous, nous avons des rivières et l’eau potable directement au robinet ! » Heureux de vivre auprès de sa famille et de ses amis, et du sens qu’il a donné à sa vie, Pierre s’est découvert une tendresse avec lui-même qui lui permet d’envisager sereinement son avenir en Mayenne et de s’émerveiller. « J’ai parfois envie de dire merci à la vie. J’aime partager cet émerveillement d’être un humain et de rencontrer d’autres humains. »

Un samedi aux Bleuets

Samedi 18 mai - de 14h à 22h30 - Jardin sensoriel du Foyer des Bleuets – Hambers (Gratuit)

Programme 

Type éditorial