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Courses hippiques : des milliers de personnes à Craon

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Dix réunions par ans, près de 80 épreuves et 45 000 entrées sur l'hippodrome de la Touche. La société des courses de Craon maintient l'attractivité du site, dans un contexte national pourtant plus hésitant. En point d'orgue de l'année, le WE des Trois glorieuses (31 août, 1er et septembre 2019) attire à lui seul 30 000 personnes. Le président craonnais Hugues Crosnier et son équipe (17 administrateurs, 5 salariés, 20 bénévoles, 343 sociétaires) ne manquent pas d'idées pour conforter cet emblème du patrimoine local.

La société des courses et l'hippodrome de Craon sont ils sur une bonne dynamique ?

Hugues Crosnier : Le contexte est positif dans la mesure où nous maintenons à la fois l'affluence et notre chiffre d'affaires. Le contexte national des courses et du PMU est pourtant compliqué, après un pic de prospérité dans les années 2015-2016. La multiplication des réunions et le seul critère de la rentabilité ont fatalement des effets indésirables. Sans compter que le milieu des courses n'a pas conquis de nouveaux publics, quand les paris en ligne grignotent sans cesse des parts de marché.

Quels leviers activer pour faire face à cette concurrence ?

La diminution de l'offre, en général, est entamée, pour atteindre un meilleur équilibre rentabilité/sportivité, au bénéfice de l'attractivité. Sur le site de Craon, en particulier, nous maintenons notre objectif de qualité sur la piste (quitte à avoir moins de partants), mais aussi autour. D'une course toutes les 25 minutes, nous sommes revenus à un timing de 35-40 minutes, pour ne pas mettre le parieur sous pression. Le retour des manèges pour enfants et l'émergence du village Trophée vert pour le week-end des Trois glorieuses est révélateur de notre volonté de diversifier les activités sur le site, de servir la convivialité, pour que l'hippodrome reste un lieu de vie incontournable pour les craonnais.

"Nous sommes dépositaires d'un patrimoine vivant et non gestionnaires d'une machine à cash"

Quel projet de développement envisagez-vous pour l'avenir ?

Le grand projet, que nous préparons depuis des années, est celui d'une piste sélective pour le galop. Elle fait défaut dans l'Ouest et pousse les écuries à aller s'entrainer loin pour préparer les grandes joutes parisiennes. Il faut un outil adapté et proche, pour près de 2 000 chevaux entraînés dans l'Ouest. Les métropoles de l'Ouest comptent de beaux hippodromes, mais leurs sociétés des courses ne sont pas propriétaires, dans un contexte de guerre du foncier. Craon est idéalement située sur l'échiquier régional et la société des courses détient l'hippodrome. Une piste de 1 600 mètres avec un seul tournant pourrait voir le jour dans 4 ou 5 ans. Ce projet est lié à l'émergence d'une nouvelle zone d'activités à Craon, qui permettra de réunir les deux sections de l'hippodrome séparées par la route Craon-Saint Quentin-les-Anges. Le projet avance favorablement.

Cela vous permettrait d'augmenter le nombre de réunions… ?

Je vais rester cohérent avec mes propos précédents. Certes, ce projet régional de piste plate est une belle opportunité pour la commune. Mais il n'est pas question pour autant de tomber dans les travers du surdosage. Peut-être passerons nous de 10 à 12 ou 13 réunions. Mais il ne faut pas trop augmenter l'activité au risque de la banaliser.

 

En savoir plus : L'agenda 2019 des courses de Craon

Type éditorial