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29/01/2019

Bruno Jeudi : "que 2019 ne soit pas pire que 2018"

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Le Mayennais Bruno Jeudy est journaliste, rédacteur en chef du service politique et économie à Paris Match et consultant à BFM TV. 

On ne va pas en faire une jaunisse, mais 2018 restera dans les mémoires comme l’année des Gilets jaunes. Celle d’une jacquerie fiscale devenue en un mois la « révolution des ronds-points ». À mi-chemin entre chouannerie, démocratie participative et fête des voisins. Une sorte de « Mai 68 des classes populaires » déterminées à se battre, au sens propre comme au sens figuré, pour leur pouvoir d’achat. 


Qui l’eût cru, dix-huit mois après l’élection surprise et rafraîchissante d’Emmanuel Macron ? Un an et demi après le triomphe du « en même temps », le vent du « dégagisme » souffle force 10 sur la France. Après la vieille classe politique dégagée en 2017, c’est au tour du « nouveau monde » d’Emmanuel Macron d’affronter la tempête. Juste ou injuste, la colère est là. L’action du gouvernement a réveillé la « bête égalitaire » qui sommeille peu ou prou chez les Français. Le dentifrice est sorti du tube et le « grand débat national » - voulu par le président de la République - aura bien du mal à apaiser un climat électrique. Il occupera le premier trimestre. 
Le second sera celui des élections européennes. Au-delà des formules lénifiantes répétées par ministres et députés de la majorité, on l’a compris : la France se met sur « pause ». À la recherche de solutions pour se relancer ou procrastiner. Des maux de tête en perspective pour nos dirigeants. Faites vos vœux pour la France. Et souhaitons que 2019 ne soit pas pire que 2018. 


En Mayenne, le meilleur est possible. Champion de France du plein emploi, le département va se déployer pour relever le défi de l’attractivité. Il y a urgence. La population stagne. La Mayenne ne manque pas d’atouts. Vus de Paris, ses fleurons industriels et agricoles, ses paysages et son tourisme vert constituent des arguments solides pour convaincre des « populations nouvelles », familles et séniors, de tenter l’aventure mayennaise. La ruralité a de l’avenir. 


Les entreprises du département (Réauté, VandB, Actual, BMP, etc.) ont même réussi à hisser leurs couleurs sur la Route du Rhum. Jolie manière de promouvoir leur savoir-faire. Coup de chapeau, enfin, au skipper mayennais (né à Château-Gontier) Fabrice Amedeo, qui a bouclé son troisième « Rhum ». 
Bonne année 2019.

Type éditorial