Jean-Louis Dautin

AVRIL 2015

Jean-Louis Dautin

 
 



Jean-Louis Dautin, le futur est son présent

Il tient dans ses mains l’objet qui selon lui fait figure de plus belle invention de ces 30 dernières années : un smartphone. « Au-delà de son potentiel technologique important, c’est avant tout son usage qui en fait, pour ma part, l’invention incontournable. L’objet a su d’emblée se rendre indispensable dans notre vie quotidienne, ce qui n’est pas toujours vrai s’agissant d’une invention hyper-technologique. Je pense, notamment, au domaine de la domotique où les exemples fourmillent et prêtent parfois à sourire ».
 
Au rayon du futur, Jean-Louis Dautin, directeur de CLARTE depuis 1996, parle en expert. Il dirige une équipe, composée de 16 ingénieurs, spécialisée dans la recherche et le développement de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée. L’équipe anime également une cellule de diffusion et de développement auprès des PME/TPE afin de les sensibiliser aux technologies innovantes liées, par exemple, à l’image de synthèse. « Mais cela n’a pas toujours été le cas , précise Jean-Louis Dautin, puisqu’au début de l’aventure CLARTE, le web et les techniques de l’information et de la communication (TIC) constituaient nos principales activités. En 1999, nous avons concentré nos travaux de recherches sur la réalité virtuelle avec, notamment, l’organisation du premier salon dédié à la réalité virtuelle, Laval Virtual » .
 
Jean-Louis Dautin évoque naturellement l’influence et la prépondérance de François D’Aubert, alors maire de Laval et Secrétaire d’Etat à la Recherche, lequel l’avait repéré à l’Esiea, une école formant les élèves ingénieurs aux sciences et technologies du numérique : « Je suis arrivé en Mayenne avec l’envie d’un jeune cadre dynamique parisien. J’avais 40 ans et le pari était osé. Cependant, j’ai tout de suite dit « oui » à François d’Aubert car je savais que l’occasion de porter un projet comme celui-ci ne se reproduirait pas » . Jean-Louis Dautin va d’ailleurs très vite percevoir les atouts de la situation : « J’ai compris les avantages d’être à Laval et en Mayenne plutôt que dans une grande métropole régionale. Grâce à la proximité des décideurs politiques, les difficultés étaient le plus souvent traitées dans la journée. Dans ce genre de défi, les réseaux sont essentiels » .
Frustrant, angoissant, motivant. Voilà le triptyque qui sied le mieux à la vie professionnelle du directeur de CLARTE : « Frustrant car l’expérience ne compte pas dans l’acquisition du savoir. C’est donc parfois angoissant car il faut passer son temps à se former à de nouvelles technologies qui vont vite être dépassées. Mais voilà pourquoi ce métier est si motivant et enrichissant ! » , conclut Jean-Louis Dautin.

www.clarte.asso.fr