Félix Lefeuvre

SEPTEMBRE 2014

Félix Lefeuvre

 
 



Félix Lefeuvre, un retraité (très) actif

A 75 ans, Félix Lefeuvre est un homme très occupé. L’heure n’est pas encore venue de pantoufler. Ses responsabilités à la présidence du comité mayennais de tennis, l’un des plus importants en nombre de licenciés, et sa passion dévorante pour la généalogie l’accaparent à sa plus grande joie.
 
Natif du Pertre « Le plus mayennais des villages bretons »  selon son expression, Félix Lefeuvre a travaillé sur l’exploitation familiale : « J’ai participé aux travaux agricoles jusqu’à l’âge de 18 ans avant d’être appelé sous les drapeaux. Vingt-deux mois de service, dont 14 mois sur le terrain des opérations en Algérie comme radiographiste. Je garde de cette période un souvenir (il cherche ses mots), pas trop mauvais. Sans doute parce que je n’ai jamais eu à mettre une personne en joue. Cette idée m’est très précieuse » .
De retour au Pertre, fin 1962, Félix Lefeuvre multiplie les expériences professionnelles à Paris, puis à Nantes : « Vendeur de légumes, manouvrier dans le génie civil, un secteur dans lequel j’ai finalement trouvé ma voie. À partir de 1980, et jusqu’à l’âge de la retraite, j’ai oeuvré pour la prévention des accidents du travail sur les chantiers de BTP, un métier passionnant » .
 
Et le tennis dans tout ça ? « Cette passion est née tardivement, à 45 ans, mais depuis je lui consacre beaucoup d’énergie » . Félix Lefeuvre fut, avec Michel Gaspard, à l’origine de la création du Laval Bourny Tennis Club en 1984, une association dont il a assuré la présidence de 1990 à 1998 : « En parallèle, j’avais, dès 1988, intégré le comité départemental de tennis et pris des responsabilités au sein de la commission arbitrage » . Ses débuts comme joueur furent tonitruants : « Mon équipe est restée invaincue pendant ses 33 premières rencontres ! » , se souvient-il.
 
Malheureusement, le décès de son épouse va engendrer une profonde blessure et le conduire à prendre du recul quelques années durant : « Je n’avais plus l’envie » . Dès lors, et comme un exutoire à la douleur, « Une forme de refuge » , dit-il, Félix Lefeuvre va se passionner pour la généalogie. Avec ardeur, « 12 à 15 heures par jour devant l’ordinateur ou aux Archives départementales » , il va reconstituer un arbre généalogique à la ramification impressionnante : « J’ai identifié 800 descendants de mon ancêtre Pierre Lefeuvre. L’occasion de réunir près 600 cousins en 2002 et de nouveau en 2007 » .
 
Toujours prêt à donner de son temps aux autres, « Je suis parti, du jour au lendemain, deux mois à Arramon dans le Gard avec le Secours catholique pour aider les sinistrés des terribles inondations de 2002 » , Félix Lefeuvre devrait quitter la présidence du comité de tennis en 2016 au terme de l’olympiade : « Cependant, j’aimerais continuer à œuvrer à la formation de jeunes arbitres » , assure-t-il. Félix filera alors vers ses 80 printemps…