Léon

MARS 2014

Famille Léon

 



L’amour des Léon pour les Percherons

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Dans les années 70, le service de table était LE cadeau de mariage incontournable. Pas chez les Léon. Quand en 1978, Claude et Brigitte se disent « oui », Harmonieuse, superbe percheronne, belle comme un jour de noces, épouse, à son tour, leur vie de jeunes mariés. Un cadeau original, mais une évidence.

Comme Obélix, tombé dans la marmite du druide quand il était petit, Claude et Brigitte ont attrapé le virus familial avant de savoir marcher : « Mes grands-parents étaient éleveurs, mais du côté de ma femme, l’histoire remonte à bien plus loin encore » , précise Claude, casquette vissée sur la tête. Un virus contagieux, puisque les enfants des Léon, Jean-Jacques et Evelyne, l’ont également contracté.

Avec bonheur. Trente-six ans de mariage plus tard, si Harmonieuse n’est plus, sa descendance a fait des merveilles « C’est la base de notre élevage, celle par qui tout a commencé » , assure Claude. Au lieu-dit « La Meule », au carrefour des routes de Juvigné et du Bourgneuf-la-Forêt, à Saint-Hilaire-du-Maine, le cheval de trait Percheron fait partie intégrale du décor. Dans les prés voisins, ces superbes bêtes athlétiques, mais gracieuses comme des danseuses, aux robes noires ou grises, promènent leur nonchalance et détournent le regard des automobilistes de passage.

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Parmi toutes ces beautés, « Baghera de la Meule » (les noms des chevaux portent en commun le lieu-dit) retient depuis quelques semaines toutes les attentions de la famille : « Demain* et pour toujours, elle deviendra “la Parisienne” » , se félicite Claude. Ce « titre honorifique » salue, en effet, sa participation unique au Salon International de l’Agriculture de Paris (SIA), un rendez-vous auquel les Léon ne dérogerait pour rien au monde : « Tous les ans, on s’y rend soit comme visiteur, ou cerise sur le gâteau cette année, avec un cheval. Présenter au salon de l’agriculture est une consécration » , assurent en chœur, Evelyne, Brigitte et Claude.

L’amour des Léon pour les Percherons est partout. Sur les murs de leur cuisine tapissés de plaques et de photos, dans les champs de la Meule, dans leurs gestes et cette façon bien à eux de nouer contact avec « ce cheval docile et respectueux » , mais aussi et surtout dans leurs mots. Des mots choisis pour évoquer l’animal et cette passion dévorante : « Vous savez, on est très sentimental dans la famille. Ces chevaux, on les aime, et les séparations, pour ceux qui nous accompagnent des années durant, sont quelquefois douloureuses. Des vraies bêtes à chagrin, ces percherons », confie Evelyne.

* Entretien réalisé la veille du départ au SIA.

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