Denis Zanko

JUIN 2015

Denis Zanko

 
 



Denis Zanko : heureux entraîneur du Stade Lavallois Mayenne Football Club

« Les vacances ? Quelles vacances ? »  La saison de Ligue 2 est tout juste achevée que Denis Zanko, l’entraîneur du Stade Lavallois MFC, profite à fond de l’intersaison pour potasser son diplôme d’entraîneur, tout en bâtissant l’équipe de la prochaine saison. Après tout, cette situation ne lui déplaît pas. Denis Zanko est un amoureux fou de son sport, et pas uniquement des soirs de match où l’adrénaline s’invite sur son banc : « J’apprécie beaucoup mon quotidien et les relations humaines qui en découlent, avec les joueurs bien sûr et l’ensemble des salariés du club » . Denis Zanko se nourrit de ces échanges avec gourmandise, un plaisir qu’il partage aussi avec les supporters : « Être Mayennais rend les discussions plus ouvertes. On va me dire plus facilement les choses. J’aime ces rapports » . Originaire de Saint-Berthevin, Denis Zanko est resté attaché à la Mayenne, malgré de longues et belles années passées loin de Le Basser durant sa carrière de joueur, de formateur et d’entraîneur. Gamin, son coeur a longtemps balancé entre le foot et le judo. Une hésitation à laquelle son professeur de judo, Georges Benoît, n’est pas étranger : « Que dire de lui, sinon que cet éducateur, un ami depuis, a marqué mon parcours de vie » .
 

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Place au foot néanmoins. Pas maladroit, le jeune Zanko est détecté par le Stade Lavallois, un club qui n’a pas encore écrit les plus belles pages de son histoire, mais où « Mimi » et « Mali » font des merveilles. Entendez Michel Le Milinaire, l’entraîneur mythique du club, et Bernard Maligorne le patron du centre de formation, deux autres personnages incontournables dans la vie du technicien mayennais. Denis Zanko intègre le centre de formation en 1978 : « Paradoxalement, le foot n’était pas encore une priorité, mais le bac, oui. Contrairement à beaucoup de mes camarades, je rentrais tous les soirs à la maison et je n’avais pas cette impression de tout sacrifier au football. Ce furent vraiment des années de plaisir » . Un plan B, Denis Zanko en avait un en cas d’échec puisqu’il serait devenu kiné, comme son pote Marc Saulnier. Finalement, le Berthevinois passe pro mais ne joue qu’une année sous le maillot tango (84/85), avant de rejoindre Paris et le Matra-Racing. Il y restera une saison conclue par une accession en D1 et avec elle son cortège annoncé de stars (Fernandez, Franchescoli, Littbarski…) : « Je savais que je ne ferais pas partie des plans de l’entraîneur » . Tours, Dunkerque, puis Valence avec à la clé une première expérience d’entraîneur « et des souvenirs formidables ramenés de la Drôme » . Et puis ce coup de téléphone qui le fait chavirer de bonheur : « En 2002, quand Zvunka, alors entraîneur de l’équipe pro, me propose la responsabilité du centre de formation, j’étais comme un gamin, mais aussi extrêmement flatté. Je ne pouvais pas rêver mieux, malgré l’immensité de la tâche » .
 
Après l’expérience mancelle (2008/2013), une seconde vague le ramène au bercail. De retour comme adjoint de Philippe Hinschberger, il se voit confier les rênes de l’équipe première en février 2014 et signe une première saison entière très encourageante. Tiens, les vacances sont déjà terminées. Retour au quotidien enthousiaste.