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Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Saint-Pierre-sur-Orthe

 
   
 
 

1624 - Baptême d’un enfant trouvé
dans le cimetière de Mauny

 
 
 
 

Signalé par Archives départementales (2010-09-10)

 
 

Registre : BMS 1582-1637 (vue 106/191)

 
 

Transcription complète (quelques mots douteux)

 
   
 
 
 

Le vingt deuxiesme jour d’apvril an que
dessus [1624] à la dilligence de Françoys Corbin
procureur scindic de cette parroisse, a esté par
moy curé soubsigné babtizé (sic) Turibe
(comme ?) il a esté cedit jour ordonné et donné (item ?)
apoinctement à la jurediction d’Orthe (item ?) messieurs
de la justice tenant leur siege attendu que
ce susditct enfant nommé Turibe par (Simeon ?)
Vallee et (Simeonne ?) Orry a esté trouvé
attaché et appendu à un arbre dans le
cymetiere de Mauny le jour de la feste
de monsieur saint Turibe et ne s’est trouvé
ne père ne mere qui soyent pour lors de son
babtesme (sic) advoué.

(Signature)
… Salmon

Mauny, f., cne de Saint-Pierre-sur-Orthe. Maulny, XVIe et XVIIe s. (Reg. par.). — Ce nom était donné autrefois à un canton excentrique en forme de presqu'île, à l'O. de la paroisse, dont les habitants avaient dans l'église un bas côté réservé, comme aussi un cimetière distinct. (Angot, "Dictionnaire de la Mayenne")

 
   
 
   

1657 - Assassinat du curé Richer

   
   
 
   

Signalé par Jean-Michel Perdereau (2005-07-08)

 
   

Référence : BMS 1638-1679 (vues 4 à 8/315)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
   
  Enquête sur l'assassinat du curé de Saint-Pierre-sur-Orthe
 
   
 
   

1657 - Assassinat du curé Richer

   
   
 
   

Signalé par Jean Faucheux (2006-04-16)

 
   

Référence : BMS 1638-1679 (175/315)

 
 

Transcription complète

 
   
 
 
 

Icy commancent les sepultures faictes
en l’eglise et cimetiere de cette paroisse depuis
la mort de venerable et discret Mre Michel
Richer pretre curé de ladite eglise.

Le corps dudit sieur curé decedé le 15me [mots cachés par un papier]
les deux heures apres midy a esté inhumé
devant l’autel principal de la dite eglise le
lundy 17 dudit moys en l’an 1657.

Le sieur curé fut assasiné devant la porte du presbitaire
par Urbain Le Pelletier sieur du Verger et ce d’un coup de fusil et ne vescut le
coup receu que cinq heures ledit sieur curé estoit lors revestu de surplis.

 
   
 
   

1674 - Réparation de la cloche
et reconstitution des registres de 1650 à 1657

   
   
 
   

Signalé par Pierre Goyet (2005-02-11)

 
   

Référence : BMS 1638-1679 (vues 90-92/315)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
 

Monseigneur l’illustrissime et reverendissime
evesque du Mans

Supplie humblement René Gaisne pretre curé de
Saint Pierre de la Cour doienné de Sillé de vous
remonstrer que un accident imprevu le plus
grosse cloche de la paroisse a esté cassée
et par la negligence de feu maistre Michel
Rocher vivant curé dudit la Cour et de feu Me
René riviere vivant son vicaire. Et les regestres
des baptesmes mariages et sepultures il ne s’est trouvé
aucun inscript depuis le dix huictiesme novembre
mil six cent cinquante et un jousqu’au quatorziesme
jour de septembre mil six cent cinquante et sept qu’est
arivée la mort tragique dudit deffunct sieur Richer
mais seulement quatorze feuillets blancs pour le regestre
des baptesmes et en les aultres a proportion qui ont esté
laissés par Me Perrault successeur dudit Richer pour y
inserer lesdits baptesmes mariages et sepultures quand en seront
trouvés des memoires bien verifiés conformement au certificat
dudit sieur Perrault inserée sur lesdits regestres desquels baptesmes
mariages et sepultures ont esté recouverts plusieurs memoires
escripts des mains desdits deffuncts sieurs Richer Riviere et
aultres habitués pour lors audit la Cour la verification
desquels memoires est necessaire ne pouvant autrement

(vue 91 gauche)

en deslivrer aucuns extraits et la queste ne peut estre
faicte que par votre autorité.

A ces fins monseigneur vous plaise commettre le
suppliant pour la benediction de ladite cloche quand elle
aura esté fondue comme aussi sur le raport des
antiens qui ont cogneu lesdits Richer et Riviere
et aultres pretres tous habitués et leurs escriptures
après la confrontation d’icelle avec les memoires le
commectre pour les verifier et ensuitte les inserer en les
regestres pour y avoir pareille foy et estre de
pareille force et vertu que s’ils y avoint esté inscrits
par lesdits deffuncts Richer, Riviere et aultres pretres.

(Signé)

Gaisne

Veu la resqueste cy dessus à nous presa[ntée]
nous avons commis et commettons par
ces presantes le sieur Gaisne curé de Saint Pier[re]
de la Cour doyenné de Sillé pour faire
la ceremonie de la benediction de la cloche
dont est question apres qu’elle aura été
fondue et sur le rapport des antiens qui
ont connu les sieurs richer et Riviere et au[tres]
pretres pour lors habitués dans ladite eglis[e]
et leurs escritures et apres la confrontation
d’icelle avec les memoires nous l’avons aussi

(vue 91 droite)

commis pour les verifier et ensuitte les inserer
en les registres des baptesmes et autres pour y
avoir pareille foy et estre de pareille force
et vertu que s’ils y avoient eté inserés par lesdits
deffuncts Richer, Riviere et autres prestres. Fait
au Mans dans notre palais episcopal le 3e jour
de mars 1674.

(Signé : )

Louis eveque du Mans JHS.

 
   
 
   

1693 - Demande de rétablissement
d’un acte de baptême non enregistré

   
   
 
   

Signalé par Patrick Casnedi (2012-04-16)

 
   

Référence : BMS 1638-1679 (vues 102-103/315)

 
 

Transcription par Valérie Duroy

 
   
 
 
 

A monseigneur l’illustrissime et reverendissime
evesque du Mans.

Supplie humblement Jean Bellin marchand tisseren
natif de Saint Pierre de la Cour demeurant au bourg de (Conlye ?)
disant que par la negligence de feu Me Michel Richer
pretre vivant curé de Saint Pierre de la Cour et Me René Riviere
son vicaire on n’a tenu aucun registre des baptesmes
qui ont estes faicts en la parroise dudit la Cour depuis
l’annee mil six cent cinquante un jusques à la fin de l’annee
mil six cent cinquante sept et que mesme les annees
precedentes il y a eu plusieurs obmissions ; que depuis
ce temps le venerable et discret Me René Gaisne presentement
curé et doyen rural a presenté sa requeste à votre grandeur
aux fins de pouvoir recouvrer des memoires desdits
baptesmes et a obtenu une ordonnance qui le commet
pour inserer les memoires qu’il aura peu recouvrer
et les inscrire dans l’antien registre de ladite parroisse
après neantmoings qu’ils auront estés veriffiés et recogneus
estre de l’ecriture desdits sieurs curé, vicaire et autres
pretres lors habittués en ladite parroisse ; ce que ledit sieur Gaisne
a executté de son mieux, en a dressé son procès verbal qui
a esté par luy clos et arresté en presence des plus notables
habitans de ladite parroisse, nonobstant quoy plusieurs
se trouvent avoir encore estre obmis et ne sont inscrits
sur ledit registre, entr'autre le suppliant, ce qui luy fait un
prejudice notable, ne pouvant faire cognoistre son aage
qui est de plus de quarante ans et le met en danger
d’estre obligé de se submettre à tirer au billet avec les
jeunes gens qui doivent aller a la milice.

A ces fins plaise à vostre grandeur permettre au suppliant
d' informer du temps de sa naissance et de son baptesme en la
parroise dudict la Cour pardevant tel pretre ou aultre qu’il
vous plera commestre et ladicte information faicte ordonner
qu’elle sera inseree sur le livre des baptesmes dudict la Cour
par le sieur curé dudict lieu et qu’il luy sera enjoint d’en deslivrer
au suppliant un acte en forme ou certificat pour luy servir ce que
de raison. Vous l'obligerez à prier Dieu pour votre prosperité et santé.

(Signature)
J Beillin

Veu la presente requeste luy faisant droit nous avons
commis le sieur doyen rural curé de Saint Pierre de la Cour
pour informer de la verite d'icelle requete, et en delivrer
… au suppliant pour luy servir et

(vue 103 page de gauche)

valloir ce que de raison.

Donné au Mans en nostre
pallais episcopal le douziesme mars
mil six cens quatre vingt treze.

(Signature)
Louis evesque du Mans.

 
   
 
 

1707 - « Dysenterie »

 
 
 
 

Signalé par Marie-Hélène Bénazet (2005-04-09)

 
 

Registre : BMS 1700-1719 (vue 93)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
  Tous ceux qui sont decedez en cette année [1707]
où il y a une croy à leur enregistrement sont
morts de la dissenterie.
130 mors.
 

Remarque de Marie-Hélène Bénazet :

Il y a en effet des croix en face des actes concernés. J'ai fait un décompte rapide (mais j'ai pu me tromper un peu) :
L'année précédente, il y avait eu 50 morts dans la commune pour toute l'année. En 1707, en 2 mois seulement (septembre et octobre environ), il y en a eu 75. Les actes étaient inscrits à la chaîne, avec parfois des oublis dans les actes dus au surcroît de travail certainement.

La même maladie a sévi au même moment à Saint-Germain-de-Coulamer. Le curé n'a rien inscrit, mais en parcourant le registre on voit bien le nombre de morts...des familles entières décimées...

 
   
 
 

1746-1747 - Maladie des bovins

 
 
 
 

Signalé par Jean Faucheux (2006-10-20)

 
 

Registre : BMS. 1741-1760 (vue 95/350)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
  En l'année 1746 et 1747 intervint une maladie
sur les bestiaux à corne qui fit un des plus grands ravages
sur tous les cantons qu'arose la riviere de Vêgre. Cette
maladie etoit un cours de ventre jusques au sang à laquelle
on ne put trouver de remede : sur douze bestes malades
il en perissoit dix. Les bestiaux malades duroient les
uns trois jours jusques à huit.

Pour favoriser le commerce, il falloit des certificats des
Mrs curés comme les bestes n'etoient point attaquées de ce
mal, lequel certificat etoit envoié de l'intendant.

(Signature : )
Hervé curé
 
   
 
 

1758 – Construction du grenier de la fuie ; prix des grains

 
 
 
 

Signalé par Joël Desnoe (2007-02-08)

 
 

Registre : BMS 1741-1760 (vue 309/351)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
 
 

1758

En la presente année j’ay fait le grenier de la fuye
celui d'en bas.

(Signature)
Hervé

Le bled s'est vendu depuis 3 l.t. jusques à 3 l.t. 14 sols et le
carabin depuis 27 sols jusques à 40 sols, la lainne 1 l.t. 7 sols.

 
   
 
 

1759 – Construction d’une douve

 
 
 
 

Signalé par Joël Desnoe (2007-02-08)

 
 

Registre : BMS 1741-1760 (vue 328/351)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
 
 

Le quatre decembre de la presente année j’ay curé fait commencer
la douve et elle a fini le quinze mars ensuivant, l’eau vient du
puit, il y a un canal de bois derriere la boulangerie qui se rend à un
petit doüoet (sic) à l'autre bout de la boulangerie et du doüoet un canal de bois
qui se rend au puit, et l’on a passé par dessous la charmille, l'on avait fait
ouverture à quatre pied du puit, et pour vuider la douve l'on a fait une
bonde qui se decharge en droitte ligne dans le fossé du pré de la cure
et le chemin pour y conduire les bestiaux ainsi que la petite
charmille que j’ay plantés qui en fait les deux hais lequel chemin
j’ay pris dans le jardin.

(Signature)
Hervé

 
   
 
 

1760 - Travaux divers

 
 
 
 

Signalé par Joël Desnoe (2007-02-08)

 
 

Registre : BMS 1741-1760 (vue 51/351)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
 
 

Au mois de mars de la presente année j’ay commencé à
faire couvrir la grange en ardoise - 3 000 d'ardoise.
Et au mois de may ensuivant fait faire le reposoir du bas
du bourg, et en mesme tems fait baisser la butte des
Croisettes.

(Signature)
Hervé

 
   
 
   

1763 - Travaux - Soins vétérinaires - Prix du blé

   
   
 
   

Signalé le 7 octobre 2003 par Bernard et Danièle Portier.

 
   

Référence : BMS 1761-1779 ( vues 52 et 53).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

J’ay continué la grange et j’ay fini le costé de la cour et la
croupe (?) et employé huit milliers d’ardoise.

Maladie sur les bestiaux à corne

Caractere de la maladie

Il se trouvoit dessus ou dessous la langue de l'animal
une pustule, ou un trou, ou une fente

Remede

S’il se trouvoit une pustule on la couppoit avec des cisseaus.
Ensuitte l'on frottoit jusques au sang avec une piece d’argent [barré : poreau]
[barré : de lait] la langue de l'animal [barré : avec la composition]. Ensuitte l’on
se servoit d’une composition de sel, poivre, clou de girofle
infusé dans de fort vinaigre de vin et on prennoit une
gouse (sic) d'ail ou un poreau avec quoy l’on en gargarisoit la langue

(verso)

de l'animal dessus et dessous

Sil se trouvoit trou ou fente à la langue on la
frottoit avec une pierre de vitriol bleu, ensuitte
on bruloit l'endroit ulceré, ce qu'il falloit faire matin
et soir jusques à parfaitte guerison, sans quoy il
n'en restoit pas un.

Nota. Bien laver la pierre chaque fois qu'on
s’en servoit, et mettre au feu la pièce d'argent dont
on s' étoit servi.

Le bled depuis 2 l.t. 10 jusques à 3 l.t. le carabin depuis 1 l.t. à 1 l.t. 7 d.

 
 
   
 
 

En cette année maistre Jean Hubert curé a fait
batir la grange.

 
   
 
   

1762 - Construction de la grange, aménagement du presbytère ;
sécheresse, récoltes et prix

   
   
 
   

Signalé le 11 janvier 2004 par Ludovic Hirbec.

 
   

Référence : BMS 1761-1779 (vue 35).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

J’ay continué la grange, cinq milliers d’ardoise, et fait refaire
les deux cheminées de la salle et du salon et fait faire les
deux croissées de la salle et paver ladite salle.

En cette année il fit une secheresse extreme depuis Pas-
ques jusques au 15 aoust. Cependant il fit du bled année
commune, et depuis le 15 aoust jusques à la Toussaint il fit
un tems tendre, en sorte qu’il y eut abbondance de carabin.
Au 15 aoust il n’y avoit pas le quart des carabins
levé.

Le bled a 3 l.t jusqu’à 4 l.t. Le carabin depuis 1 l.t. 4 jusqu’à 2 l.t. 5 sols.
La lainne 1 l.t. 1 blanche.

 
   
 
   

1764-1767 - Travaux ; prix

   
   
 
   

Signalé le 11 janvier 2004 par Ludovic Hirbec.

 
   

Référence : BMS 1761-1779.

 
 

Transcription complète (les passages manquants ou douteux sont en rouge)

 
   
 
 

1764 (vue 69)

 
  En 1764 Mr Hervé curé
qui a tout fait relever le pavillon et lavandrie, et a fait
faire les deux greniers de la fuye les deux d’on haut, et fait
la croissée du jardin dans le pavillon, et le mur d’entre le
portail et le pavillon.

Le bled se vendoit depuis quarante jusque à cinquante sols et
l’orge depuis vingt six à trente, le carabin depuis ving à 24 sols,
la lainne vingt un sols.

 
     
 

1765 (vue 87)

 
 

En cette année j’ay fait faire les planches [le planchet ?] de la petite chambre
de la grange et celuy de la chambre du pavillon.

Le bled à 50 sols et trois livres, le carabin depuis 20 sols jusques à 30 sols.

 
     
 

1766 (vue 105)

 
  En cette année j’ay recommencé le costé de la grange
du costé du jardin et employé dix milliers d’ardoises
et au mois d’aoust ay fait faire le petit cabinet à
costé de la salle.

(signé : )
Hervé curé

Le puit d’auprès de la Marsolière dans les jardins
a été fait cette année. L’année très seiche et un
fort hiver.
Année abondante. Le bled depuis 2 l.t. 10 s. jusques à [. . . ]

J’ay aussi fait faire le cabinet entre le
presbytère et la fuye. [phrase cancellée]

 
     
 

1767 (vue 125)

 
  En cette année j’ay fini la couverture de la
grange, et en total il peut y avoir quarante cinq
milliers d’ardoise.

Au mois de feuvrier j’ay fait faire le puit dans le
jardin, ensuitte le public fit faire la fontainne.
Les eaus devinrent si rares que l’on faisoit venir
de l’eau de la rivière.

Peu de bled, mais grande année de carabin ;
le bled 3 l.t. et le carabin 1 l.t. 10.

Point de fruit generallement par toutte la France.
Le cidre valloit cent livres la pippe et peu de vin
et de peu de qualité. Le vin vieux deux cent quarante
livres et le nouveau cent soixante.
Le boisseau de pomme à cidre quarante sols.
Il y eut quantité de maladie par les cantons comme
Mamers, Frenay, Sillé et autres.
Tout le bestial d’une charté extraordinaire.
Le mouton gras depuis vingt cinq livres jusques à
trente trois.
La lainne depuis vingt sept sols jusques à trente deux sols.

 
   
 
   

1769 – Récoltes, prix ; aménagements ; foires

   
   
 
   

Signalé le 11 janvier 2004 par Ludovic Hirbec.

 
   

Référence : BMS 1761-1779 (vue 165)

 
 

Transcription complète (les passages manquants ou douteux sont en rouge)

 
   
 
 

Remarques.

L’année soixante huit ayant été aussi mouillée,
l’on ne put semer, ce qui a causé disette de bled pour cette
année, à Pasque le bled à cinq livres dix, et à la récolte il
valloit sept et huit livres. Les carabins ne vallurent rien
et en très petite quantité, s’il n’étoit pas venu des bleds étrangers
le bled n’auroit point eu de prix, il n’avoit pas trois cent
boisseaus de bled à vendre dans la parroisse, tous les fermiers
n’avoient pas de quoy passer l’année, et cette disette étoit presque
généralle en tout le royaume, suffisamment de fruit [. . . ]
[dans l’interligne : ce qui a causé grande charté pour l’année suivante]
bonne demie année de vin, et cependant le prix étoit de
cent cinquante jusques à cent soixante dix à quatre vingt
livres la pippe, le vin de Vernie (*) cent livres.

J’ay fait faire les deux chambres d’à coté de l’ecurie et l’ay
fait changer, la mangoire etoit au mur du jardin.

J’ay aussi fait faire le lavoir sur la douve, ainsi que le
petit reservoir.

J’ay aussi planté la rangée d’arbres en le haut de la Guéranne qui est
ès (?) champs d’en bas qui cotoie le chemin.

Les foires franches de huit jours, de la Pentecôte et de la Toussaint
ont commencé cette année, elles ne duroient qu’un jour.

(*) Vernie (Sarthe).

 
   
 
   

1770 - Assassinat de la veuve Le Sourd

   
   
 
   

Signalé par Julien Tancray (2011-03-17)

 
   

Référence : BMS 1761-1779 (vue 171/351)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
 

Le corps d’Anne Le Sourd, veuve Pierre Leprince,
agée de soixante et dix ans ou environ, trouvé assas-
siné hier matin en sa maison au lieu de la Ragonnerie
en cette paroisse, a eté inhumé sur les trois heures après
midy le treize mars mil sept cent soixante dix dans le
grand cimetiere proche la Croix Boissée par nous vicaire
soussigné, en presence de René Poisson son gendre
demeurant à Sillé, de Julien Chaingnon, hoste en ce bourg,
et de Michel Launay marchand et de René Besnard
tisseran, qui ont signé avec nous.

(Signatures)

René Poisson
M. Launay
Julien Chaignon
R. Benard
S. Anjubault

 
   
 
   

1771-1791 - Liste des curés de Saint-Pierre-la-Cour

   
   
 
   

Signalé le 11 janvier 2004 par Ludovic Hirbec.

 
   

Référence : BMS 1761-1779 (vue 184)

 
 

Transcription complète (les passages manquants ou douteux sont en rouge)

 
   
 
 

Catalogue des curés de Saint
Pierre de la Cour connus d’après
les registres de ladite paroisse :

Me Pierre Salmon curé vers l’an 1583
mourut en 1628
Me Hugues Martin curé en 1628 mourut le 23
septembre 1638
Me Michel Richer curé en 1638 fut tué par
le sieur Urbain Lepeltier sieur du Verger
le 14 septembre 1657
Me Perrault curé en 1657 ne résida point en la
ditte cure
Me Jâque Delaur succéda à Me Perrault et ne
resida point
Me Guillaume Delaur curé en 1660 résida
Jaque de la Claye ne résida point
Me René de Gaisne curé en 1667 mourut en 1696
Me Jean Aubert curé en 1695 finit en 1745
Me Nicolas de Ghaisne de Classé curé en 1745
mourut en l’année 1752
Me Louis Hervé curé en 1752 mourut en l’année 179[. . . ]
Me Louis Brière curé en 1789 finit en l’année 1791
Me Pierre Achilles Bernard Goupil curé
constitutionnel en l’année 1791

 
   
 
   

1771 (vue 184)
Prix ; suppression du Parlement de Paris

   
   
 
   

Signalé le 11 janvier 2004 par Ludovic Hirbec.

 
   

Référence : BMS 1761-1779 (vue 184)

 
 

Transcription complète (les passages manquants ou douteux sont en rouge)

 
   
 
  En cette année grande charté de bled, le
prix en fut jusques à quatorze livres le froment,
et douze livres le seigle, neuf livres, l’orge 6 l.t. le
carabin. Il n’y avoit pas eu de bled dans la France pour
aller jusques à Pasques, la recolte de 1769 n’a pas été abondante ce qui
a fait tenir un haud prix au bled, le froment sept livres
le seigle 6 l.t. le carabin 4 l.t. 14 s. l’orge cinq livres, point de vin
et encore d’une très mauvaise qualité et peu de fruit (?). En janvier 1771
de la présente année, le parlement de Paris a été supprimé et Mrs
les conseilliers exilés, un à Sillé, un à Conlie, un à Bernay, ils furent
renvoié chez eux au mois de may ensuivant
 
     
 
1772 (vue 218)
 
  La recolte n’a pas été abondante en bled et orges, mais
forte en carabin. Les bleds ont tenu leur prix, cent sols
jusques à six livres le seigle, quatre livres jusques à cent sols
l’orge, depuis cinquante sols jusques à trois livres le carabin.
Il auroit été grande abondance de vin sans les grands orages
qui avoient ravagé Savigné, Yvré et Le Château du Loire et
beaucoup de parroisses dans la Tourainne et Blois. Ainsi le vin
n’étoit pas à bon marché, depuis soixante et douze livres jusques à
cent livres le poinson, il n’étoit ny poires ny pommes en Normandie
ainsi que presque en tout le Mainne, les pommes à cidre quarante
à cinquante sols le boisseau, le bestial fort cher.
 
     
 

1773 (vue 239)

 
  En ceste année le bled fort cher ainsi que le vin.  
     
 
1774 (vue 253)
(Orage de grêle ; travaux ; prix ; route de Sillé au Mans)

 
 

En cette année, le quatre aoust, sur les quatre heures
du soir, survint un orage de gresle qui brisa tous les batiments
sur lesquels il passa. Les plus petits grains de gresle etoient comme
des œufs de poules ; il ne resta pas une ardoise sur les batiments, tout
étoit à decouvert, sur toute la vallée il ne resta pas un grain de bled
de toute espèce, les haies et arbres etoient tous brisés, l’on n’avoit jamais
entendu parler d’une pareille desolation. Cet orage porta environ quinze
lieues de long sur une de large depuis Evron et au-delà jusques à Alençon
et au-delà, mais le grand fort de l’orage ne se fit sentir que sur Vimarcé,
Saint Pierre de la Cour, Mont Saint Jean, Douillet, le bourg de Conné sur Ervre
bien endommagé, tous mes bâtiments furent remis à neuf, il y avoit peu
d’années que j’avois fait couvrir la grange en ardoise qui l’étoit avant
en bardeau, et comme l’ardoise manquoit j’eu recours à la tuille, ainsi que
pour la Marsolliere, suivant la montrée qui fut faitte, il me falloit soixante
et douze milliers d’ardoise, sans y comprendre la Marsolliere, et les
reparations que j’avois toutes faittes à neuf, et fait recevoir.

Le bled seigle 5 l.t. 10 sols
L’orge 4 10
Carabin 3 10
L’avoinne 2
Le vin 150
Les pommes vingt deux à 24 sols le boisseau.

La grande route de Sillé au Mans fut ouverte.

 
       
 
1775 (vue 271)
 
  En cette année, bonne année de tout, c’est à dire
passablement de bled, orge, sarazin et avoinnes, mais de
vie d’homme il n’avoit été autant de fruit ainsi que de glan
plus de demie année de vin. Les cochons et moutons ne furent
presque engraissés que de glan, le bestial tomba beaucoup de prix
mais les fermes étoient montées en dernière période, une
ferme de trente pistoles il y a vingt ans étoit portée à neuf cent
livres.
 
     
 
1776 (vue 281)
Bénédiction du cimetière
 
  Benediction du cimetière
de Maulny

L’an mil sept cent soixante seize, le sixième jour
d’aoust en consequence de la permission et ordonnance de
monseigneur l’illustrissime et reverendissime evesque du Mans
signée Folloppe vicaire general le sixieme jour du mois de
mars de la mesme année au pied d’une requeste presentée à sa
grandeur par maistre Louis Hervé curé de Saint Pierre de la Cour
à ce qu’il luy fut permis faire demolir et reconstruire le mur (*) et

en marge :
(*) du cimetiere
de Maulny

et le faire rentrer de quinze pieds, et clore pour l’agmenter (sic) de [l’au]tre
coté la partie d’un terrain inutile pour servir à l’avenir à l’inhuma-
tion des corps des fidelles habitans de laditte parroisse après la benediction
qui en sera faitte, nous curé de Saint Germain de Coulamer doyen rural
de Sillé assisté dudit Me Louis Hervé curé de cette ditte parroisse, de
maîtres Guillaume Thebault, Joseph Trouillard vicaires, René Gaudemer
prestre ancien vicaire, de maistre Chenais curé de Rouessé, Abbot son
vicaire, Me Trouillard curé de Saint Georges, Me Huet chanoinne de l’eglise
du Mans, Me Anjubault curé du Grez et plusieurs autres ecclesiastiques
des parroisses voisines, avons fait la ceremonie de la benediction dudit
cimetière et l’inhumation des ossements et cendres des corps qu’on avoit
été obligé d’exhumer pour parvenir à la reduction d’un coté dudit
cimetière en presence et du consentement des habitans, le tout selon
l’ordre de l’eglise et avec toutes les ceremonies prescrittes et avons signés.

(Signatures)

 
     
 
1777 (vue 289)
Grand froid ; réunion du cimetière à l’église
 
  Hyver qui fut pour le moins aussi grand qu’en 1709.
Le froid commença le dix janvier et continua jusques à la Saint
Julien où il fit froid comme personne n’avoit vu, et des
personnes de 90 ans disoient qu’il n’avoit pas fait plus froid en 1709.
Il gêloit dans toutes les caves, il fut perdu quantité de cidre.

Et au printemps ensuivant avons agrandis le chemin de la fontainne
au chemin de Mayenne et avons reunis le petit cimetière de Maulny
à l’eglise en ce qu’il y avoit un chemin entre deux qui étoit une place
car il faut remarquer qu’à peinne une charette pouvoit passer par
ledit chemin, et il faut sçavoir qu’il y avoit une place entre l’eglise
et le cimetière de Maulny, de quarante pieds de large, qui servoit de chemin, et ayant
pris quinze pieds de terre dans le cimetiere pour agrandir le
chemin qui étoit au bout, les mesmes terres ont été rapportées en cette place qui
aujourd’huy ne fait qu’un avec le cimetière, il y avoit six marches
pour monter à l’eglise et autant pour monter en le cimetière de
Maulny.

 
   
 
   

1778-1791 - Saisons, prix, travaux

   
   
 
   

Signalé le 11 janvier 2004 par Ludovic Hirbec.

 
   

Référence : BMS 1761-1779 et BMS 1780-1792

 
 

Transcription complète (les passages manquants ou douteux sont en rouge)

 
   
 
 
1778 (vue 332)
 
 

Remarques.

L’hyver a été temperé, le printems aussi passable, des gelées
en tous les mois, et au mois d’aoust le dernier jour presque tous
les carabins gelerent ce qui fit un tord considerable, il n’en fut pas
moitié. L’été fut très sec, il fut presque quatre mois sans pluvoir
ce qui fit grand tord aux orges et avoinnes et ne fut point de fruits
en Normandie et en beaucoup d’endroit dans le Mainne. Les pommes
vingt sols le boisseau, demie année de vin, mais cent quatre vingt
(à) deux cent livres le pippe, le cidre soixante et quinze livres la pippe
Des maladies regnerent en les parroisses de Conné, Izé, Saint Georges,
Assez, Voutré. Mrs vicaire de Saint Georges curé d’Assé et de Voutré
en moururent.

Le Gué Morin qui depuis plus de vingt ans n’étoit passagé, ny
à cheval encore moins les charettes fut rempli et rendu praticable.
Il étoit abondance de glan mais qui furent presque tous gelés.
Tout le commerce alloit bien.

(Signé :)
Hervé curé

Changement d’evesque

Monsieur de Grimaldy notre evesque fut evesque de Noyon
et il fut remplacé par monsieur de Gonssan.

La carie du puit fut faitte et la petite envie au pignon
de la grange.

 
     
 
1779 (vue 350)
 
  Cette année nous a donné abondance de bled de touttes
espèces. Le bled 3 l.t. 5 sols, le carabin 1 l.t. 16 s., l’orge 2 l.t. 5 s.,
aussi abondance de vin partout les cantons vignobles
depuis 60 l.t. à 72 l.t. la pipe en Enjou et de très bonne qualité, quantité de poires en
Normandie ; point de pomme, dans le Mainne par cantons.
Grande guerre sur mer avec les Anglois. Beaucoup de
maladies par cantons.
L’hyver fut sec sans grand froid et toute l’année
monseigneur l’evesque Degonsan fit la visitte et donna la
confirmation le deux octobre, arriva le vendredy au soir
et reparti le dimanche au soir.

La grande routte fut tracée de Sillé a Mayenne.

 
     
 
1780 (vue 15)
 
  Cette année a été passablement bonne en bled mais point
de carabin a peinne en fut-il le quart, trop grande secheresse, il
fut demie année de vin, de médiocre qualité, peu de fruit.
 
     
 
1781 (vue 32)
 
  En cette année assez de bled mais point de carabin.
Grande abondance de vin et cidre et de bonne qualité.
 
     
 
1782 (vue 51)
 
  En cette année il a été bonne recolte de bled mais de mauvaise
qualité à cause des pluyes continuelles, plus de deme année de vin
mais de très mauvaise qualité et très peu de carabin. Le bled cher.

J’ay planté le pied de vigne à côté de ma porte.

 
     
 
1783 (vue 62)
 
  En cette année les bleds de bonne qualité un peu plus de demie recolte,
de mesme le carabin, de mesme en vin et de bonne qualité, abondance de
pommes presque partout, point d’hyver.
 
     
 
1784 (vue 78)
 
  En cette année un très rude hyver, grande neige
un pied de haut et qui durèrent sur la terre deux mois. Il ne
resta que très peu de gibier, l’on prenoit les lièvres à la course.
L’été très sec, peu de bled, point d’orge ny d’avoinne, un tiers de
vin et de bonne qualité, beaucoup de fruits. Le bled cher toute l’année.

Les planches de la Boissière, de la Pescherie et du Verger furent
placées, et les levées refaittes ainsi que celle du Ponceau.

J’ay fait planter la rangée d’arbres dans le petit tertre
d’en haut, et les trois rangées dans celuy d’en bas.

 
     
 
1785 (vue 101)
 
  En cette année la plus grande secheresse qu’homme ait
jamais vu, demi bled, point d’orge ny d’avoinne ny fruits, très grande
abondance de vin, le moins deux busses au quartier jusques à quatre
busses, point de chanvre ; jusque à douze sols la livre, point de paille ny
foin, qui se vendoit tout prix, deux cent quarante livres jusques à trois cent
livres la chartée. En certains païs, en celuy-cy les premiers furent jusques à 240 l.t.
ensuitte il redevint depuis 150 l.t. jusques à 200 l.t. la chartée, tout l’été jusques
au Carnaval ensuivant, touts fermiers et bordagers vendoient la moitié des
leurs bestiaux aux bouchers ou les faisoient tuer chez eux, à quinze et
dix huit deniers la livre, le bled jusques à 7 l.t. 6 sols, l’avoinne jusques à
4 l.t. dix sols, les pommes jusques à quarante sols le boisseau.

En cette année l’eglise fut toute repavée ainsi que le cœur, l’on fit la table
de communion en fer et fait revitrer les trois croissées de sur le
cimetière.

 
     
 
1786 (vue 125)
 
  En cette année

L’été très sec, cependant du bled passablement,
peu de carabin, point de fruits, assez de foin, l’autonne
seche, point de regain, plus de demie année de vin.
Les chanvres de bonne qualité.

La grosse cloche fut refondue.

J’ay fait mettre en ardoise le derrière de la boulangerie
qui étoit en bardeau.

Messire François Le Comte, après quatorze ans de cures
de Saint Martin de Connée, est décédé le trente décembre jour
de sa naissance. Très regretté de ses amis, doué des belles
qualité de l’homme, bon poete, bon orateur, bon prédicateur,
bon pasteur, père des pauvres et vien de cher pour ses
amis.

 
     
 
1787 (vue 152)
 
  En cette année bonne récolte en bled et grande preparation
de vin, mais qui n’eut pas bon succez à cause des pluyes continuelles
pendans l’autonne qui perdirent le vin et les carabins, et retardé
la semaison des bleds, le vin de mauvaise qualité, le vieux
cent livres le poinson jusques à 120 l.t. Point du tout de fruits.
Le bestial extremement cher, surtout les genisses et vaches.
La viande huit sols la livre.
 
     
 
1791 (vue 253)
 
  (à transcrire)  
   
 
   

1786 - Baptême de la grosse cloche

   
   
 
   

Signalé par Julien Tancray (2011-03-22)

 
   

Référence : BMS 1780-1792 (vue 123/279)

 
 

Transcription complète

 
   
 
 

Bénédiction
de la grosse
cloche
de cette
paroisse

Le lundy trente octobre 1786 a eté faite
la benediction solennelle de la grosse cloche
de cette eglise par nous pretre de l’oratoire
curé de Connée par la permission et en presence
de maître Louis Hervé prêtre curé de cette
paroisse. Et le nom de Marie a eté imposé à
laditte cloche par le sieur Louis Frogé
Maulny et demoiselle Marie Filoche, tous les messieurs
pretres tant de Connée, de Vimarcé et de cette
paroisse avec nous soussignés.

(Signatures)

Briere pretre
de Flechac curé de Vimarcé
J. Blanche pretre
Helloüin
curé de Vimarcé
Helloüin
vicaire de Connée
Chauveau pretre
de Souvré curé de
Connée

 
   
 
   

1792 - Bénédiction du grand autel

   
   
 
   

Signalé le 11 janvier 2004 par Ludovic Hirbec.

 
   

Référence : BMS 1780-1792 (vue 259)

 
 

Transcription complète.

 
 
Béné-
diction du
grand
autel
de cette
église

L’an mil sept cent quatre vingt douze le
premier jour d’avril dimanche des Rameaux
a été par nous curé de cette paroisse béni
le grand autel de cette eglise en presence
de tout le peuple, sur lequel nous y avons
célébré la première grande messe paroissialle
assistés des sieurs René Rommé, Augustin Rommé,
René Besnard père et René Besnard fils nos sacristes
qui ont signés avec nous. Le bas-côté de cette
église ainsi que le grand autel ont été construits
à neuf en cette année. L’église a été augmentée
du tiers et est devenue par les réparations qui
y ont été faites une des plus belles églises du pays.
L’ancien grand autel avoit été construit en 1545
il étoit de structure gothique et placé au fond
du cœur.

(Signatures)

 
     
   
 
   

1792 - Bénédiction du grand autel

   
   
 
   

Signalé le 11 février 2004 par Pierre Goyet.

 
   

Référence : BMS 1780-1792 (vue 259)

 
 

Transcription .

 
   
 
  Monseigneur l’illustrissime et reverendissime
evesque du Mans

Supplie humblement René Gaisne pretre curé de
Saint Pierre de la Cour doienné de Sillé de vous
remonstrer que un accident imprevu le plus
grosse cloche de la paroisse a esté cassée
et par la negligence de feu maistre Michel
Rocher vivant curé dudit la Cour et de feu Me
René riviere vivant son vicaire. Et les regestres
des baptesmes mariages et sepultures il ne s’est trouvé
aucun inscript depuis le dix huictiesme novembre
mil six cent cinquante et un jousqu’au quatorziesme
jour de septembre mil six cent cinquante et sept qu’est
arivée la mort tragique dudit deffunct sieur Richer
mais seulement quatorze feuillets blancs pour le regestre
des baptesmes et en les aultres a proportion qui ont esté
laissés par Me Perrault successeur dudit Richer pour y
inserer lesdits baptesmes mariages et sepultures quand en seront
trouvés des memoires bien verifiés conformement au certificat
dudit sieur Perrault inserée sur lesdits regestres desquels baptesmes
mariages et sepultures ont esté recouverts plusieurs memoires
escripts des mains desdits deffuncts sieurs Richer Riviere et
aultres habitués pour lors audit la Cour la verification
desquels memoires est necessaire ne pouvant autrement

(vue 91 gauche)

en deslivrer aucuns extraits et la queste ne peut estre
faicte que par votre autorité.

A ces fins monseigneur vous plaise commettre le
suppliant pour la benediction de ladite cloche quand elle
aura esté fondue comme aussi sur le raport des
antiens qui ont cogneu lesdits Richer et Riviere
et aultres pretres tous habitués et leurs escriptures
après la confrontation d’icelle avec les memoires le
commectre pour les verifier et ensuitte les inserer en les
regestres pour y avoir pareille foy et estre de
pareille force et vertu que s’ils y avoint esté inscrits
par lesdits deffuncts Richer, Riviere et aultres pretres.

(Signé :)

Gaisne

Veu la resqueste cy dessus à nous presa[ntée]
nous avons commis et commettons par
ces presantes le sieur Gaisne curé de Saint Pier[re]
de la Cour doyenné de Sillé pour faire
la ceremonie de la benediction de la cloche
dont est question apres qu’elle aura été
fondue et sur le rapport des antiens qui
ont connu les sieurs richer et Riviere et au[tres]
pretres pour lors habitués dans ladite eglis[e]
et leurs escritures et apres la confrontation
d’icelle avec les memoires nous l’avons aussi

(vue 91 droite)

commis pour les verifier et ensuitte les inserer
en les registres des baptesmes et autres pour y
avoir pareille foy et estre de pareille force
et vertu que s’ils y avoient eté inserés par lesdits
deffuncts Richer, Riviere et autres prestres. Fait
au Mans dans notre palais episcopal le 3e jour
de mars 1674.

(Signé : )

Louis eveque du Mans JHS.

 
 
 
 

an IV - Mort violente dans une ruelle

 
 
 
 

Signalé par Marie-Hélène Bénazet (2009-06-24)

 
 

Registre : NMD 1793-an IV (vue 225-226/241)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
 

(vue 225)

Aujourd’huy sixieme jour du mois de vendemiaire
l’an quatrieme de la Republique française une et
indivisible, à cinq heures du soir, par devant moy
Augustin Royer officier municipal de la commune
de Saint Pierre la Cour, departement de la Mayenne,
elu pour recevoir les actes destinés à constater les
naissances, mariages et le deces des citoyens, sont
comparus en la maison commune Pierre Levrard
agé de quarante huit ans cultivateur domicilié en
cette commune, et Françoise Foucaux fille
domestique en cette commune agée de vingt
trois ans, lesquels Pierre Levrard et Françoise
Foucaux m’ont declaré que René Hulot

(vue 226)

veuf de deffunte Marie Coinon décédée en la
commune de Vimarcé est mort d'une mort
violante suivant la declaration dudit Pierre
Levrard cultivateur domicilié au Pavillon en cette
commune, ches lequel ledit René Hulot était
domestique avec ladite Françoise Foucaux, et est mort
la nuit entre le cinq et le six du present mois [vendémiaire an IV]
en la ruelle de la butte de Lauginniere en cette
commune. Je me suis assuré du décès dudit René
Hulot et j’en ay dressé le present acte que Pierre
Levrard et Françoise Foucaux temoins ont declaré
ne sçavoir signer. En interligne : ladite et aprouvé.
Fait en la maison commune de Saint Pierre
la Cour les jour, mois et an cy dessus.

(Signé : )
A. Royer
officier public

 
   
 
 

1808-1811 – Remarques sur les événements climatiques,
le prix des grains et du vin, etc.

 
 
 
 

Signalé par Jean Faucheux (2007-09-18)

 
 

Registres : NMD 1805-1810 (vues 219, 263, 321/321) et NMD 1811-1815 (vue 57/311)

 
 

Transcription par Jean Faucheux

 
   
 
 
 

(vue 219)

A la fin des actes de l’année 1808 :

Pour remarque pour cette année : le premier juillet toute
la foncée (?) de la paroisse a eté grelée. La grele etoit de
la grosseur d’une grosse noix. Tout fut écrasé,
grains de toutes especes, fruits, chanvre, beaucoup
de foin entraîné par la confusion d’eau.

Cependant le grain ne fut pas cher ; au mois de janvier
1809 le froment valloit cinq livres dix sous le boisseau,
le segle quatre livres dix sous le boisseau, l’orge
trois livres, le sarasin deux livres cinq sous le
boisseau, l’avoine deux livres huit sous le boisseau.

On a trouvé le 22 septembre 1808 le nommé Bellanger de
Sillé le Guilleaume mort sur le chemin de Sillé
à Saint Pierre la Cour.

(vue 263)

A la fin des actes de l’année 1809 :

Pour remarque pour cette année :
le blé ne valet que quatre francs le
boisseau, l’orge que trois livres et le sarasin que
deux livre, l’avoinne que trante sols ; il fut un grand
abondance de grain mais la fin de l’été fut
mouillé, on eu bien de la peine avoir les grains.
Il ne fut point de fruit du tout et bien peut de
vin ; le vin d’Anjou (coutet ?) cent francs la buce.

(vue 321)

A la fin des actes de l’année 1810 :

Pour remarque pour l’année 1810 :

Cette année il fut une abondance de segle, sependant
il fut très cher : il vallait au mois de janvier 1811 six francs
et dix sols, le froment huit francs, l’orge quatre francs, le sarasin
trois francs ; il fut une demie année de fruits, les pomme
valey deux francs, les poire une livre dix sols.
Le vin fut très cher, il se vendé cent francs la buce.

Le froit fut très vif au commencement du mois de janvier 1811.

Le presbitaire fut soumis par Merlotton en l’an cinq et
lui fut adjugé pour la somme de trois mil huit cent
francs en mandat. Cest mandat ne valey que dix
francs le cent mais monsieur Merloton l’avet soumis
pour monsieur Maunay, alors se dernier a été obligé
de payer un … en numeraire.

 (vue 57)

A la fin des actes de l’année 1811 :

Cette année a été très mauvaise en blé
et froment, elle fut abondante en sarasin.
Cependant les grain fut très cher toute
l’année, le blé a valu jusqu’à 9 francs,
le froment onze francs, le sarasin 3 francs,
l’orge 7 francs. A paine on trouvé l’or pour
de l’argent. Une grande abondance de
vin 30 francs la buce ; une demie
année de pomme, on les vendi depuis 23
jusque à trente sols le boisseau.

 
   
 
 
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