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Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Saint-Martin-de-Connée

   
 
   

1710 - Sépulture d'un homme
tué d'un « coup de tonnerre constaminé »

   
   
 
   

Signalé par Marc Bonnans (30 octobre 2003)

 
   

Référence : BMS. 1700-1730 (vue 121)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Sépulture

Le dernier may, le corps d’Urbain Guibert, tué
d’un coup de tonnerre constaminé, a été inhumé
dans le grand cimetiere.
 
   
 
   

1754 - Mauvaise tenue des registres

   
   
 
   

Signalé par : AD53

 
   

Référence : 1731-1760 ( vue 352).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Le curé de Saint-Martin-de-Connée, Dubos, venait e déposer au greffe de la sénéchaussée du Mans de simples feuillets sur lesquels il avait enregistré les actes (21 février 1754).

 
 

Monsieur le curé de Connée voudra bien se conformer à
l'avenir aux ordonnances et à la déclaration du roy et prendre au greffe de
la sénéchaussée un nombre suffisant de feuillets de nous cottés et paraphés
et au cas que ces mêmes registres soient remplis avant l'année échüe
de se pou[r]voir de nouveau au greffe où il luy sera délivré des cahiers convenables
qui seront également de nous cottés et paraphés. L'ordonnance produit une
nullité dans tous les extraits de bateme, mariage et sépulture qui se trouvent
écrits sur des feuillets de papier ainsy ajoutés non cottés ni paraphés et même
une fausseté pour avoir changé la cotte des feuillets mentionnés dans le procès-verbal
qui est en tête des registres. L'ordre exige toutes ces formalités afin d'assurer le repos et la
tranquillité dans les familles et prévenir tous les inconvéniens et les abus qui pourroient arriver si les
choses se passoient autrement.

Signé : Thebaudin de Larozelle.

 
   
 
   

1774 - Grêle

   
   
 
   

Signalé par : AD53.

 
   

Référence : 1671-1778 (vue 203).

 
 

Transcription incomplète (les mots manquants sont pris dans la reliure du registre).

 
   
 
 

Nota.
Gresle
monstrueuse

Ce même jour quatre aoust sur les quattre heures
et un quart du soir la paroisse a été desolée par (une)
grêle affreuse dont chaque grain avoit plus de deux
pouces de diametre et pesoit communément cinq à (six)
onces. Tous les toits en ardoise ont été brisés. Le ravage
s’est etendu jusqu’à la chappelle du Chesne 40 paroisses (…)
 
   
 
   

1779 - Visite épiscopale

   
   
 
   

Signalé par Isidore Fouquet (2010-11-21)

 
   

Référence : BMS 1779-1792 (vue 13/313)

 
 

Transcription par Isidore Fouquet

 
   
 
 

Visite
episcopale

Le samedy trente octobre mil sept cent soixante
et dix neuf, monseigneur François Gaspard de
Jouffroy de Gonssans, evêque du Mans, a fait
la visite de cette paroisse, s'y etant rendu d'Izé
le vendredy vingt neuf au soir ; et le dimanche
matin trente et un il se rendit a Vimarcé.

 
   
 
   

1786 - État des récoltes et prix des céréales et du vin ;
succession à la cure

   
   
 
   

Signalé par Isidore Fouquet (2010-11-21)

 
   

Référence : BMS 1779-1792 (vue 175/313)

 
 

Transcription par Isidore Fouquet. Les mots douteux sont en rouge.

 
   
 
   

L'année 1786 fut très sèche ; malgré cela la récolte fut assez passable en gr[ain]
et foins. Les chanvres d'une partie de la paroisse fut de mauvaise quali[té]
parce qu'il etoit survenu une grele dans le temps qu'ils commençoient à mo[nter ?]
qui les avaient cassés et qui les empêcha de croître. Le bled seigle valloi[t]
mesure de Syllé cent sols, le carabin un ecu et l'avoine environ qu[a-]
rante sols. Les fonts (?) avoient manqué mais le vin etoit assez abon-
dant et de bonne qualité. Le trente décembre mourut messire Fran-
çois Leconte de Souvré, prêtre de l'Oratoire, qui prit possession de la
cure de cette paroisse le quatre octobre 1772 par resignation à lui fait[e]
le neuf juin precedent par Me Charles Antoine Dubos. Il fut bien fai-
sant, homme de lettre, grand predicateur, bon curé, bon ami, bon voisin.
Il eut pour successeur Me Jacques Burin qui prit possession de la cure
sur la presentation de monseigneur François Gaspard de Jouffroy Gons-
sans le six janvier suivant.


 
    L'acte de sépulture de François Leconte de Souvré, le 31 décembre 1772, se trouve vue 174/313  
   
 
   

1787 - Événements climatiques et politiques

   
   
 
   

Signalé et transcrit par Marc Bonnans (12 février 2005).

 
   

Référence : BMS 1778-1792 (vues 196 et 197).

 
 

Transcription complète (quelques mots manquants ou douteux sont indiqués en rouge).

 
   
 
 

(vue 196)

L’annee mil sept cent quatre vingt sept a été une des plus incons-
tantes qui ait été depuis longtemps. Le mois de janvier dans
son commencement fut un temps de brouillards qui furent sui-
vis de gelées assez violentes ; la fin de ce mois ainsi que
tout février fut un beau temps doux et clair, les arbres
avancerent et plusieurs même fleurirent de très bonne heure
les autres plus tardifs mais trop avancés eurent une très
mauvaise fleuraison. A ce beau temps succeda un vent
froid et sec qui à la fin de mars pendant tout le mois
d’avril et une partie de mai brulerent non seulement
les feuilles et les fleurs des arbres mais même en fit
mourir plusieurs, tels que les pechers et autres arbrisseaux
et reduisit à rien la plus belle apparence de fruits aussi
dans tout ce pays la boisson très rare et très chère
parce que le vin de cette année quoique très cher est de

(vue 197 page gauche)

la plus mauvaise qualité,les bleds malgré l’inconstance des
saisons se sont bien soutenus, après les vents froids de printemps
suivit un temps de pluye continuelles qui fit croître les mau-
vaises herbes dans tous les grains et leurs occasionnent une
diminution en quantité et en qualité ; malgré cela l’année
a été très abondantes en toute espece de grain il est vrai
qu'à cause des pluys continuelle on a eu bien de la
peine à les recolter, les bleds se leverent assez passable-
ment, mais la plupart des carabins qui promettoient
la plus ample recolte a été entierement perdue dans
les champs sans qu'il fut possible de les battre, de sorte
qu'a la Saint Martin ils étoient encore presque tous deh[ors]
et le peu qu'on reccueilli est d’une très mauvaise qualité
qui se gâte malgré le plus grand soin dans les greniers
il ne vaut que vingt six à vingt huit sols le boisseau
encore c’est bien cher, le bled quoiqu'assez bon ne vau[t]
que trois livres dix sols, l’avoine trente quatre sols en-
viron, les chanvres qui avoient très bien fait quoique
petits seroient d’une excellente qualité, si les mâles n'a-
voient été trop longtemps à secher ce qui les a attendr[i]
et ne sont pas excellens. Il a passé par sur cette pa-
roisse deux orages qui firent beaucoup de mal, le
premier chargé d’une grêle très grosse brisa dans un
tiers de la paroisse les carabins qui ne produisirent
presque rien, un autre par un vent très violents les
cassa de manière qu’ils n’ont jamais pu se relever
ce qui les rendit encore plus dificiles à secher quand
on voulut les battre. C’est dans cette annee au mois
de janvier que se forma à Paris l’assemblée celebre
des notables qui appelés par le roi pour décider sur

(vue 197 page droite)

ses finances montrerent à la France qu’il y existe de
grands hommes et de vrais patriotes, c’est à cette
assemblée que fut décidé le dessein des assemblées
provinciales et de district, nous ignorons encore quelle
sera leur succès et leurs durée, on balance aujourdhui
l’édit sur le rappel des protestants, puissent tous ces grands
projets avoir un bon succès et soulager les peuples acca-
blés d’impots enormes. Il n’y a point eu cette année d’eve-
nement mémorables relativement à cette paroisse.

 
   
 
   

1788 - Événements climatiques et politiques

   
   
 
   

Signalé et transcrit par Marc Bonnans (12 février 2005).

 
   

Référence : BMS 1778-1792 (vues 219-222).

 
 

Transcription complète (quelques mots manquants ou douteux sont indiqués en rouge).

 
   
 
 

(vue 219)

L’année mil sept cent quatre vingt huit a été remarquable
par l’intemperie des saisons et pour en donner une conn-(sic)
noissance particulière, il faut suivre à peu près les differens
temps qui nous ont procuré ces differentes intemperies consul-
tons la note que je donnai la derniere année à pareille
epoque. J’y remarquois que l’automne avoit été des
plus desagreable, que les grains n’avoient pu se ramasser
comme il faut à cause des pluyes continuelles qui survin-
rent, que l’on ne pouvoit attendre pour cette année
une heureuse recolte par l’impossibilité de pouvoir
ensemencer les gros bleds, en effet la recolte n’en fut
pas abondantes, ils avoient été mal faits, ils leverent
mal, la plupart ne leverent que vers le mois de fevrier.
Les mauvaises herbes les surpasserent au printemps et ils
ne purent produire. Le commencement de l’année conti-
nua à peu près comme l’automne precedente, des pluyes
quellesque gelées de peu de jours, un jour de pluye
suivi de quelsques jours de gelées firent mourir la
plupart des bleds et ces gelées ne furent point assez
violentes pour detruire les limas et lachées ce qu’on
appelle ici vermeil. Ils devasterent en cette paroisse
plusieurs pièces de terre ensemencées en bled au point
d’etre obligés de les rensemencer en menus grains au
printemps. Les pluyes et ces mauvais temps continue-
rent jusqu'au mois d’avril. A ces mauvais temps succeda
une secheresse de trois mois ; on eut beaucoup de peine
à preparer les terres pour le carabin, elles etoient de-
venues coriasses et d’une culture très laborieuse ; cepen-
dant on les sema à force travail ; ils eurent beaucoup
de peine à lever. Au mois de juillet recommencerent
les pluyes comme l’année precedente ; les fenaisons furent
très mauvaises, beaucoup de foins gâtés par les pluyes

(vue 220 page gauche)

beaucoup de difficulté pour recueillir les bleds, ces pluy[es]
continuerent jusqu'au commencement d’octobre et on
craignoit beaucoup de ne pouvoir, comme l’année pre[ce-]
dente de recueillir les carabins, on s’empressa beaucoup
de les battre et plusieurs furent ramassés sans etre
bien secs mais on avoit tort de tant s’empresser.
Le deux et trois octobre il s’eleva un vent violent
du nord extremement froid qui chassa tous les
brouillards et dissipa toute apparence de pluye
alors on s’empressa de battre ce quil restoit de
carabin, on fit les bleds parfaitement bien cepen-
dant très sechement car les terres ne furent pas
longtemps à se secher au point d’avoir beaucoup
de peine à les labourer ; on peut dire cependant
qu’ils furent bien faits et il n’y a pas d'anciens da[ns]
la paroisse qui en ayent vu ensemencer davantage
que cette année, et cela pour deux raisons : la
premiere parce quil faisoit tres sec et qu’on
peut toujours aisement labourer les terres de cette
paroisse, la seconde parce que l’année precedente
avoit été très abondantes en fourages et quil s’ét[oit]
fait beaucoup d'engrais. Ces vents froids que jai
dit s’etre elevés du nord au commencement d'octobre
ont toujours continué nont (sic) pas avec la meme v[io]
lence mais avec le meme froid, de sorte que les
très grandes gelées ont commencé à la moitié de
novembre et dès ce temps les glaces portoient les
hommes partout, de maniere qu'au vingt sept
novembre l’eau qu'on avoit apportée pour la
messe gela dans la burette ; ce meme froid a
toujours continué de plus en plus violent jus-
qua la vigile de Noel, jour auquel le temps
se radoucit un peu, de sorte que le jour de Noel

(vue 220 page droite)

il degela et le lendemain bientot toutes les neiges etoient
fondues il est vrai qu’elles n’avoint pas été bien abondantes
mais le vingt sept la gelée recommença avec plus de
violence que jamais et continua à un point que le ter-
mometre n’a pas été plus bas de memoire d'homme.
Nous sommes au premiers jour de janvier et nous n'a-
vons rien qui nous annonce du changement ce
qui me fait avancer qu'on peut appeller cet hyver le
grand hyver, je ne sçais si mil sept cent neuf et mil sept
cent quarante et mil sept cent soixante seize furent
plus violents, ils purent faire baiser le termomètre aussi
bas, firent peut-être plus de dommage parce qu’ils sur-
prirent davantage et ne s’annoncerent pas par un long
temps sec et froid auparavant mais à coup sûr il
ne fit pas plus grand froid ni plus longtemps.
L’année ne fut fut (sic) pas abondante en bled par les rai-
sons que jai apportées cy dessus, le domaine de la cure
et la dixme m’ont produit deux cent cinquante neuf bois-
seaux de bled, cent quatre vingt boisseaux d’avoine,
quatre cent soixante douze boisseaux de carabin, jai
recueilli sur mon domainne et sur trois quarts de terres
qui ne sont point du domainne soixante quatre boisseaux
d’orge avec le peu que la dixme a produit ; les chan-
vres ont été abondants et d’une assez bonne qualité
surtout les chanvres qu'on appelle femelles ; sans
avoir compté au juste je prevois que les chanvres de
dixmes pouroient avoir produit approchant de trois
mille livres. Les fruits de toute espece ont aussi été
très abondants mais chez la plupart des particuliers
ils n’ont pas fait grand profit, les gelées trop tôt
ont empeché de pouvoir faire les cidres et elles sont

(vue 221 page gauche)

encore au moment où j’écris en monceaux ou dans
les jardins ou dans les granges gelées au point de
ne pouvoir en tirer grand avantage ; ceux qui ont
tiré leurs cidres ne sont gueres plus avancés puisque
la gelée a fait repandre leurs cidres sans pouvoir
le conserver, les pommes de terre truffes ou patardes
sont aussi gâtée par la gelée et les navets qui sont
en cette paroisse d’un certain produit pour les particu-
liers.

Quoique la recolte n’eut pas été abondante le bled
seigle ne valloit en septembre et octobre que trois livres douze
sols, l’avoine trente sols, le carabin trente six sols
mais il monta de prix en novembre et decembre et le
bled valloit cent dix sols, l’avoine quarante sols,
et le carabin trois livres, les pommes douze sols le
boisseau. (*)

(*) (texte écrit verticalement dans la marge)

Cette paroisse, une des plus malheureuse de la province par les grèles qui presque tous les
ans detruisent une partie de la recolte, a eu le bonheur cette année de ne point eprouver
ces fleaux quoiqu'il ait été peu d’années aussi orageuses et où les greles ayent fait plus de
ravages dans les differentes provinces du royaume et meme dans un tres grand nombre
de paroisse de celle cy.

(suite du texte de la page)

Dans cette année les troubles particuliers du royaume
ont été considerables surtout entre le roy et les parle-
ments, les assemblées provinciales qu'on esperoit devoir
avoir lieu ont été en quelleque sorte suspendues, au
mois de mai le roi donna plusieurs édits concernant
une nouvelle forme d’administrer la justice il etabl[it]
de grands baillages qui devoient juger à l’instar
des parlemens jusqu'à la concurrence de vingt m[ille]
livres, detruisoit par là les parlements, etablissoit une
cour pleniere qui seule devoit enregistrer toutes les
lois de l’état, . . . des finances etc. Les parlements
n’ont point vu dun bon oeil tous ces établissements
s’y sont formellement opposés. Le roi leur a accor-
dé pour un temps de sieger et de rendre la
justice comme auparavant jusqu'à la convo-
cation des états généraux que le roy a promis
pour l'année mil sept cent quatre vingt neuf.

(vue 221 droite)

Le roy en consequence a engagé tous les sçavants du royau-
me à ecrire pour donner des connoissances sur la convoca-
tion de états généraux, a rassemblé au pied de son
trône les memes notables du royaume que deja il avoit
assemblés pour leur proposer des questions relatives
à cette convocation generalle, ils sont actuellement à
Versailles occupés de ces grands interets de l’état, nous ne
pouvons encore prevoir l’issue de ces grandes affaires.
Adhuc sub judice lis est.
[Le procès est encore devant le juge. Horace (Art poét., v. 78)]

Pour ce qui regarde cette paroisse il est question de
l’ouverture de la grande route allant de Sillé à Bais.
On l’a demandée par le bourg. On a fait son possible,
rien encore n’est decidé à cet égard elle est tracée
devoir passer au dessous du bourg. Les ingénieurs
la jugent plus avantageuses par cette ligne. Nos
successeurs ne doivent pas nous reprocher de n’avoir
pas fait notre possible pour la faire passer d’une
manière plus avantageuse pour le bourg. S'il est vrai
qu’elle n’y passe pas, ils n’auroient fait que ce que nous
avons fait.

Au mois de fevrier mourut maître Jean Baptite Le Menager
curé de Saint Thomas de Courceriers, decedé âgé de
soixante dix sept ans peut-être le dernier curé
du diocese qui eut été curé avant d’etre pretre.
Il a gouverné cette paroisse cinquante quatre
ans homme de lettre, grand juriconsulte, excellent
theologien, il fut le flambeau du canton.
Homme bienfaisant, le canton le regrette et la
paroisse de Saint Thomas se ressentira toujours
de ses bienfaits, il résigna avant de mourir à

(vue 222)

maître Jean Baptiste Duval vicaire de cette paroisse
qui à en juger par sa conduite, son esprit et ses
talens ne doit pas dementir son digne predecesseur
dont le nom doit rester gravé longtemps dans les
coeurs reconnaissants qui l’ont connus.

Dans cette même année le 16 avril fut assemblé au Mans
un sinode par l’ordre de monseigneur François Gaspard de Jouffroy
Gonsans. Ce sinode n’eut pas le succes qu'en esperoit le seigneur
eveque. Il s’y passa beaucoup de troubles. On passa une par-
tie du temps à disputer sur les preseances, les chapitres comme
corps vouloient avoir le pas sur les curés et les curés ne
vouloient le ceder qu'aux seuls chanoines de la catedralle
et seulement parce que c'etoit dans leur église, il fut de[ci]
dé quil ne falloit pas tirer à consequence et accorder aux
chapitres le premier pas sans que par là ils pussent pren-
dre de droit ; il s’agissoit pour le seigneur eveque de [fai- ?]
re passer de nouveaux statuts qui dans le fond n’étoient
que les anciens même modifiés ; mais parce que le seign[eur]
eveque vouloit les faire homologuer au parlement tous
les curés s’y opposerent surtout par raport à l’article
troisième qui regarde l’injonction aux ecclesiastiques
d’(ajouté en interligne : de ne pas) avoir chez eux des domestiques du sexe qui n’auroient
pas atteint quarante cinq ans, il falloit d’abord donner
en general son assension [sic] mais cela occasionnant une
confusion chaque doyenné fit sa protestation et ses
observations ; en particulier celui de Sillé se signala
surtout par ses honnetes representations et par de ma-
nière claire dont il dit sa reponse ; et pour le dire en
un mot ce sinode ne regla rien et il ne paroit pas
que les statuts qui etoient l’occasion de sa convocat[ion]
soient en effet promulgués ni acceptés. Il y avoit a[u]
sinode quatre cent soixante curés qui alors reunis deman-
derent une reforme dans la repartition des decimes et q[ui]
s’en raportat à l’ordonnance du roy de 1775. Le seign[eur]
eveque promit de s’y conformer mais cela n’est pas . . .
pour lui et pour les gros beneficiers.

 
   
 
 
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