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Archives départementales de la Mayenne
Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Saint-Jean-sur-Erve

 
   
 
   

1623 - Orage

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier

 
   

Registre BMS. 1603-1661 (vues 106-107).

 
 

Transcription incomplète.

 
   
 
 
  Le huictiesme jour du present moys
et an que dessus [juin 1623] qui estoit un samedy
comme sur les deux heure apres midy
il a faict un oraige grandement
perileux aux biens de la terre, par
une grelle grosse à mervaille, qui
(au) commencement estoit grosse comme _ _ _
et oeulx de poulles
   
(vue 107)

l’oraige
laquelle ruina plusieurs
paroisses, commensant à
Sainct Loup et suiva (sic) la Liniere
ruinant Ballée, Sauge, Sainct
Pierre d’Erve, Sainct Jehan,
Chamme, Saincte Susanne et
plusieurs autres paroisses.

(Signature : )
Davoust.

 
   
 
   

1630 – Sépulture d’un pélerin de Saint-Méen

   
   
 
   

Signalé par Yves Le Petit (juillet 1989).

 
   

Référence : registre BMS. 1603-1661 (vue...).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Le dix septiesme jour du present moys et an que dessus fut ensepulthuré audict cemetiere le corps de defunct Jehan Jolli, de la parroisse de Sainct Elyph (1) dependant de la parroisse de la Louppe, paix d'Amont, décété (sic) au lieu d'Aigrefain, faisant le voiaige de Sainct Meen.

(1) Saint-Eliph, près de La Louppe (Eure-et-Loir)

 
   
 
   

1651 - Foudre sur le clocher

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (11 juillet 2004).

 
   

Référence : registre 1637-1667 (vue 71).

 
 

Transcription complète.

 
 

Le dimanche 27 août 1651, alors que le vicaire de Saint-Jean-sur-Erve finissait d'enregistrer l'acte de baptême de Daniel Champaignette, enfant de Pierre et de Françoise Chanhuon (parrain Daniel Bruneau, procureur du roi au siège royal de Sainte-Suzanne), un coup de tonnerre lui fit renverser son encrier sur le registre !

 
   
 
 
La chute
du thonnesre
au clocher.
Et au mesme temps comme à
une heure après midy à l’ysue dudit
baptesme est arivé un feuneste
malleur de un eclat de tonnesre
au clocher de ceste presante eglize,
qui a faict un extresme dommaige
sans toutefoy avoir faict tort
à personne, encore qu'il y eût
quantité de monde soubz ledit clocher
et au lieu de
offancer personnes
par permission de Dieu
il a faict un trou
dans la muraille
au droit de
l'estache.
 
 
   
 
   

1708 - Baptême de triplés

   
   
 
   

Signalé par "danielyvesfrancois" (2006-04-15).

 
   

Registre BMS 1700-1709 (vue 75).

 
 

Pas de transcription complète.

 
   
 
 

Le 28 janvier 1708, baptême de "trois enfans mâles" (Joseph, René et François), fils de Jean Geré et Jeanne Chailleu demeurant aux Bigons.

 
   
 
   

1709 - Conséquences de l’hiver sur les récoltes

   
   
 
   

Signalé par Jean-Claude Lottin (9 janvier 2004).

 
   

Référence : registre BMS 1700-1709 (vue 89).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
   
 

Il est remarquable que l'année présente mil sept cent neuf
la rigueur de l'hyver, qui commença le jour des Rois et dura
plus de deux à trois mois, a été si grande que la pluspart des
noyers ont pery beaucoup de chesnes pommiers poiriers
ont été gelés les vignes ont manqué et presque tous les
froments meteils et segles et tous autres grains et légumes f[aillirent ?]
avant les gelées mais Dieu a repandu sa benediction sur les
orges avoines et autres grains semés après les gelées au
mois de mars qui sont beaucoup plus multipliez que dans
les années précédentes on n'a pas entendu parler de gelées
si violentes.

 
   
 
   

1711 - Mort d’ « un pauvre inconnu »

   
   
 
   

Signalé par Marie-Hélène Bénazet (2006-08-07).

 
   

Registre BMS 1710-1719 (vue 16).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
Un pauvre
inconnu mort
Le vintieme de mai 1711 a eté inhumé en notre cimetiere
le corps d'un pauvre homme paroissant agé de 60 ans
ou environ lequel etant venu mendiant depuis 4 à 5
jours en cette paroisse est decedé de ce jour au lieu du
Chastelet (apres ?) avoir receu let (sic) sacrement de l'eglise
et demeuroit cy devant à Angers ou proche d'Angers et
on ne sçait son nom. (Signature :) P.Le Moyne.
 
   
 
   

1754 – Décès accidentel (effondrement d’un puits)

   
   
 
   

Signalé par Georges Cadieu (12 octobre 2002) et André G. Gilbert (20 décembre 2003).

 
   

Référence : registre S. 1747-1759 (vues 61-63).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Evenement singulier

Le quatre novembre mille sept cent
cinquante quatre sur les huit heures
du matin Jean Baptiste Vaumousse
garçon chaudronnier âgé de vingt
cinq ou vingt six ans de la paroisse
de Sourdeval la Barre province de
Normandie diocèse d'Avranches descendit
dans le puits de la metairie d’Egrefoin
près le bourg de Saint-Jean-sur-Erve profond
de trente six pieds pour le vidanger.
Comme on montoit la troisième
seillée de la vidange plus de quarante
chartées de pierre dudit puit ecroulerent
il les a reçu sur son dos sans avoir
perdu connoissance et sans même
avoir eu ni blessures sans son corps

(page suivante)

ni fracture dans ses membres, dans
le moment je fus appellé à ce triste
spectacle, je lui parlè, il me répond.
Je lui fais faire un acte de
contrition, lui donne l'absolution
et fais travailler tous ceux qui se
trouverent presens à retirer les
pierres du puit, ce qui ne put être
fait que sur les huit heures du soir
quelque zele, quelque empressement
que mes habitans temoignerent en cette
occasion avoir pour sauver la vie
de ce pauvre malheureux. Après
qu’on eût découvert sa tête et son
corps ses jambes se trouverent si
fort embarrassées dans les pierres
qu’on fut obligé de se servir d'un
pic pour les avoir ; cette opération

(page suivante)

etant faite on le monta dans un draps
on le mit dans un lict de la maison
bien chauffé, on passa toute la nuict
à lui mettre des serviettes bien chaudes
sur l’estomac pour tâcher de donner
l'activité à son sang qui etoit comme
glacé. Ce ne fut que le lendemain
sur les onze heures du matin que
la chaleur naturelle se fit sentir.
Une partie de l’air intérieur qui etoit
embarrassé dans les differentes
parties de son corps se developpa, son
poux revint, soeur Magdelaine de
Montebran le saigna au bras, lui
donna des vulneraires et des lavemens
qu'il reçut bien ; ces secours retablirent
la fluidité de son sang, il urina et
fist bien ses autres fonctions le

(page suivante)

mercredi et le jeudi. Pendant tout ce
tems il a eu une pleine connoissance,
ne se plaignoit que de l’estomac, n’avoit
que de legeres blessures à la tête de
sorte qu'on ne pensoit pas qu'il en dût
mourir ; mais le vendredi matin sur
les six heures il s’avisa par appetit
de manger du pommé ce qui lui procura
vraisemblablement une indigestion
comme tous les ressorts de l’estomac
n’étoient point encore dans leur ordre
naturel ; et à huit heures le même
jour il mourut entre mes bras.
Ce fait est attesté de toute ma
paroisse et de plusieurs habitans
voisins qui vinrent au tocsin que
je fist sonner. Faict à Saint-Jean-sur-
Erve le dix novembre mille sept cent
cinquante quatre par moy curé soussigné.

(Signé : )
J. Poirier prêtre

 
   
 
   

1756 – Bénédiction de la grosse et de la petite cloche

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe et Marie-Hélène Bénazet (2006-04-18).

 
   

Registre BM 1756-1765 ( vues 3 et 13).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
 

(page gauche)

Benediction de la grosse
cloche de Saint Jean sur Erve
du 29 mars 1756 qui faict
500 l.t. (sic)
Le vingt neuf mars l'an mil sept cent cinquante six
en consequence de la commission à nous adressée par monsieur
Baudron vicaire general de monseigneur l’illustrissime
et reverendissime evesque du Mans en datte du vingt cinq
fevrier sudit an, signé Baudron avec paraphe, nous pretre curé
de Saint Pierre d’Erve soussigné avons fait la ceremonie de la
benediction prescrite par le rituel de ce diocese de la
grosse cloche de Saint Jean sur Erve pesant cinq cent livres, laquelle
a été nommée par deux pauvres enfants, sçavoir François
Felix et Marie Lemesle qui lui ont donné le nom de Renée,
Jeanne, Julie. Laquelle ceremonie a eté faite ès presences
  (page droite)

Le quinze avril a eté benite
la petite cloche pesant
trois cent trente deux
livre.

de Mre Julien Poirrier curé de ceans,
de Mres Gervais Pierre Peigner
principal du college de Vage, de Christophe Michel
Leboul pretre habitué de Saint Pierre, de Bernard
Leboul diacre et de Julien Leroux vicaire de cette
paroisse tous soussignés avec Julien David procureur de
fabrique.

(Signatures : )

 
J. Poirier pretre curé
G. Peigner pretre  
C. Le Boul pretre B. Le Boul diacre J. Leroux
pretre vicaire
J. David   M. Le Boul
 
   
 
   

1757 - Mission de 1757

   
   
 
   

Signalé par Archives départementales (2006-08-08).

 
   

Registre BMS. 1756-1765 (vue 27/120).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Le vingt six may jour de la Pentecoste de l’an 1757
messieurs Feger directeur, Barbin, Burgillard et La
Haye ont commencé la mission fondée en cette paroisse
de dix ans en dix ans, et l’ont close le seize juin.
Par consequent ils n’ont etés que trois semaines contre
l’usage et obligation où ils sont d’y etre un mois
entier.

(Signature : )

J. Poirier pretre

 
   
 
   

v. 1757 – Grains reçus des fermiers

   
   
 
   

Signalé par Marie-Hélène Bénazet (2006-04-18).

 
   

Registre BM 1756-1765 (vues 28-29).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
(vue 28)
 
  pois chez Héteau plus 3 valets d'orge.
La Braudiere
Le Fevre m'a apporté cinq boisseaux
de metail, deux boisseaux de gaboreau
et un demi boisseau d'avoine
La Bodiniere
La Bodinier m'a apporté un valet de
froment
La Riviere
Le fermier m'a apporté seize boisseaux
de metail, onze et demi de froment,
trois et demi de meslo. Il y a des pois
à Foucron, de l'orge chez Folliot, Bouteloup.
La Morlière


m'a apporté deux valets de froment,
deux d'orge, trois de meslo, deux
d'avoine, vingt de métail
(vue 29)
 
  de l'orge à Launai Richard et à
la Grande Gautrie
La Boisniere
Le presbitere
six valets et demie de froment, quinze
de metail, neuf de meslo ; il y a de l'orge
plus un boisseau d'orge
La Baforiere
a apporté seize valets de froment,
dix sept de metail, dix huit de mesl[o]
trois, douze et un d'avoine ; il y a enc[ore]
un valet d'orge à la Baforiere, il y a
de l'orge et des pois chez la Jaquet.
Egrefoin
presbitere
Dix huit valets de froment, quinze
de metail
 
   
 
   

1766-1767 - Ouverture du chemin royal
du Mans à Laval (1766) ; gelée (1767)

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2006-04-18).

 
   

Registre BM 1766-1777 (vue 22).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Le chemin royal du Mans à Laval a eté ouvert le
trois novembre 1766. Il prend sur cette parroisse
vingt et deux arpens neuf chaisnées et demie de
terre. Il a sur cette ditte parroisse 3836 toises de long,
ce qui fait deux lieües et demie à 164 toises prez
les deblais c'est à dire les terres prises dans les champs
pour hausser les vallées causant autant de dommage que
le chemin.

(Signature : )
J. Poirier curé

La nuit du seize au dix sept avril 1767, la gelée gâta
partie des bleds et priva les habitans de toutes sortes
de fruits, pommes, poirres, noix, cerises, prunes, etc.
Quelques endroits neamoins furent en partie epargnés
et les pommes ont valus vingt et vingt et quatre
livres la pipe.

(Signatures : )
J. Poirier
curé dudit Saint Jean
Leroux
pretre

 
   
 
   

1768 – Pluies abondantes ; récoltes ; prix des denrées

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2006-04-18).

 
   

Registre BM 1766-1777 (vue 45).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Evenements de cette année
1768

La terre promettoit une asses abondante recolte, mais les
[p]luyes qui ont commencés le vingt neuf du mois de may et qui
[c]ontinuent encore aujourd’huy ont causés un considerable prejudice :
[les] grains ont germés sur l'ecot et chacun voulant profiter
[des] petits intervalles de beau temps, s'est pressé de les ramasser,
[et]a beaucoup perdu dans les aires qui n'étoient point seches.
Le tout a contribué à la mauvaise qualité de presque tous les bleds
[q]ui sont neanmoins à un prix extraordinaire qui fait gemir
la plus grande partie du monde pour le present et sur l'avenir n'ayant
[p]as eté possible d'ensemencer les terres ni d'y mener les fumiers.
[P]lusieurs personnes y travaillent actuellement et d'autres qui n'ont
[p]as seulement commencés. Il y a eu abondance de fruits, poires,
pommes d'assés bonne qualité.

Le froment se vend dix livres le boisseau
Le meteil neuf livres dix sols
Le bled noir quatre livres dix sols
L'orge six livres
Les pommes trois livres la pipe.

(Pas de signature)

 
   
 
   

1768 – Mission de 1768

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2006-04-18).

 
   

Référence : BM 1756-1765 (vue 39).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
   
Mission
1768

Le vingt septieme jour de janvier presente année
messieurs Voisin, Guyot, Tillier et Sol de la congregation
de la mission du Mans ont commencés leurs exercices
apostoliques en consequence de la fondation faite par Me
Pierre Le Moine ancien curé et madame la barronne
de Sauteré qui établit lesdits exercices dans cette parroisse
de dix en dix ans pendant un mois.

(Signature : )
Leroux
pretre

 
   
 
   

1769 - Mauvaise récolte, cherté des grains et misère

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2006-04-18).

 
   

Registre BM 1766-1777 (vue 53/159).

 
 

Transcription complète

 
   
 
 
 

1769

La misere extrême qui s'est fait sentir cette
année et qui continue n'est qu'une suite de celle que
l'on a eprouvée l'année precedente. La recolte n'a eté
tout au plus qu'à la huitieme partie des recoltes ordinaires.
Les trois quarts de la paroisse n'ont pas ceüillis leurs
semences. On s'attendoit beaucoup aux orges et au
bled noir. Cette premiere espece a asses repondu aux
esperances du cultivateur. La derniere a presque totalement
manqué. Le froment a été vendu pendant toute l'année
onze et douze livres. Dans la recolte et dans les semailles
il a monté à quatorze et quinze et tient son prix.
L'orge se vend dix livres et le bled noir sept, le tout à la
mesure de Sainte Suzanne. Le seul marché qui fournit
aux besoins est celui de Loüé.

Il est arrivé et vient encore tous les jours une quantité
prodigieuse de bleds. Nantes, Angers, Laval et Sablé
en regorgent, mais le prix intrinseque de cette denrée
avec les frais de transport la mettent infiniment au
dessus des facultés et moyens de ceux qui en ont besoin,
dêja épuisés par les années passées. Il reviendroit ici à
dix et dix livres dix sols le boisseau à cette mesure.

Plusieurs habitans ont fait du pain de farine de gland
meslée avec un peu de farine d'orge ou de bled noir et
est videre miseriam
. Et il ne reste que la fatale attente
de voir encore quelque chose de plus affligeant si Dieu
ne jette sur nous un regard de compassion. Fiat fiat.

(Signature : )
J. Poirier
Leroux prêtre vicaire

 
   
 
   

1770 – État des récoltes, cherté de la vie

   
   
 
   

Signalé par : Joël Desnoe (2006-04-18).

 
   

Registre BM 1766-1777 (vues 66/67).

 
 

Transcription incomplète

 
   
 
 
  (vue 66)

Les notes du registre de l'année précédente 1769 font mention
de l'état des choses au moment qu'elles ont etes mises sur les registres.
La misere preveüe s'est fait sentir avec toutes les rigeurs jusqu'au
temps de la recolte qui a eté bonne cette année. Les froments, les
bleds, les orges ont beaucoup donné. Grande abbondance de pomme.

(vue 67)

Les bestiaux et surtout les cochons ont etés à un prix
beaucoup au-dessus du commun. Mais tout cela n'a pû
produire un effet suffisant pour arrêter les progrès de
la misere qui continue. Les gens, même à l'aise, se sont - - -
pour se procurer du pain. Leurs fonds
n'ont pû se rétablir, ce qui fait qu'aujourd'huy le nombre
des pauvres augmente et annonce une année plus fach[euse]
encore que 1770. Les grains, les denrées sont très chers et
quoique l'apparence des bleds en herbe promette une bonne
recolte à venir, cela n'empesche pas de trembler et de gem[ir]
pour le temps qui nous reste pour l'atteindre et l'avoir.

(Signature : )
Leroux
prêtre

 
   
 
   

1770 – Cherté des denrées, misère de la population

   
   
 
   

Signalé par : Joël Desnoe (2006-04-18).

 
   

Registre BM 1766-1777 (vues 66-67/159).

 
 

Transcription complète

 
   
 
 
  (vue 66)

Les notes du registre de l'année precedente 1769 font mention
de l'état des choses au moment qu'elles ont etés mises sur ... registre.
La misère preveüe s'est fait sentir avec toutes les rigeurs jusqu'au
temps de la recolte qui a eté bonne cette année. Les froments, les
bleds, les orges ont beaucoup donné. Grande abbondance de pomme.

(vue 67)

Les bestiaux et surtout les cochons ont etés à un prix
beaucoup au dessus du commun. Mais tout cela n'a pû
produire un effet suffisant pour arrêter les progrès de
la misere qui continue. Les gens, même à l'aise se sont epuisés
pour se procurer du pain. Leurs fonds
n'ont pû se retablir, ce qui fait qu'aujourd'hui le nombre
des pauvres augmente et annonce une année plus fach[euse]
encore que 1770 : les grains, les denrées sont très chers et
quoique l'apparence des bleds en herbe promette une bonne
année à venir, cela n'empesche pas de trembler et de gem[ir]
pour le temps qui nous reste pour l'atteindre et l'avoir.

(Signature : )
Leroux
pretre

 
   
 
   

1771 - Observations sur les maux du temps ;
réparation du clocher et acquisitions diverses

   
   
 
   

Signalé par Martine Bodusseau (7 juillet 2004).

 
   

Référence : registre BM. 1766-1777 (vues 82 et 83).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
 

(vue 82)

Notes

Les meaux dont la justice de Dieu nous afflige depuis
longtemps nous mettent dans la necessité de clore nos
registres par des notes qui doivent faire impression sur
l’esprit et le cœur de la posterité. Plusieurs années de suite
sont marquées par une disette presque generalle. Celle
surtout que nous finissons ne presente et ne laisse que
des motifs de gemir sur la misere accablante d’un peuple
epuisé et sans ressource. La recolte a été des plus
mediocres. Le grain depuis a toujours tenu et tient son
prix à douze livres le boisseau de froment mesure
Sainte Suzanne. Egale proportion de prix pour les grains
de moindre qualité, meteils, meslot, orge, bled noir
aucuns fruits à cidre ni à noyau. Qui ne s’etonneroit
si on disoit qu’il n’y en a pas eu vingt pipes en la parroisse
entiere. Le fait cependant est vrai. Le present ternit,
l’avenir effraye et s’accordent pour mettre des bornes
à ce recit.

Tournez s’il vous plaît.

(vue 83)

Observations

On a cette année travaillé aux reparations du clocher
de cette eglise. L’aiguille etoit totalement pourrie, ainsi
que la plombure. On a rentonné laditte aiguille d’une
piece de six pieds et demi de longueur attachée aux chevrons
de ferme avec huit cloux à cheville et serrée avec un
fort anneau de fer.

La plombure a sept pieds de longueur depuis la rosette
d’au-dessous de la boule jusqu’aux agrements tombants sur
l’ardoise non compris. Elle pese avec la boule deux cents dix huit
livres.

La croix soixante douze livres et a depuis son enfourchement
jusqu’au-dessous du coq sept pieds huit pouces de hauteur ;
le soleil quatorze pouces de diamettre d’un bout de rayon
à l’autre ; les fleurs de lys sept pouces de longueur.

Le detail des frais et depenses faites à ce sujet est porté sur
le registre de la fabrique. Le total monte à 251 l.t. 3 d.

Dans cette année on s’est aussi procuré deux chappes
noires, un missel, le secretaire de l’embrasure de la fenetre
de la sacristie, le pilastre de la piscine, etc.

Arrêté le dernier de l’an mil sept cent soixante
et unze.

(Signature :)
Leroux
pretre

 
   
 
   

1774 – Décès d’un pauvre mendiant

   
   
 
   

Signalé par : Joël Desnoe (2006-04-18).

 
   

Registre S 1760-1775 (vue 87).

 
 

Transcription incomplète

 
   
 
 
François
Deslais

Rayé un mot
à la marge et
au cours du
procès verbal
approuvé Deslais.

L’onzieme jour de may 1774 est mort a la metairie du grand
---. un pauvre mandiant qui a donné ---. preuve de sa
religion en requerant un confesseur et par la participation qu'il
a eue aux sacrement de l'extreme onction et qui a declaré se
nommer François Deslais agé d'entre cinquante et cinquante
cinq ans, originaire d'aux environs de Chasillé. Le lendemain
a eté inhumé par nous soussigné le dimanche douze dudit mois,
issue des vespres, en presence de plusieurs assistans qui n'ont signé
avec nous.

(Signature : )
Leroux
prêtre

 
   
 
   

1774 - Mort sous un éboulement de terre

   
   
 
   

Signalé par : Joël Desnoe (2006-04-18).

 
   

Registre S 1760-1775 (vue 87).

 
 

Transcription complète

 
   
 
 

Guillaume
Huet

Mort precipitée

Le vingt unieme jour de may 1774 est mort de ses blessures
acquises en foüillant de la pierre par corvée pour la route de Laval
au Mans par un eboulement de terre tombé sur lui Guillaume Huet
veuve (sic) d'Anne Ragot metayer aux Guyonnieres parroisse d'Evron, agé
de cinquante deux ans. Le lendemain a eté inhumé par nous pretre
soussigné presence de Geoffroy et Jean Huet ses freres, de Guillaume
Huet son fils, Julien Poirrier, François Ragot ses beaux freres
et autres qui n'ont signés avec nous.

(Signature : )
Leroux
prêtre

 
   
 
   

1775 – « Orage furieux »

   
   
 
   

Signalé par : Joël Desnoe (2006-04-18).

 
   

Registre S 1760-1775 (vue 94/94).

 
 

Transcription complète

 
   
 
 
  Le vingt quatre decembre 1775, il y eut à Saint Jean sur Erve
un orage furieux qui dura depuis 3 heures après midi
jusqu'à six e demie du soir. L'on eut dit estre en esté [tant]
les coups de tonnerres etoient viollents.

(Pas de signature)

 
   
 
   

1779 - Morte noyée dans une mare

   
   
 
   

Signalé par : Joël Desnoe (2006-04-18).

 
   

Registre S 1775-1784 (vue 26/106).

 
 

Transcription incomplète

 
   
 
 
Sepulture
[de] Barbe Godard
fille pauvre
L'an mil sept cens soixante dix neuf, le vingt sixieme
jour du mois de juillet, en conséquence de la réquisition
à nous faite par messieurs le président Bailly, juge royal,
civil, criminel et de police, et le procureur du roy au
bailliage de Sainte Suzanne en datte de ce jour et
signé Pelisson de Gennes et -----, le corps de
Barbe Godard baptisée dans cette église, fille des
défunts Jean Godard journalier et Barbe Huet, trou-
vée noyée hier dans une marre voisine du château de
Launay en cette paroisse, âgée d'environ cinquante cinq ans,
a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse par nous
prêtre vicaire soussigné, en présence de François Porcher
journalier son beau frere, de Jacques Lemesle tisserand
de cette paroisse et de plusieurs autres qui ont déclaré ne
sçavoir signer de ce interpellés.

(Signature : )
M. Tourneur
pretre vicaire

 
   
 
   

an III – « Trouvé mort et tué
par les Chouants dans un chemin »

   
   
 
   

Signalé par : Joël Desnoe (2006-04-12).

 
   

Registre D 1793-an X (vue 22).

 
 

Transcription complète

 
   
 
 
  Aujourd'hui vingt et neuf pluvios l'an 3eme de
la republique françoise, apres midi, par devant moi
Louis Marçais membre du conseil general de la commune
de Saint Jean sur Erve district d'Evron departement
de la Mayenne, élu le quatre avril de l'année mil
sept cent quatre vingt treze pour recevoir les actes
destinés à constater les naissance, mariages et deces
des citoyens, est comparu en la maison commune
Pierre Le Mesle officier municipal, et Julien Folliot
aussi officier municipal, lesquels accompagnés de Jean
Marçais tisseran, d'André Bachellier sabottier, Jaque
Le Mesle laboureur et Jean David bouche, tous amis
de Pierre Chartier (*), trouvé mort et tué par les Chouants
dans un champ du lieu de la Doitaie situé en notre
commune. Et en presence des temoins denommé ci-desus
a été inhumé, et j'en ai dressé le present acte que les
temoins ont signés avec moi quant à ceux qui savent
signer. Fait à la maison commune de Saint Jean sur Erve les
dits jour, mois et an que desus. (*) agé d'à peu près cinquante
cinq ans.

(Signatures :)
J. Folliot
Jean Marçais
L. Marçais
officier public

 
   
 
   

frimaire an IV – Plusieurs citoyens tués
par « les troupe en battues »

   
   
 
   

Signalé par : Joël Desnoe (2006-04-12).

 
   

Registre D 1793-an X (vue 26/27).

 
 

Pas encore de transcription.

 
   
 
 
   
 
   
 
   

an X - Mort d'un coup de pied de cheval

   
   
 
   

Signalé par : Joël Desnoe (2006-04-22).

 
   

Registre D 1793-an X (vue 87).

 
 

Transcription complète

 
   
 
 
  Du quatorze jour du mois de germinal an dix
de la République françsie une et indivisible.

Acte de décès de Gabriel Menbre
décédé le treze à cinq heure du soird
profession de domestique âgé de cinquante
ans, né à Blandouet Département de la Maienne
le an cinquante deux
fil de Gabriel Menbre et de Maris Folliot,

sur la déclaration à moi faite par le citoyen Gabriel Menbre
demeurant à Saint Jean sur Erve profession
de chaussumier âgé de quarante sept ans, qui a
dit être parant du défunt et par le citoyen
Dominque Lerouge demeurant à Saint Denis d’Orque
profession de coiffeur [ou caisseur ?] qui a dit être cousen
du défunt, et ont declaré ne savoir
signé et le citoien Pillon a signé
aveque mois.

constaté par moi François Beauvais maire de
Saint Jean sur Erve faisant les fonctions d’officier public de
l’etat civil soussigné.

(Signatures :)
G. Pillon
Beauvais
maire

Le proses verbal constate qu’il a resus
un coup de piet de cheval dont illes
mors sur le chand.

(Signature : )
Beauvais
maire

 
   
 
   

an XII - Écrasé par une charrette

   
   
 
   

Signalé par : Marie-Hélène Bénazet (27 avril 2005).

 
   

Référence : registre NMD 1803-1808 (vues 25-26).

 
 

Transcription complète (sauf un mot non lu).

 
   
 
 

 

Décés
Guilleaume
Poiriet

(vue 25)

Aujourduit vint un fructidor an douze
de la republique française

Acte de décés de Guillaume Poirriet domissilié
dant la commune de Saint Pierre mariet en
la commeune de Saint Jean sur Erve décédés
au proche de notre bour par un accidant
qu’eune charaite atelées de beus et de cheveaus
sur les quattreure du matin que la rous
droite lui a passé (mot répété) par sur la taite
quil lui a fait rependre toute la cervelle

(vue 26)

ce quil la mis à mort sur le chand sur la
declaration que le citoien Anjubeaus sirur[gien]
an la commeune de Vaige an presence de
Pierre Guiber oncle du defeunt agé de
cenquante huit ans tallieur d’abis demeurant
an notre bour et par Matheuren Poirriet
son frere agé de vint sept ans demeurant
à _ _ _ laboureur an notre commeune.
Costaté par moy françois Beauvais
maire de la commeune de Saint Jean sur Erve
faisant lais fonction d'officier publique de
l’etat civille soussigné et lais deux taimoi[ns]
on signé ave mois

(Signatures :)
Pierre Guibert
Beauvais maire

 
   
 
 
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