Retour

Archives départementales de la Mayenne
Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Saint-Germain-le-Guillaume

 
   
 
   

1692 - Bénédiction de la grosse cloche

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (14 mai 2005).

 
   

Référence : registre BMS 1690-1700 (vue 13/108)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Le sixiesme jour de fevrier mil six cent quatre vingt
douze, a esté faicte la benediction de la grosse cloche
de cette eglise par Mre Gervais de Bouessay pretre
curé de la paroisse de La Bigottiere, en vertu de
commission de monseigneur l’evesque du Mans
en datte du vingt cinquiesme janvier dernier, signé
Louys evesque du Mans, et ont esté choissys
par les clergé et habitans de ladicte paroisse pour
parain et maraine, haut et puisant (sic) seigneur Louys
Charles marquis du Matz et du Brossay et
haute et puissante dame Gillonne de la Marseiliere
marquise du Brossay sa grand mere seigneurs
de cette paroisse. En assistance de Mre François
Baugrand pretre curé de la paroisse d’Andouillé,
de Mre Michel Buat curé de ceans et de
messieurs Cilieres et Juillard pretres vicaire et
sacriste de cette paroisse, de Me René Gonnet
prestre vicaire d’Andouillé, de monsieur l’abbé
de Maune pretre, Claude de Goüé seigneur
chevalier de Clyvoy et des autres soubsignez.
Ladicte cloche beniste soubs l’invocation de
sainct Gilles et sainct Louys.

(Nombreuses signatures)

 
   
 
   

1693 - Prix du vin et du blé ; guerres et misères

   
   
 
   

Signalé par Suzanne Metairie (8 octobre 2005)

 
   

Référence : registre BMS 1690-1700 (vue 27)

 
 

Transcription complète ; quelques mots douteux (en rouge).

 
   
 
 

Ad posteros

En cette année le vin en ce pays icy à vingt sols le
pot. Encore n’est-il que du verjus en considération
des autres années. Le bled à 35 sols le valet, bled noir à 20 s. et l’avoine à […]. Grandes
guerres dans l’Europe, grandes miseres dans le peuple.
Les decimes presques sans mesures, les subsides plus
grandes que jamais. Omnia denique perversa sunt.

Le vin vieil a cent escu la pipe à la Pentecoste,
le bled à cinquante sols le valet ; à la Saint Jean la pipe de
vin à quatre cent francs.

 
   
 
   

1717 – Inhumation d’un innocent
tombé dans la rivière

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2006-07-07)

 
   

Référence : BMS 1711-1721 (vue 73/130)

 
 

Transcription complète

 
   
 
 
 

Cyprien innocent agé de seize ans ou environ est decedé par
accident d’estre tombé dans la riviere de Chauvain par le
debord des eaux ; et nous ayant esté dit qu’il estoit
de bonnes meurs et demeuroit chez Simon Guiard en
Andouillié son corps retrouvé a esté inhumé au cimettiere
par moy Cilliere pretre soubzsigné le vingt decembre mil
sept cent dix sept.

(Signature : )
F. Ciliere pretre

 
   
 
   

1718 - Bénédiction de la petite cloche

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (14 mai 2005).

 
   

Référence : registre BMS 1711-1721 ( vue 78 ; voir original vue 88)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
Benediction
de la
cloche

Ce septieme juillet 1718 a esté fait la ceremonie et benediction
de la petitte cloche de Saint Germain de Guilleaume par Me Charle[s]
Heaulmé pretre curé de la paroisse d’Andoüillé, en vertu de la
commission à luy donnée par Mr le curé doyen d’Ernée, vicaire
general de monseigneur l’eveque du Mans en datte du cinquiem[e]
du mois present, signé Des Roches Joüyes, laquelle cloche a esté
nommée Marie par messire René de Liger escuyer sieur de l’Erraud[iere]
mademoiselle Marie Vincente Clarice du Maz du Brossay. En presence
des soubssignés Louis de Liger, M.V.C. du Maz, Heaulmé, R. de la Touche,
G. de Liger, J. Gasselinais, R. Gasselinais, R. Lamy, J.M. Penil, Gasli[nais,]
de la Grandière curé.

 
   
 
   

1740 - Bénédiction de la grosse cloche

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2006-05-05)

 
   

Référence : BMS 1740-1750 (vue 10/129)

 
 

Transcription complète

 
   
 
 

Benediction
de la cloche

Le vingt quatre octobre mil sept cent quarante a eté
benie la grosse cloche. Ceux qui l’ont nommée Marie sont
messire Pierre Joseph Caillot de Montheureux, curé de cette
paroisse, et Marie Vincente Clarisse du Maz du Brossay.

(Signature)
Amb. Noel pretre vicaire

 
   
 
   

1749 - Inhumation d’un homme
trouvé mort dans la rivière

   
   
 
   

Signalé par Hubert Dupuis (2006-07-08)

 
   

Référence : 1740-1750 (vue 115/129)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
 

(page gauche)
 
L'an de grace mil sept cent quarante neuf le vingt cinquiesme jour de mars a eté
par nous vicaire soussigné inhumé au cimetière de cette paroisse le corps de Michel
Dupuis agé de trente trois ans ou environ que l'on nous a dit avoir eté trouvé ce jourduy
mort dans rivière d'Ernée proche le village de la Vallée situé en cette paroisse

(page droite)

ainsi que l'ont rapporté René Thereau tisserand et
Pierre Jallier aussi tisserand et René Cormier, et ce en presence de
Fabien [et] d’Anne Dupuis, frère et sœur du defeunt, de Jacques Buin, de
Charles Lebreton, ses beaux-frères et de plusieurs autres qui ne signent,
fors Jacques Buin signé avec nous de ce enquis.

(Signatures)

Jacques Buin.

J. Le lamier - Despresneufs pretre
 
   
 
   

1812 - La destruction de Moscou par Rostopchin

   
   
 
   

Signalé par Elisabeth Vaillen (2006-11-02)

 
   

Référence : NMS. 1802-1812 (vue 245/267)

 
 

Transcription par Mireille Simon

 
   
 
 
 

La ville de Moscou encienne capitale de la
Russy cette belle ville est aussy grande que Paris
Les Français l’ont prise le quatorze septembre
mil huit cent douze et y sont entrés à midy ; cette
grande ville est extremement riche remplis de beaux palais
et de tous les principaux de l’empire. Le gouverneur
russe Rostopchin a voulu ruiner cette belle ville lorsqu’il
a vu que l’armée russe l’abandonner
il a armée 3.000 malfaiteurs qu'il a fait sortir des cachots
il a fait appeler egalement 6.000 satellites et leur a fait
distribuer des armes. Le roy de Naples fit mettre en
batterie quelques piesses de canons dissipa cette canaille
et s’empara du Cremlin ; les Russe avouen avoir perdu à
la bataille de Mosqueva 30.000 hommes.

Dans la journée du 19 au 20 et celle du 20 meme les incendies
ont cessé. Les trois quards de la ville sont brûlés,
entre autres le beau palais de Catherine meublé à
neuf ; il reste au plus le quart des maisons.

Pendant que Rostopchin enlevoit les pompes de la ville
il laissoit 60.000 fusils, 150 piesses de canons, plus de
100.000 boulets et bombes, 1.500.000 cartouches.

On trouve tous Les jours des caves pleines de vin et
d'eau de vie. Les manufactures commençoient à fleurir
à Moscou, elles sont détruites.

L'incendie de cette capitale retarde la Russie de cent
ans ; il y a seize cent église dans cette belle ville.

Des palais plus de 1000 d'immenses magasins tout presque
ont eté consumés. On ne peut calculer la perte de cette
ville mais on croit qu’elle se monte à plusieurs
milliards ; l’on a réduit 200.000 bons habitans à la
mendicité. C'est le crime de Rostopchin exécuté par des
scélérats délivrés des prisons ; de plus ont mis le
feu en 50 endroits de la ville et à l'hopital ils ont fait
bruler 30.000 de leurs gens qui y etoient malade ou
estropiés. Le présent fait par Louis Mézerette greffier de
la mairie sous le sieur Benoiste maire.

 
   
 
 
Haut