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Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Saint-Fort

 
   
 
   

1706 - Prise de possession de la cure

   
   
 
   

Signalé par Marie-Thérèse Gonord (5 mars 2005).

 
   

Référence : registre 1692-1729 (vue 35).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Le vingt neuf d’avril mil sept cent six je moy
Jean Martial Garnier prestre pris possession de la
cure de Saint Fort presentée par Monsr Jean Jary
prestre curé de Saint Georges de Menil le dix septieme
jour de mars de la presente année, en presence de
messieurs Jean Hirreau (?) demeurant à Châteaugontier
François Provost marchand demeurant à Menil, Mathurin
Garnier assisté de monsieur Delamarre, notaire
apostolique. Signé J.M. Garnier.

 
   
 
   

1728 - Vente de la quête de « la guilanneuf »

   
   
 
   

Signalé par Marie-Thérèse Gonord (5 mars 2005).

 
   

Référence : registre 1692-1729 (vue 136).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
1728
La gui-
l’anneuf (sic)
Le jour de l'Epiphanie sixieme jour de janvier l'an 1728
la queste de la guilanneuf (sic) a été vendue après les
encheres à N. Bouassard metayer des Fosses paroisse
de Basouge la somme de soixante et quatre livres, que
ledit Boissard a payé ledit jour argent comptant à
Jean Lebrun procureur marguilier en charge.
 
   
 
   

1728 - Bénédiction des images de l'église

   
   
 
   

Signalé par Marie-Thérèse Gonord (5 mars 2005).

 
   

Référence : registre 1692-1729 (vue 136).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
Benediction
des images
de l’église
de Saint Fort
l’an 1728.
Le dimanche huitieme jour du mois d'octobre l'an
mil sept cent vingt et huit en conséquence de la
commission de monseigneur l'evesque de Angers en datte
du 30 octobre dernier, nous curé soussigné avons solennellement
beni à l'issue des vespres en presence de tout le peuple
en observant les ceremonies ordinaires et accoutumees de
l'Eglise, les figures ou images qui sont exposées en
l’eglise de la paroisse de Saint Fort, sçavoir celles de Notre
Seigneur, de saint Fort, de la bienheureuse Vierge Marie,
de saint Michel Archange, de saint Evroul abbé et
patron de laditte paroisse de Saint Fort, de Saint
Jean l'Evangeliste, de sainte Marie Magdelaine, de
saint Sebastien, de saint René, de saint Mathurin, de saint
Simon et de saint Gilles, à ce que la posterité
n'en ignore. Glose : curé soussigné.
 
   
 
   

1734 - Vente de la quête de l’« anguilanneuf »

   
   
 
   

Signalé par Marie-Thérèse Gonord (5 mars 2005).

 
   

Référence : registre 1738-1761 (vue 71)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Laguilanneuf
de 1734

Le 6eme jour de janvier l’an 1734 la queste de la guilanne[uf]
a été vendue à Jean Seyard demeurant au bourg de ceant
la somme de soixante et quinze livres et l'argent que l'on a trouvé
se monte à la somme de douze livres.
 
   
 
   

1745 - Collecte de la taille

   
   
 
   

Signalé par Marie-Thérèse Gonord (5 mars 2005).

 
   

Référence : registre BMS 1752-1761 ( vue 14).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

(sur une feuille volante restée dans le registre)

Les collecteurs de l'année prezante mil cept
cent quarante et cinq font avertis leur
cottise qu’il les à leur payée la tallie
atandu qu’il sont pressé de monsieur le reseveur
ou auttremant il front des frais.
Comme ausis il pris les mestre et mestrese qui ont
des serviteure qu’il l’est à leur payée leur
capittassion don il retienderon sur leur gaige.

 
   
 
   

an VII - « Homicidé » par les Chouans

   
   
 
   

Signalé par Valéry Duroy (2010-10-28)

 
   

Référence : NMD an XI-1812 (vues 38-39/134)

 
 

Transcription par Valéry Duroy

 
  Sur cet épisode tragique, voir un article de Francis Uzureau, "Assassinat d'un prêtre assermenté par les chouans (1799)", dans "La Province du Maine, t. XVI, 1908, p. 200-203.  
   
 
   

Décés
de Jean
Francois
Hayér
qui a eu
lieu le
29 floréal
an 7.

(vue 38 page gauche)

L'an treize de la République, le quinzième jour du mois de messidor
sur les huit heures du matin.

Par devant nous René pineau, maire et officier public de l'état civil
de la commune de Saint-Fort, canton de Château-Gontier, troisième
arrondissement communal du département de la Mayenne
s'est présenté le sieur Georges Le Vayer chirurgien demeurant à Châte[au]
Gontier, lequel m'a représenté les actes officiels dont j'ai fait la transcript[ion]
littérale qui suit.

Extrait des minutes du greffe de la justice de paix du canton de Château-Gontier,
chef lieu du troisième arrondissement communal du département de la Mayenne. 

Aujourdhui sixième jour de messidor, l'an treize de la République française,
sur les sept heures du matin.

Devant nous Pierre-René Le Motheu Chitray, juge de paix du canton de
Château-Gontier, chef lieu du troisième arrondissement communal du départem[ent]
de la Mayenne, assisté de Michel Bérot notre greffier ordinaire, s'est présenté
le sieur Georges Le Vayer chirurgien et notre suppléant, demeurant ville de
Château-Gontier, chef lieu de ce canton, comme mari de dame Jeanne-Anne
Hayer, et a dit que le sieur Jean François Hayer, prêtre domicilié de la
commune de Saint-Fort, en ce canton, frère germain de l'épouse du
comparant, né à Château-Gontier le dix novembre mil sept cent
quarante cinq, fils de feu Jean-Charles Hayer, vivant huissier, et de
Jeanne le Monnier de la Gurivais, mariés domiciliés et décédés en
cette ville, fut expolié et enlevé de sa maison, sise au bourg de
ladite commune de Saint Fort, le vingt neuf floréal an sept
sur les six heures du soir par une bande nombreuse de chouans
armés ; que ledit Hayer étant agent municipal de ladite commu[ne],
ex curé constitutionnel de celle de Pommerieux, en cet arrondisse[ment]
et acquéreur de biens nationaux et ne s'étant point montré depu[is]
cette époque, il était à présumer qu'il a été homicidé par les Chou[ans] ;
que lui exposant, ayant été prévenu que plusieurs personnes avaient
connaissance de l'enlevement dudit sieur Hayer et même de sa mor[t]
et desirant qu'il en fût par nous dressé acte de notoriété, pour que son déc[ès]
fût constaté d'une manière certaine et légale, il a obtenu de nous cédule
le prémier de ce mois, tendante à faire citer à comparoir devant nous, ce jour,
lieu et heure, ceux qui auraient connaissance des faits ci dessus dénoncés
pour nous faire leur rapport, et qu'il en soit par nous dressé acte, pour
quoi il nous requert de recevoir les déclarations de Jean Pillet, de Mathieu
Raimbault, metayers au lieu de la Vicelle, demeurant en ladite commune
de Saint Fort, auxquels ladite cédule a été notifiée par exploit de
Houdmon, l’un de nos huissiers, en date du prémier de ce mois, enregistré
au bureau de cette ville le même jour, et des autres temoins ci presents
et comparaissant volontairement ; et ledit sieur Le Vayer a signé après
lecture (*) la minute G. Le Vayer. (*) signé à ; renvoi approuvé. 

(vue 38 page droite)

Ont au même instant comparu 1° Ledit Jean Pillet âgé d'environ
soixante trois ans, lequel après lecture faite de l'exposé ci-dessus et
serment par lui prêté de dire verité, nous a declaré que quelques
temps après la fête de la Pentecôte dudit an sept, le soir vers la
brune, six à sept Chouans armés vinrent chez lui et lui dirent d'aller
dans le bois de la Vicelle avec eux pour enterrer monsieur Hayer de
Saint Fort ; qu'ils l'emmenèrent vers le milieu dudit bois, et qu'étant
à quinze ou vingt pas d'un homme couché la face contre terre, les
Chouans lui dirent : le voilà ; qu'il ne reconnut point alors ledit Hayer
ni ne se rappelle comment il était vetu ; et que sur l'ordre des Chouans,
il aida à l'enterrer, environ quatre heures après, avec ledit Mathurin
Raimbault et Jacques Houssin, son voisin, metayer à la Bretonnière
qui appartenait audit sieur Hayer.

2° Ledit Mathurin Raimbault, lequel a dit être agé de quarante
sept à huit ans ; et serment par lui fait de dire verité, a dit que
dans le temps dont est ci-dessus question, ledit Jean Pillet, son beau-
pere, arrivant à la maison, après le soleil couché, lui dit : Monsieur
Hayer est mort, les Chouans viennent de me le montrer et nous ordonnent
à vous et à moi d'aller l'enterrer cette nuit ; qu'il partit de chez eux
avec son dit beau-pere et allerent vers le milieu dudit bois de la
Vicelle, accompagnés dudit Jacques Houssin, qui avait aussi eu l'ordre 
de s'y rendre et qu'ils y trouverent un homme mort, qu'il reconnut
positivement être ledit sieur Hayer ; et que tous les trois ils l'enterrerent,
et qu'alors les Chouans étaient retirés ; qu'il ne se rappelle point
comment ledit cadavre était vétu.

3° Ledit Jacques Houssin (*) a dit être agé de quarante-quatre ans et serment
par lui fait de dire verité a declaré qu'environ huitaine après la Pentecôte
de l'an sept, un Chouan armé d'un fusil vint chez lui, une heure après le
soleil couché, et lui dit d'aller chercher ceux de la Vicelle pour avec eux aller
enterrer dans le bois de la Vicelle le sieur Hayer son maître qui etait tué ;
qu'il fit tout ce qui était en lui pour s'en dispenser, mais que le Chouan
lui dit qu'il fallait y aller ; que craignant les suites qu'aurait eu son refus,
il alla audit lieu de la Vicelle et se rendit avec les susdits metayers vers
le milieu dudit bois de la Vicelle où il vit et reconnut ledit sieur Hayer
mort et vétu d'une veste et pentalon de sciamoise rayée jaune ; qu'il
avait le tour du col tout ensanglanté ; et que lui et lesdits metayers
de la Vicelle l'enterrerent tout habillé. (*) demeurant en ladite commune.

4° Françoise Duchemin, veuve de Jean Sinot, demeurant commune
de Basouges en ce canton, agée de cinquante quatre ans, laquelle
serment fait de dire vérité, a declaré que le samedi veille de
la Trinité de l'an sept, une troupe de dix à quinze Chouans armés
vinrent sur les cinq heures du soir en la maison ci-dessus designée
dudit sieur Hayer, chez lequel elle demeurait alors en qualité de

(vue 39 page gauche)

servante domestique ; que les Chouans burent et mangerent et changerent
de chemise dans la chambre dudit sieur Hayer à qui ils dirent : il faut
vous en venir avec nous pour parler à Pimousse qui vous attend dans une
pièce ; qu'ils emmenèrent avec eux ledit sieur Hayer alors vétu d'un
bonnet de cotton blanc, d'une robe de chambre, d'un gillet et pentalon
de sciamoise à rayures jaunes et en sabots ; que le bruit public vint
ensuite qu'il avait été tué par les Chouans.

5° René Pineau âgé de trente huit ans, maire de ladite commune de
Saint Fort, y demeurant au lieu de la Rondelière. Serment par lui fait [de]
dire vérité, a declaré que la veille de la Trinité an sept, étant dans s[on]
jardin, il vit ledit sieur Hayer dans le chemin qui conduit à Mollières
proche l'église de Saint Fort, entouré de plusieurs Chouans armés de fusi[ls]
et allant tous ensemble vers Mollières ; que ledit Hayer était en bonne[t]
de nuit, en robe de chambre et en sabots ; qu'il ignore où ils le conduisi[rent]
mais que le bruit se rependit que les Chouans l'avaient tué se même
jour. Et le déclarant a signé (*) la minute est signée (*) René Pineau (*) après lecture.

6° Michel Bertron, agé de trente un an, closier au lieu des Sayeux,
demeurant en ladite commune de Saint fort. Serment fait de dire veri[té]
a declaré que la veille de la Trinité, en l'an sept, sur les siz heures du so[ir]
il vit six à sept personnes armées allant vers la maison dudit sieur Hay[er] ;
qu'une partie de ces hommes étaient vétus en bleu uniforme national ;
qu'on lui dit le lendemain que c'etaient des Chouans qui avaient emmené
ledit sieur Hayer ; qu'ils l'avaient tué.

7° Renée Raison, femme de Jacques Logeais closier au Buharay di[te]
commune de Saint Fort, y demeurant, agée de cinquente sept ans,
après avoir fait le serment de dire vérité, declare que la veille de l[a]
Trinité de l'an sept, demeurant alors à la closerie de la Brosse, près le bou[rg]
de Saint Fort, elle vit sur les six heures du soir le sieur Hayer en bonn[et]
blanc et en sabots, ne se rappellant pas les autres vètemens, passant
devant ladite maison de la Brosse, étant (*) pâle et ayant un air bien
craintif et entouré d'une bande de Chouans armés ; qu'il la salua en
passant et lui dit : bonjour ; et que les Chouans di(r)ent à elle declarante
de se retirer dans sa maison ; que peu de temps après elle apprit par
la voix publique que les Chouans l'avaient tué. (*) bien.

De tout quoi nous juge de paix avons fait et arrêté le présent acte
de notoriété au lieu ordinaire de nos séances pour servir et valoir ce que 
de raison ; et avons signé avec notre greffier, tous les témoins sus étab[lis]
ayant déclaré ne savoir signer de ce enquis après lecture fors le si[eur]
Pineau, et n'être ni parens ni alliés dudit sieur Hayer ni du
dit sieur Le Vayer réquérant à Château-Gontier lesdits jour et an ci des[sus].
La minute est signée Le Motheux Chitray, Bérot greffier. Enregistré à
Château-Gontier le six messidor an 13, fol 113 r° C5, reçu le …
compris, un franc dix centimes pour le receveur signé Le Breton pour

(vue 39 page droite)

copie conforme à la minute Le Motheux Chitray, Berot greffier.
Scellé gratis.

Homologation du procès verbal de décès du sieur Jean Hayer, prêtre.

Aujourdhui neuf messidor, l'an treize de la république française et
le prémier du regne de Napoleon, à onze heures du matin.

Vu par le tribunal extraordinairement assemblé en la chambre du
conseil l'acte de notoriété dressé par le juge de paix de ce canton le
six de ce mois, à nous présenté par le sieur Georges Le Vayer, l'un de ses
suppléans, duquel procès verbal il résulte que le sieur Jean-François Hayer,
prêtre, domicilié de la commune de Saint Fort, son beau-frere, a été  
extrait de sa maison le vingt-neuf floréal an sept sur les six heures
du soir par une bande de Chouans armés qui l'ont conduit dans une
partie du bois de la Vicelle, situé en la même commune de Saint Fort,
où ils l'ont assassiné et fait inhumer dans le même soir. Après
avoir entendu monsieur le procureur impérial dans ses conclusions,
le tribunal a homologué ledit procès verbal qui tiendra lieu d'acte
de décès dudit sieur Hayer prêtre.

En conséquence, il est ordonné que ledit procès verbal et le présent
jugement seront inscrits sur les deux registres des actes de décès
de la commune de Saint Fort pour la presente année et que mention
en sera faite d'une manière uniforme sur les deux registres de décès
de l'an sept en marge et vis à vis les deux actes qui se rapporteront
le plus près du vingt neuf floréal.

Ainsi jugé par nous Martin-françois Hebert, président,
François-Madelaine Loré et Michel François Martin, juge, en
présence de monsieur le procureur impérial et assistés de maître
Pierre Bize greffier (*).

La présente transcription certifiée conforme aux originaux qui
ont été remis audit sieur Georges Le Vayer par nous maire et officier
public de l'état civil de la commune de Saint Fort lesdits jour, mois
et an ; et note en a été par nous faite aux registres de l'an sept
conformement au jugement ci-dessus.

(*) Enregistré à Château-Gontier le douzième jour de messidor an treize
de la république. Recu trois francs trente centimes. Signé Quinefault
pour expédition conforme à la minute. Signé Bize greffier.

Le présent renvoi de trois lignes approuvé. Trois autres renvois
chacun à la fin de l'article qui le compete. Deux mots en interligne,
sept mots rayés, le tout approuvé.

A la maison commune de Saint-Fort les jour, mois
et an ci-dessus.

(Signature)

Pineau
maire

 
   
 
 
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