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Archives départementales de la Mayenne
Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Parné-sur-Roc

 
   
 
   

1626 - Pluies et inondations

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (16 novembre 2004) et Nicole Breau (2005-04-06)

 
   

Référence : B. janv. 1600-1639 (vue 72/124).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

 

Souvenances de ce que s’ensuyt
1626

Voicy de tres estranges advenements
pour la saison c'est que tout le moys
de juin a esté froit et pluvieus
principalement si pluvieus que par
l’espace de sinq à six jours continuellement
les desris ont esté et principalement
durant trois jours que l’on n’a veu l’eau
en hyver plus grande qui a causé le
long de cette petite rivière perte
grande et notable presque de tous les
foings si en vueille butteau et andain
avec les bleds voisins ycelle riviere et autres
grains lesquels desris et abondance de
pluye a esté universelle perte mesme des
lïns qui pourrissoient, bleds et autres grains
vergets ou les bouriers ont pris le dessus.
Touttefois Dieu soit loüé de tout.

 
   
 
   

1629 - Chronique :
reddition de La Rochelle, jubilé

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (16 novembre 2004) et par Nicole Breau (6 avril 2005)..

 
   

Référence : registre 1600-1639 ( vue 83).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

 

1629
Souvenances de ce que s’ensuit

Cest que le jour de la Toussaincts 1628 La Rochelle
se rendict à l’obeissance du roy et ensuitte
le Sainct Pere le pape Urban huictiesme
envoya le Grand Jubilé en France qui fut
celebré en ceste parroisse par l’espasse de
quinze jours le premier desquelz fut le
vingt quatriesme decembre an susdit et finit
le septiesme janvier 1629, ainsy que l’avoit
ordonné monseigneur Charles de Beaumanoir
evesque du Mans. Laudetur Deus.

Thomas de Brec me scripsit die nona
supradicti mensis et anni 1629
Dic pro illo Pater Noster semel.

 
   
 
   

1629 – Première messe
chantée par le nouveau curé

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2006-04-23)

 
   

Référence : B 1600-1639 (vue 84/124)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
 

Le 24 du moys et an que dessus [janvier 1629]
messyre René Guillet chanta sa
premiere messe en l’eglize d’où je suis.

Jesus est amor meus.

 
   
 
   

1651 - Inondations

   
   
 
   

Signalé par par Nicole Breau (6 avril 2005) et par Françoise Gautier (12 avril 2005).

 
   

Référence : B. 1640-1665 (vue 46/118).

 
 

Transcription à compléter.

 
   
 
 

En la mesme annee, mesme temps et mesme jour
que dessus [15 janvier 1651], les eaux commenserent a croistre, et furent
tous les jours suivants jusqu’au vingtiesme jour si
extraordinairement grandes qu’on ne les a point de cognoiss[ance]
d’homme veües si debordées. La plus grande partie des ponts
de dessus les grandes rivieres de France ont estées emport[és]
par leur rapidité, mais principalement à Paris le Pont au
Change, à Angers les Ponts Neufs, les Treill_ _ _ , 20 ou 30
maisons des grands ponts, les ponts de Sablé, et autres
ruisnes innombrables de cette nature causees par ce s[_ _ _]
deluge

 
   
 
   

1654 - Bénédiction de la grosse cloche

   
   
 
   

Signalé par Nicole Breau (6 avril 2005) et par Françoise Gautier (12 avril 2005).

 
   

Référence : registre B. 1640-1665 (vue 59/118).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Le sixiesme jour de janvier en l’an mil six cens
cinquante et quatre fut faitte la benediction de la
grosse cloche de cette eglise par venerable et
discret Me François Mabit prestre curé (*) au
diocese d’Angers, et nommée Marie par noble
et discret Me Jacques Le Febvre prestre chanoine
de l’eglise d’Angers et cure de ceans, et
damoiselle Anne Marie de Giet veufve de
deffunct noble René de Cordon escuier sieur
de Montguion.

(*) de Pruillé (en marge)

 
   
 
   

1677 – Assassiné "dans le grand chemin de Laval"

   
   
 
   

Signalé par Odile Daugy (2008-02-14)

 
   

Référence : BMS 1674-1687 (vue 20/114)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
 

Le dixiesme febvrier an que dessus [1677] mourut Guillaume
Bastier paroissien de la Sainte Trinité de Laval, assassiné
dans le grand chemin de Laval proche de la metayerie
de la Picoulière qui fut inhumé dans le cimetière de
ceans par moi prestre curé en presence de Jean
Nudpied et Jean Patin ses deux beaux freres
qui sont signés.

(Signatures : )

P. Gasnier
J. Nupiez
J. Patin

 
   
 
   

1692 - Bénédiction de la grosse cloche

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (14 novembre 2004).

 
   

Référence : BMS 1687-1705 (vue 42/123).

 
 

Transcription incomplète.

 
   
 
 

 

B.
la
grosse
cloche

(vue 42)

Le vingt et troyssieme septembre 1692
fut faicte la benediction de la grosse cloche
de cette eglise par nous curé de Parné
soubsigné et nommée Marie par mestre et _ _ _
René Thrioche curé de ladicte paroysse
et dame Marie Bouvier epouze

(vue 43)

de noble andré Coutard seigneur de Souveré (sic pour Souvré) et
de Jonchere conseiller du roy receveur des tailles
anciennes et alternatives et des octroys de l’election
de laval ont assisté à la ceremonie venerable et
discret Me Daniel Martin curé de Mayssoncelle
et vénérable et discret Mre Pierre Martin curé de
Forcé, messire Louis Houlliere escuyer signeur
du Boysbureau et le susdit noble Andre Coussart
et plussieurs autres thesmoyns, Et Me Jacque
Pellerin pretre habitué audict Parné.

 
   
 
   

1738 - Acte de décès d'un enfant
né de parents « étrangers passants »

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2006-04-20)

 
   

Référence : BMS 1706-1755 (vue 231/537)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
 

Joseph Marie fils de
Jean François Gotier et de Marie Leduc
etrangers passants mariés à ce qu'il nous a paru
par leur extrait de mariage datté de Saint Martin de Mombré
eveché de Coutance du dix feuvrier mil sept cent cinq
[lire "mil sept cent trente cinq" ?]
signé Fleury curé dudit lieu et certifié au bas par
Jean Lejeune vicaire de laditte paroisse, ledit
certificat du seize feuvrier de la même année le
dit Joseph Marie né le douze may mil sept cent trente
et huit a été baptizé le même jour par nous curé
soussigné ; parain Joseph Perrier métaier au Boulay
qui requis a dit ne sçavoir signer aussi bien que ledit
Gotier pere present qui a dit ne sçavoir signer ; marainne
demoiselle Marie Gougeon epouse au sieur Martin Buisard
du Coudray soussigné avec nous. Presents ledit sieur du Coudray
et le sieur Pierre Marcoul sieur du Bignon.

(Signatures : )

M. Buisard
M. Gougeon
Pierre marcoul
Cazalez
curé de Parné

 
   
 
   

1776 –  Inhumation d’une fille morte
"dans le sein de sa mère", ondoyée sur une main

   
   
 
   

Signalé par Valérie Duroy (2007-01-24)

 
   

Référence : BMS 1770-1790 (vue 85/333)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Inhumation d’une
fille Heaulmé

Le douze du mois d'août 1776 a été par nous prestre soussigné inhumé
au petit cimetiere le corps d'une fille morte d'hier dans le sein de
sa mere nommée Françoise Guyard epouze de Rene Heaul-
mé métayer à la Bellengerie, après avoir été ondoyée sur
une main sortie par la nommée Marie Viot en présence
du pere susdit. Ladite sépulture faitte en présence desdits Heaulmé
et Viot qui ne savent signer.

(Signature : )

J. Dalibard prestre.

 
   
 
   

1779 – Inhumation de trois frères et sœur

   
   
 
   

Signalé par Valérie Duroy (2007-01-24)

 
   

Référence : BMS 1770-1790 (vue 119/333)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Sep. de
Jacques
et de Charles
et de Françoise
les Marcoul

Le dix octobre mil sept cent soixante dix
neuf à été par nous prieur curé soussigné
inhumés les corps de Jacques Marcoul,
agé d'environ onze ans, de Charles Marcoul,
agé de deux ans, et de Francoise Marcoul,
agée de six mois, tous baptisés icy, et
décedés d'hyer au Verbusson en cette paroisse,
fils et fille de Jacques Marcoul tissier
et de Françoise Gary au grand cimetiere
de cette paroisse, en présence de Mathurin
Mary qui ne signe, et de Pierre Mary, soussigné.

(Signatures : )

P. Mary
F.J. Tafforeau curé de Parné

 
   
 
   

1786 - Translation de la Vraie Croix

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2006-04-06) et par Valérie Duroy (2007-01-24)

 
   

Référence : BMS 1770-1790 (vue  260 D-261)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

 

Translation
de la
vraie Croix

(vue 260)

Aujourdhuy vingt aoust mil sept cent quatre vingt six, en
consequence de la permission accordée par monseigneur l'illustrissime
et reverendissime evêque du Mans à Mtre François Joseph
Tafforeau prieur curé de cette paroisse d'exposer à la veneration et
adoration des fideles une pretieuse particule de la vraie Croix, à
luy donnée par venerable messire frere Charles Jean Bruno
Matagrin, prêtre conventuel commandeur ecclesiatique de l'ordre de
Malthe prieur de Saint Jean de Corbeil, laquelle permission en date
du douze juillet dernier signée Paillé vic. gen., et plus bas
de Mandato Decolle ; nous avons fait la translation solennelle
de ladite relique de la chapelle du cimetiere en l'eglise ; ensuite de
laquelle a été chantée la messe paroissiale par le susdit venerable Mre
prieur de Corbeil ; et l'après midi les vespres et complies solennelles
à l'issüe desquelles le salut et la benediction de la vraie Croix

(vue 261)

enfin le Te Deum et actions de graces. Ont assisté à la
ceremonie Mtres Pierre Goyet curé de Forcé, Pierre Denais
lequel a prononcé un discours analogue à la fête, Etienne
Cormier de la Potiniere, l'un et l'autre vicaires de la paroisse
de la Trinité de la ville de Laval, et ledit Mtre
François Joseph Tafforeau prieur curé, et Joseph
Toussaint Duchemin vicaire de cette paroisse, lesquels ont
signé. Deux mots rayés nuls.

(Signatures : )

Le command. Matagrin
prieur de Saint Jean de Corbeil
P. Goyet, p.c.d.f.… [prêtre curé de Forcé]
E. Cormier de la Potinière, prêtre vicaire
de la Trinité de Laval
J.C. Duchemin
P. Denais, pretre vicaire de la
Trinitté
F.J. Tafforeau prieur curé de Parné.

 
   
 
 
1793 - Tué par les Vendéens
 
   
 
 

Signalé par Joël Desnoe (2009-07-29)

 
  Référence : NMD 1793-an XI (vues 334-335/388)  
  Transcription complète par Joël Desnoe.  
   
 
 

 

Decès de
Louis Legerot

(vue 334)

Aujourd'hui vingt huit nivose an dix
de la République française une et indivisible
par devant nous Guilleaume Gouesse
et René Ledoux commissaires rédacteurs
pour le rétablissement des actes civils
de la commune de Parné et
nommées pour cet effet par délibération
de l'administration municipale du ci devant
canton de Parné en datte du vingt un vendémiaire
an sept, et en vertu de la declaration à nous
faites par la citoyenne Marie Legerot
femme du citoyen François Guiton, laquelle
nous a se jourd'hui déclaré que Louis Legerot
son père
fils de Jacques Legerot et Louise Haubois
époux de Marie Bourgonnier a été tuée

(vue 335)

(page gauche)

par les vendéens le vingt huit novembre
mil sept cent quatre vingt treize (vieu stile)
et se sans que l'acte de sepulture en aye ét[é]
dressé jusqu'à se jour, pour quoi avons
dressé le présent acte de déces dudit feu
Louis Legerot audit nom agé d'environ
soixante ans, natif d'Entrames
au département de la Mayenne et se
en présence des citoyens François Mal[ine]
journallier agé de soixante seize ans,
de Marie Meignan femme dudit Malin[e]
agé de quarante six ans, de René
Repussard agé de cinquante
six ans, de Jean Neré tisserand
agé de trente quatre ans,
de Jean Paumard agé de quarante
deux ans, de Pierre Gary fabriquant
agé de trente neuf ans,
et de Louise Legerot agé de vingt trois ans femme du citoyen
Jacques Cilvestre Ledoux, tous
domicilliés dudit bourg et commu[ne]
de Parné, ayant aux terme des lois
toutes les qualités en tel quas requis[es]
pour être r(e)çu a thémoignage.
Lesquels onts signé avec nous
fors et à la reserve desdits François

(page droite)

Maline, Marie Megnan
ets de laditte Marie Legerot
audit nom lesquels ont déclaré
ne savoir signé.
Fait et arrêté a la mairies du
dit Parné le jour, mois et an
que dessus. Raturéés deux mots nuls interligne :
agé de vingt trois ans. Le tout approuvéés
cy qu'n autre mot surchargé aussi approuvéés.

(Signatures : )

G. Gouesse
Réné Repussard
J. Neré
C. Gary
Louise Legerot
Jacques Le Doux
J. Paumard
R. Le Doux
G. Gouesse
Gougé

 
   
 
   

an II - Cinq citoyens massacrés
par les brigands nommés chouans

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2005-10-20)

 
   

Référence : NMD 1793-an XI (vues 54-55/388)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

 

 

Deces des
citoyens
René
Repussard
René Le
Breton

(vue 54)

(page gauche)

Aujourd'hui cinq thermidor l'an deuxième de la
Republique française une et indivisible à six heures
du matin par devant moy Jacques Foucault membre
du conseil general de la commune de Parné

 

Jean
Moreau
Jullien
Reillon
Michel

Faucheux

(page droite)

distric de Laval departement de la
Mayenne, elu pour recevoir les actes destinés à
constater la naissance, les mariages et le deces des
citoyens, sont comparus en la maison commune
les citoyens Jullien Poirier maire,
Jullien Marcoul, Jullien Cusson, René
Guiard, Jacques Landelle et François Garot, tous officiers
municipaux de laditte commune de Parné, lesquels
m'ont déclaré conformément à leur proces verbail
en datte de ce jour quy constate que le jour d'hier
trois heures après midy, les brigands nommé chouans
ont entré dans le bourg à force armée et ont tué et
masacré les citoyens sy apres denommé à sçavoir
René Repussard tisserand agé de cinquante ans veuf
de defunte Anne Perlemoine, René Le Breton journallier
agé de cinquante un ans époux de Jeanne Mâline, Jean
Moreau agé de quarante quatre ans époux
de Marie Fournier, Jullien Peillon tisserand agé de
cinquante huit ans fils de deffunts Leonard Peillon
et de Jullienne Treboux. En outre les susdits officiers
municipaux m'ont declaré que le même jour d'hier
les brigands nommés chouans etant sur notre commune
passant par la Tourtellière ont masacré le citoyen
Michel Faucheux couvreur agé de vingt neuf ans
époux de Louise Hacque tous domicillié dans laditte
commune de Parné où d'après leurs proces verbaux
j’ay constaté l'acte de leurs deces dont les susdits
officiers municipaux ont signé avec moy, à la reserve
de Jacques Landelle et François Garot quy ont

(vue 55)

declaré ne sçavoir signé.
Fait en la maison commune de Parné les jours,
mois et an sy dessus. Rayé quatre mots nuls aprouvez.

(Signatures :)

Jullien Perriere merr (sic)
René Guiard
J. Marcoul officier
J. Cusson
J. Foucault officier
public

 
   
 
   

an VII - Décès d’Annibal, "orphelin de la patrie"

   
   
 
   

Signalé par Archives de la Mayenne (28 juillet 2009)

 
   

Référence : NMD. 1793-an XI (vue 221/388)

 
 

Transcription complète par Valérie Duroy et Joël Desnoe.

 
   
 
 

Décès de Annibal
enfant mâle dit
enfant abandonné (ligne barrée)
Annibal (ligne barrée)
orphelin de la patrie

et de l’administration
municipale de Laval.

Aujourd'hui
vingt un brumaire an sept de la
République française une et indivisible
à cin (sic) heures â près midie par dévant moi
Guilleaume Gouesse agent municipal de la commune de
Parné sont comparuë en la maison commune de ce lieu Julien
Heaumé domicilié des Eccotes dite commoune de Parné
accompagné de Michel Maubousin tisserand et de
François Garnier laboureur, tous majeurs et
domicilié de ladite commune de Parné, lesquels
nous ont déclaré que Annibal orphelin de la
patrie suivant le procès verbal en date du six brumaire
an sept à nous présenté par ledit Julien Heaumé chargé
d’élévé cet enfant, etoit décédé du jour d'hier dans la
maison dudit citoyen Heaumé situé aux Eccottes en cette
commune de Parné agé de 14 jours. D'apprès cette
déclaration je me suis sur le champ transporté aux
lieu de se domicille, je me suis assuré du déces dudit
Annibal orphelin de la patrie et j’en ay dressé le présent
acte que toutes les parties etablies au present acte
ont déclaré ne savoir signé. Fait à la maison commune
de Parné le jour, mois et an que dessus. Raturé un mot nul,
trois mots surchargé d'encre et un renvoie, le tout approuvé .

(Signature : )
G. Gouesse
a gtmpl (agent municipal)

 
   
 
   

an VII - Mort de Harnais, dit Mousqueton

   
   
 
   

Signalé par Odile Daugy (2006-08-25)

 
   

Référence : NMD 1793-an XI (vue 224/388)

 
 

Transcription complète Valérie Duroy et Joël Desnoe.

 
   
 
 

Décès de
Charles Harnois
dit Mousqueton

(page gauche)

Aujourd'hui dix pluviose an sept de la République française
une et indivisible à heures de midie, par devant moi Guilleaume
Gouesse agent municipal de la commune de Parné est comparu
en la maison comm[un]e dudit Parné le citoyen Paumard juge [de]
paix dudit canton de Parné, lequel assisté des citoyens Charles
Pieau journallier et de Michel Maubousin tisserand, tous
les deux domicilié du bourg et commune dudit Parné le-
quel a déclaré à moi Guilleaume Gouesse qu'uayant été
instruit qu'un homme avait été tuéé sur le lieu de la
Bouhourdière située dite commune de Parné il s'y était
transporté et en avait rédigé le procès verbal
dont la teneur suit.
 
Nous Pierre Paumard juge de paix du canton de Parné
département de la Mayenne, assisté du citoyen Pierre
Laporte notre greffier et la présence du citoyen Mar[…]
fils commissaire près le canton de Parné, nous sommes
transporté à la réquisition dudit commissaire au li[eu]
de la Bouhourdière commune de Parné pour dressé
procès verbal qui constate le genre de mort d'un
individüe tuéés hier sur ledit lieu de la Bouhourdière
suivant le proçès verbal signé des citoyen Gallot et
Foucquet, gens d’armes à la résidences de Laval, on nous
a cond'huit dans le champs appellé l'Écussiau de la
Bouhourdiere ou le métayer dudit lieu l’avait innum[é]
de peur qu'il fut mangé pendant la nuit par quelques
bêtes férosse. Nous avons ordonnéé l'exheumati[on]
dudit cadavre affin quil fut visité par un officier de
sancté appellé à cet effet et se qu'ayant eté exécuté le
dit officier de sancté a examinéé le cadavre qu'on
nous a dit etre celui du nomméé Charle Harnais dit
Mousqueton attaqué de coup de feu par des gens d'armes
à la résidence de Laval qui le conduisaint à la brigade
de Meslé (*), lequel s’était échapé de leur mains par le
chemin de Chéré ; il était déja à cent pas
de la grande route dans ledit chemin de Chéré qu'and il a
été attaint d'une balle ; nous avons vu l'end'roit désigné
par des trasse de sang et le papier de la cartouche ; il avait
été transporté de là audit lieu de l'Ecussiaul où examain

(page droite)
 
fait dudit cadavre
par l'officier de
sancté il a réconu
être le corps d'un homme de cinq pied deux
pouces, cheveux chatains noirs, menton carréé,
nez moyen, bouche moyenne, barbe naissante,
agé de vingt et quelque anéé. La terre qui masquait tous
les traits de la figeure nous empêchait de le signaller plus
avantageusement. Ledit cadavre vettu d'une veste noire,
gillet de roze blanche, un grand pantalon bleu bordéé de
rouge, une chemise, des chaussons, des sabbots, le tout
en mauvais état. Avons rémarqué à la seignéé du
bras droit une plais transverssalle de la longueur d'un pouce
et demie se bornant à la peaux toutte laffasse interne
de l’avant bras noire et la partie externe dudit bras
cottériséé par le feu occasionnéé par la brulure de ses
vettemens du même côté. Avons rémarqué à la partie
lattéralle droitte de fasse à un pouce du trou auditif de l'orreille
droitte une ouverture qui nous a paru être celle faitte par
une balle de cartouche mise en mouvement par la
poudre à canon, laquelle balle nous estimons qu’elle
a sortie par la bouche. Avons rémarqué une déchirure
à la commissure des lèvre du côté gauche et la langue
entièrement déchiré. Nous estimons que ses endroits
sont les passages de la balle qui a été la cause premiere de
la mort de cet individus. Tout ce que dessu et d'autre
part affirmons etre véritable. Lecture faite du
présent procès verbal audit officier de sancté, y a
persisté et à signé avec nous. Apprès quoi avons
ordonnéé le trnsport dudit cadavre au lieu ordinaire
de l'innumation de la commune de Parné pour y être
enterré et d'apprès la lecture de ce procès verbal et l’assurance
que j’ay prinses de la vérité j’ay rédigé le présent acte
que lesdits citoyens Charle Pieau et Michel Mauboussin onts
déclaré ne savoir signé. Fait à Parné le jour, mois et an que
de l'autre part. Deux mots rayés nuls.

(Signatures : )

Paumard
juge de paix
G. Gouesse
a gtmpl (agent municipal)

(*) Meslay-du-Maine.

Charles Harnois, dit Mousqueton, ne doit pas être confondu avec Charles Tribondeau, dit Mousqueton, qui fut arrêté le 1er juin et fusillé dans les mêmes conditions que son homonyme à l'entrée du bois de l'Huisserie.

Harnois (Charles), dit Mousqueton, originaire de l'Orne, avait servi dans le régiment d'Aunis. D'après les pièces de son procès, il fut arrêté le 8 août 1797 à Craon, puis emprisonné à Laval et envoyé rejoindre son corps, qu'il déserta pour la seconde fois. Repris le 2 mars 1798 à Mayenne et aussitôt incarcéré, il s'évada le 21 avril, mais fut ressaisi le même jour et conduit à Brest où était son corps. Il déserta encore, fut pris par des gendarmes déguisés, avoua qu'il avait tué 47 personnes, et rentra dans la prison de Laval, le 12 janvier 1800 [sic pour 1799].

Ainsi ce n'est pas en l'arrêtant que les gendarmes le fusillèrent, mais suivant une pratique trop fréquente alors, en le conduisant à Tours. Si peu digne d'intérêt que soit ce Chouan, transfuge des républicains, il faut flétrir, avec le juge Midy, la conduite de l'escorte qui le fusilla près de Parné, sous la fausse insinuation qu'il voulait s'évader. Or, écrit Midy au ministre de la Justice, « il était en sabots, dans un état de faiblesse qui obligeait les gendarmes à le soutenir et il était lié avec une corde ».

Capitaine de paroisse dans la division de Jambe-d'Argent, avait servi sous le drapeau républicain avant de s'unir aux Vendéens. Difforme et féroce, il déshonorait la cause qu'il avait embrassée. Dépourvu de tout sentiment d'humanité, il repoussa d'un coup de plat de sabre une mère Vendéenne qui le suppliait de sauver sa fille et qui s'était suspendue à la bride de son cheval. A Astillé (juillet 1794), il massacra les prisonniers confiés à sa garde, et il fallut la menace du sabre de Jambe-d'Argent pour l'empêcher de mettre le feu à l'église. Après la pacification qu'il avait signée à Bazougers le 7 mai 1795, et après la mort de son chef, il se laissa aller à des excès tels que Bézier menaça de le faire fusiller. Le 28 janvier 1799, des gendarmes de Laval l'arrètèrent à la Bouhourdière (Parné) et le fusillèrent à bout portant, quoique le procès-verbal affirme qu'il s'était échappé de leurs mains et enfui, car le feu prit à ses vêtements et lui brûla un bras.

(abbé Angot, Dictionnaire (…) de la Mayenne, t. II et IV.)

 
   
 
 
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