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Archives départementales de la Mayenne
Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Montsûrs

 
   
 
   

1711 – Aveugle « par punition divine »

   
   
 
   

Signalé par Maurice Mézière (2007-10-28).

 
   

Référence : registre BMS 1700-1719 (vue 132/195).

 
 

Transcription complète (sauf deux mots).

 
   
 
 
S.
Jeanne
Priot
morte
aveuglée
par punition
divine aussi-
tot qu'elle eut
faussement
calomié (sic) juridiquement
Mr Méhaignerie
son curé, et qui

Le vingt huitieme juillet mil sept cent unze au soir inhumé
Jeanne Priot veuve Michel Angot decedée de cette nuit en ce bourg
Saint Martin aagée de cinquante ans ou environ. Ont esté presens plusieurs
parens et amis non signez et soussignez.

(Signature : )
. . .
L. Hardy

a porté jusqu'à la mort la juste peine de son crime qu'elle a reconnu et dont elle a fait pénitence
l'espace de quatorze ans qu'elle . . .
souffrir le jour.
 
   
 
   

1722 - Autels et statues

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2005-09-19).

 
   

Référence : registre BMS 1719-1733 (vue 1/127).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
  L’image du saint Joseph placée le cinquième juillet 1722 au haut de l’autel de la Sainte Vierge
a été donnée par le sr Jean Le Tellier du Plessis, qui l’a payée 30 l.t. au sr Bodard.

Une jumelle née le lendemain de son jumeau, V. Bigot 29 avril 1727.
Tous deux inhumés le 27 mai suivant.

Le grand autel, ceux de la Sainte Vierge et de saint Sebastien faits et placés le 1er
fevrier 1722 et peints par le don de M. Pierre Debonnaire sr de la Feaudiere
le 4 avril suivant.

 
   
 
   

1722 – Livraison de trois autels

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2005-09-19).

 
   

Référence : registre BMS 1719-1733 (vue 25/127 ).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
Autels de
Montseurs
Le dimanche premier fevrier de la presente année
mil sept cent vingt et deux, les habitants de cette
parroisse de Montseurs êtant assemblés en la maniere
acoutumée à l’issue de la grande messe et au son de la cloche,
presence de Mre René de Montsallier curé dudit lieu et de
Me Michel Chauveau prêtre et vicaire de laditte parroisse.
Le sieur Jean Bourdais menuisier de Laval leur a presenté
les trois autels, sçavoir le grand autel, celuy de la Vierge
et celuy de saint Sebastien faits et placés dans l’eglise
de Saint Martin de Montsurs pour être examinés et recu conformement
à la convention ecrite entre eux pour ensuitte en etre payé.
Lesquels curé, vicaire et autres habitants ayant murement
deliberé et examiné lesdits autels, les ont reçus avec
satisfaction de la part du sieur Bourdais et luy ont sur le
champ delivré la somme de quatre cent livres restant de
celle de sept cents à laquelle lesdits autels ont ete vendus et
accordés, non compris la recompence faitte en argent au
dit Bourdais et à son monde pour le dedomager du bon marché
qu’il en faisoit et la depence qu’il a prise chez ledit sieur curé
luy troisieme pendant un mois qu’il a posé les autels, à quoy il
n’etoit point obligé. Lesdits autels ont êté procurés à laditte
eglise où il n’y en avoit que de papier par les soins et la vigilence
dudit sieur curé qui sçut profiter de la division du chapitre de Saint
Tugal de Laval pour laquelle eglise ils avoient êté faits, et de
l’incertitude où ledit Le Bourdais etoit qu’ils y fusent reçus à cause
du partage des voix de messieurs les chanoines qui presenterent
la curé audit Montsallier le 23e mars 1721 ayant êté semi prebendé
dans leur eglise onze ans entiers. (*) (Signature : ) R. Montsallier curé de
Montseurs

Glose : semi prebendé, approuvée. Rature : deux mots nuls.

(En marge :)

(*) Au payement desdits autels a entré la somme de cinq cent livres
leguée par le testament de René Gilmer. Le restant a eté payé
des deniers desdits sieur curé et habitants de laditte parroisse. L’on
voira cy après la depence pour la peinture desdits autels, etc. En foy
de quoy ont signé : (Signatures) J. Richer, Francois Hamon M. Chauvau pretre
R. Montsallier pretre curé de Montseurs.

 
   
 
   

1722 - Peinture des autels

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2005-09-19).

 
   

Référence : registre BMS 1719-1733 (vue 27/127).

 
 

Transcription prochainement en ligne.

 
   
 
 
   
 
   
 
   

1722 - Figure de Saint Joseph

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2005-09-19).

 
   

Référence : registre BMS 1719-1733 (vue 29/127).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
Figure
de saint
Joseph
Le dimanche cinqieme juillet mil sept cent
vingt et deux (#), par la commission de
monseigneur l’illustrissime et reverendissime eveque
du Mans en datte de l’onzieme juin dernier
à nous donnée, nous pretre cure de cette parroisse
soussigné, avons beny la figure de saint Joseph
et autre qui l’accompagne, placée au haut de
l’autel de la Vierge, laquelle figure a eté donnée
par Jean Le Tellier sieur du Plessis marchand hôte au
Chêne Vert, et faitte par le sieur Bodard peintre et
scupteur de Laval, lequel a reçu dudit sieur du Plaissis
la somme de trente livres pour payment de la
ditte figure. En foy de quoy, j’ay signé ces presentes,
ledit jour et an que dessus. (Signature : ) R. Montsallier pretre
curé de Montseurs

(#) avant notre messe paroissialle

 
   
 
   

v. 1733 – Notes diverses

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2005-09-19).

 
   

Référence : registre BMS 1733-1741 (vue 1/140).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
  (Cette page se situe au début des actes de l’an 1733. Le coin supérieur gauche de la page manque).

[…] curé du 25 aout 1671 jusqu’en 1681.
[…] femme seur dudit sieur Priot, accusatrice de M. Mehaignery son successeur
[…] Hardy qui a succedé à celui-ci, a eu ses peines (?) à essayer (?) François Lebail
[…] Geslin archer huissier de la connétablie, blasphème pendant vespres le jour
de la Fête Dieu, est condanné à faire amende honorable et aller aux galeres.

Declamations presque aussi vives à la fin du registre de 1743, 24 janvier 1744.
Ornemens nouveaux pour la paroisse Saint Martin le 11 novembre 1745

Sacristie 14 septembre 1739. Contestations à ce sujet, là meme.
L’usage de la chair permis les dimanches, lundis, mardis
et jeudis du careme en 1741 jusqu’au dernier mars inclusivement.
Lisez ci-dessous le feuillet qui précède l’an 1741.
Fenêtres du chœur et de la nef élargies, 1742.
L’eglise reblanchie la semaine avant la Fête Dieu en 1742.
Lisez le dernier article du registre de cette année.
Visite episcopale au château du Rocher 1er septembre 1744
Epoque du chemin de Laval à Paris 28 décembre 1733.
Mission comencée le 1er novembre et finie le dimanche 14 décembre 1736
par Mr Brossy (?), directeur, et trois autres de la Mission du Mans
qui donnoient deux sermons par jour à Montsurs.
Sacristie achevée 14 septembre 1739 commencée depuis près de cinq ans.
Six pages de déclamations peu charitables à la fin de l’année 1739.
1° Sur la rente de blé due par la cure à la fabrique, 2° sur la somme de 177 l.t. qu’on prétend
que M. Montsallier curé donna en pur don à la fabrique, pendant qu’il comptoit par cette somme
s’aquiter des années de rente du blé qu’il doit à la fabrique. Jugement sur les 8 boisseaux
mesure de Laval pour les six de Montsurs. 3° Conduite peu reguliere vis à vis le curé, de la
part de N. Hoisnard qui abandonne Montsurs. 4° Procès des Benedictins d’Evron pour la
Coulée des Ifs. 5° Visite de Mgr du Mans à Evron. Les marguilliers de Montsurs y pourvoiant (?)
mais bien differemment. 6° La Portellerie (?) fondée anciennement par Mre René Peslier pretre
comme prestimonie. Ce fait paroit certain dans quelques titres de la cure.
7° Le 14 septembre 1734, à la visite de M. l’archidiacre, il paroit que M. Monsallier a representé
qu’une dame de qualité, sa parente, avoit deposé entre les mains de Mme Thulard supérieure des
sœurs de charité de la Chapelle au Riboul une somme de mille francs pour établir à
Montsurs deux sœurs qui instruiroient les filles et soigneroient les malades, à condition que les
habitans fourniroient un logement et un supplément pour la nourriture et l’entretien desdites sœurs.
Ce projet approuvé par M. l’archidiacre et par 12 des principaux habitans est rejetté par les
autres. Le dimanche (?) 17 (?) septembre 1734 par un acte devant N. Hoisnard notaire à Saint Chrystophle, les habitans s’ [. . .]
[. . . ] dire la premiere messe.

 
   
 
   

1733 – Le « grand chemin » de Laval à Paris

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2005-09-19).

 
   

Référence : registre BMS 1733-1741 (vue 16/140).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
Nota
Grands
chemins

L’epocque des grands chemis de Laval à Paris se peut prendre de
la mort de Michel Beslot cy dessus. Il etoit de la premiere corvée
de cette parroisse qui travailloit au dessus du Val Bleré du coté de
Laval, et il y eut si grand froid qu’y etant tombé malade il mourut
peu de jours après son retour. On a changé depuis d’endroit pour travailler
le chemin cy dessus fait. On transporta les corvoyeurs près Martigné en une lande

[le texte se termine ainsi, en bas de la page]

[L’acte précédent ce texte est celui de la sépulture de Michel Beslot l’aîné, âgé de 75 ans, le 28 décembre 1733]

 
   
 
   

1736 – Fin de la mission

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2005-09-19).

 
   

Référence : registre BMS 1733-1741 (vue 53/140).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
Fin
de la mission
Le quatorzieme jour de decembre mil sept cent trente six
la mission a fini icy pour aller au Bourg le Pretre. Tous les
jours il y a eu deux sermons, à midy le catechisme, le salut
fete et dimanche après vepres, la procession generalle le neuf
decembre qui etoit un dimanche dans le champ Bergere.

(Signatures : )
Montsallier vicaire
M. Chauveau pretre

 
   
 
   

1739 – Démêlés des curés avec les habitants

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2005-09-19).

 
   

Référence : registre BMS 1733-1741 (vues 98 à 101/140).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
  (vue 98 page droite)

Cette année 1739, 14e jour de septembre, la sacristie fut
en etat d’etre exploitée. Elle avoit eté commencée environ
cinq années auparavant. Il paroist que les habitants alors
en trouble avec le sieur curé en avoient fait marché avec Francois
Gandon maçon pour faire et fournir à une somme d’environ 200 l.t.
ou plus, mais la verité est que le sieur curé, ayant fourny pour
la construction des autels tant en depence qu’en argent une somme
de plus de 400 l.t. et pour le renouvellement de toutte l’eglise, dont il
fist don, il se reserva une somme de cent soixante et dix sept
livres (blanc) s. (blanc) d. dont au dessus (?) de son don il avoit fait l’avance
à la requisition des habitants et dont il produisit ses quitances
en justice, le sieur curé sur la bonne foy des habitants contant
par ce moyen s’acquitter des années de rente du blé que doit la
cure à la fabrique et en remettre le prix à faire construire
laditte sacristie, ce qu’il etoit prest de recuser et ce quil avoit
promis n’ayant rien plus à cœur que la decoration de l’eglise.


Cet acte devant le sieur
Ains 2 avril 1731.


(vue 99, page gauche)

Neanmoins par un esprit de revolte lesdits habitants qui
n’avoient fourny de leur estoc pour tout ce qui avoit eté fait à
l’eglise, et pour la construction des trois autels que la somme
de cent cinquante livres, pour priver le sieur curé de la gloire
de faire aussi une sacristie, luy firent un proces comme s’il eust
refusé de payer la rente de blé, et ayant nommé procureurs
de fabrique Julien Sedillier le jeune et Jean Jupin pour etre
les deffenseurs de leur mauvaise cause, ceux cy qui n’avoient
point de connoissance peut-etre des conventions faittes cy devant
avec les habitants, l’un etant trop jeune et l’autre etant
pauvre, ou soit qu’ils le fissent de mauvaise foy. Ils jurerent
en justice que le sieur curé avoit fait don de ladite somme de
177 l.t. comme du surplus, ce qui ne fut jamais, si ce n’est
qu’ils pretendissent que les intentions du sieur curé eussent eté d’en
faire faire une sacristie ainsi qu’il l’avoit dit. . . . le sieur
curé leur delivra l’argent dont ils l’ont fait batir n’ayant
pas eu le cœur ny l’honneur de le faire depuis tant de siecles.
Cela n’empeche pas que le sieur curé ne l’ait payée. De cette
mauvaise foy et ingratitude desdits habitants que je ne
nomme point et dont le successeur du sieur curé poura s’informer
et faire notte, il s’en est suivi que le sieur curé a voulu aussi
connoitre qu’elle etoit la mesure de Montsurs dont il devoit
six boisseaux par an à la fabrique qu’ils se faisoient payer
à unze boisseaux mesure de Laval. Le sieur curé ayant produit
un proces verbal de mesures des chatellenies de Laval fait
en 1682 où il etoit dit que neuf boisseaux mesure de
Montsurs en faisoient douze de Laval, il fist offre de
payer huit boisseaux de Laval pour les six de Montsurs
et le sieur curé fut jugé suivant ses offres. C’est ce qui fait la
reduction de la rente de blé sur le pié de huit boisseaux au lieu
de onze, c’est encore un boisseau plus qu’il ne faut. Ainsi
si le curé a perdu du sien, il a gaigné pour la cure.
L’on ne sauroit croire les persecutions qu’il a souffertes jusqu’à
etre comme blocqué dans sa maison, insulté jusque dans l’eglise,
attaqué dans les chemins, actes temeraires faits contre luy,
plaintes rendues à la Chapelle de ce qu’il traittoit, disoient-ils,
le notaire de faussaire, quoy qu’il n’eust avancé que ce qu’ils
avançoient dans leurs actes n’etoit que temerité et fausseté pour
avoir des temoins mandiés (?) de leur suppositions que le sieur curé
s’etoit emparé des droits dus à l’eglise pour l’ouverture du sepulchre
de ceux qu’on y enterroit, quoyque le curé fisse même remise des siens

A present deux fois
perime 1748.

(vue 99, page droite)

propres, aussi ces plaintes ont honteusement tombé et
Mr le compte de Villainne s’etant interposé empecha le
sieur curé d’evocquer sa cause au Mans. Du mauvais cœur des
habitants il est encore arrivé que Jean Hoisnar et Julien
Chauveau Guitiere, que Dieu a visiblement puni par le derangement
de leurs affaires, allerent a Evron prendre bail des dixmes de
la Coulée des Ifs dans lesquelles le sieur curé etoit entré en possession
et etant muni de ce bail, ledit Hoisnard comme un brigan expolia (sic)
le sieur curé de ses droits, et comme ledit Hoinard n’avoit qu’une
volonté de faire outrage au sieur curé qui gemissoit au lieu de faire aucune
violence, pendant que ledit Hoinard et ses consorts faisoint le
carnage. Ils se frappoient et se faisoient du mal à eux memes et
crioient aux temoins qui ne voyoient rien qu’ils firent neanmoint
assigner au Bourg le Pretre, sur une plainte qu’il avoit rendue qui
temoignerent tous au desavantage dudit Hoinard qui de honte a
abandonné la parroisse et qui mist en feu les Benedictins
qui firent un proces au sieur curé au sujet de ces dixmes dont
par jugement rendu à Laval au siege royal en 1732 ou aux
environs fut gardé en possession desdittes dixmes, mais
les Benedictins d’Evron revenant à la charge et prouvant une
ancienne possession, et les chanoines de Saint Tugal qui attendoient
l’evenement de cette affaire si elle eust eté favorable au curé, pour
le contraindre de celebrer trois messes par semaine en l’eglise
des Trois Marie parce qu’ils pretendoient avoir ceddé les dixmes
qu’ils avoient echangées avec les Benedictins d’Evron dans la
parroisse de Montsurs pour une rente de 10 l.t. pour quoy les
dits chanoines avoient aussi fait un proces deja perimé une fois.

 

Le sieur curé voyant que la dixme n’etoit pas asses considerable pour
la charge et que le proces etoit de longue halaine, lacha
le pié par bon conseil, et surtout celuy de Mr Ambroise
Hardy de Levaré ancien juge de police de Laval qui voulut bien
plaider sa cause a la royalle contre les Benedictins
ches qui le jugement contre eux est demeuré.
Ce fut Julien Sedillier le jeune qui a donné aux Benedictins
le memoire des terres de la Coulée des Ifs et qui y a enveloppé
touttes les terres tant novalles qu’autres, meme jusqu’au champ
de la Croix Gautier dependant de l’ancien domaine de la cure,
à quoy malheureusement et par necessité et raison et pour
le bien de la paix le curé a souscrit, ne pouvant se parer de tant
d’ennemis, ny obvier à la trahison des habitans qui livroient
ainsi le patrimoine de leur eglise, mais Dieu punit ce traitre
ne pouvant trouver où s’etablir en mariage (#). Tout ce mal

(#) Marié à present, mais au loin et secretement.

[On ?] dit que le sieur Chauveau
[en ?] a retiré ce testament
[de ?] chez le sieur Ains notaire

(vue 100, page gauche)

est arrivé depuis 1730, lesdits Julien Sedillier sieur du
Lion le jeune et Jean Jupin, en 1733 s’etant trouves à
Evron au mois de septembre que Monseigneur l’eveque donnoit la
confirmation et y faisoit la visitte des eglises circonvoisines
et plusieurs ligués (?) s’etant trouvés à cette visitte où le curé
s’y trouva aussi, après avoir tout examiné lesdits habitants
n’eurent aucun chef d’accusation à faire devant Mgr de leur
dit curé qui les en mit au deffy. Ce qui fit que monsieur
Vaugeois grand vicaire les fist sortir honteusement, les
traitants d’indignes et de republiquains, et qu’ils allassent
sous les halles et le sieur curé y recut beaucoup d’honneur
et de consolation.

En cette visitte il fut reconnu par le proces verbal que les
habitants n’ont pas voulu retirer parce qu’il ne leur etoit
pas flatteur, que le lieu de la Portellerie possedé par
Mr Chauveau pretre comme son patrimoine etoit une
prestimonie fondée ancienement par Mre René Peslier par
son testament, ce qui est interressant pour les successeurs
curés de Montsurs parce que c’est un recouvrement d’un bien
ecclesiastique au lieu qu’il etoit possedé comme un bien laïque.
Le sieur Chauveau qui en etoit titulaire, les procureurs et habitants
de la parroisse en etant presentateurs, le curé etant d’accord
sur ce point avec eux et qui a bien souffert de leur part pour
cette decouverte qui leur faisoit grand mal au cœur, Mrs les
grand vicaires et officiers de Monseigneur l’eveque et Monseigneur
luy meme dans le cours de ses visites ayant recu cette declaration
de touttes les parties interressées qui ont signé le proces verbal
de visitte, et les titres que vouloient presenter lesdits habitants
pour se justifier du contraire ayant eté rejettés avec mepris,
il n’y a pas de doutte que ce ne soit un benefice reconnu dont
ils auroient recellé les titres. Ce qui a fait que depuis le
sieur Chauveau pretre a fait un testament par lequel, dit-on,
il fait une nouvelle fondation des fonds de cette ancienne prestimonie.

 

Le successeur du sieur curé Montsallier prendra connoissance de ce fait
qui s’est fait à son inseu, c’est le sieur Ains Vallaisiere qui en a
dressé l’acte etant notaire de cette parroisse. C’est aussi luy
qui a dressé les comptes de fabrique desdits Julien Sedillier
et Jean Jupin sans y avoir appellé le sieur curé à qui ils n’ont
point eté presentés et qu’il n’a point signé parce qu’ils n’ont pas
voulu qu’il en fist l’examen quoy que Mr l’archidiacre l’eust

 


(vue 100, page droite)

ordonné dans le cours de plusieurs de ses visites. Ainsi
ils se rendent compte à eux meme.

Le 14 septembre 1734, en la visitte de Monsieur l’archidiacre,
le sieur de Montsallier curé de Montsurs representa qu’une dame
de qualité sa parente avoit deposé entre les mains de Madame
Thulard superieure des sœurs de charité de la Chapelle au
Riboul, une somme de mille livres en faveur du sieur curé
pour eriger en sa parroisse une ecolle pour les filles gouvernée
par deux sœurs de la Chapelle au Riboul qui soigneroient
aussi les pauvres, à condition aussi que la parroisse
fourniroit auxdittes filles d’un logement et d’une augmentation
pour suppleer aux mille livres qui n’étoient pas suffisantes
pour fournir à la nourriture et à l’entretien desdittes maitresses
d’ecolles. Le sieur curé, sans rien exiger des habitants, jugea
à propos de faire entrer en cette fondation la maison ditte la
Fabrique autrefois leguée pour chanter une messe tous les
jeudis du Saint Sacrement, et qui n’est point du tout de la fabrique
quoyque les habitants s’en soient emparés, et d’y joindre
aussi une rente de vingt et une livre duëe sur la maison
de la Bouteillerie pour dire la premiere messe, laquelle messe
n’étoit point ditte ny la rente servie depuis près de quarante
ans. Ce projet fut reçu de Monsieur larchidiacre sous le
bon plaisir de Monseigneur l’eveque, à qui l’on demandoit le
changement des messes et services legués sur ces fonds en
d’autres services de charité qui etoint l’instruction de la
jeunesse et le traitement des pauvres malades. Cet acte fut
signé et approuvé de douze des principaux habitants et de
toutte la parroisse qui en auroit retiré un tres grand avantage.
Mais le dimanche 19e septembre de la meme année 1734, les memes
habitants toujours opposés aux bonnes intentions du sieur curé
firent dresser un acte par Hoisnard qui s’etoit fait notaire de Saint
Christophle, par lequel ils s’opposerent a cette fondation, par le-
quel ils insultent meme jusqu’à Mr larchidiacre, disant que
sa visitte etoit clandestine. Ainsi cette fondation n’a point eu lieu
dont ils ont eu regret depuis, mais il n’etoit plus tems, parce
que ce refus signifié au curé fist que la dame donatrice des
mille livres en disposa autrement dans un autre lieu pour une
ecolle, mais cet acte est avantageuse au sieurs curés de Montsurs
parce que les habitants s’y sont chargés de faire dire la premiere
messe ; ainsi ils se faisoint du mal en voulant se satisfaire et

 

(vue 101, page gauche)

ils ont vendu au petit decret laditte maison et un pré qui en
depend aux charges de ladite rente de vingt et une livres, le
pré seul est plus que suffisant pour la rente, et à tout cela le
sieur curé n’a point consenti, mais s’y est toujours opposé, neanmoins
laditte rente duë sur les biens de la Bouteillerie n’est point appliquée
à la deserte de la premiere messe et c’est Francois Gandon qui la doit.

Le sieur curé donne ces avertissements à ses successeurs afin qu’ils
ne soient point opprimés comme il a eté et qu’ils connoissent à qui
ils ont affaire et cela sans haine et sans passion.

La familiarité avec ce troupeau n’est pas bonne, la reserve et
la retenuë leur convient. Il ne faut les voir que pour leur
bien spirituel, etre doux et ferme, ne leur donner point de
prise sur sa conduitte, n’avoir point besoin de leurs services.
Si le sieur curé Montsallier a eté ainsi traité pour ses bons services,
de quelle maniere n’en useroient-ils pas si un curé se derangeoit.
Les traitements qu’il a reçu de ses habitants ne sont que des
baguatelles en comparaison de ceux de ses devanciers.
Monsr Priot a eté poursuivi avec armes, et fut obligé d’aller
à Rome ayant eu le malheur d’avoir blessé en son corps deffendant
un mauvais habitant de son tems. Il mourut en s’en revenant
à Rouessay, ou à Berné, ainsi qu’on le dit.
Monsieur Mehaignery a eté decretté et trainé en prison, couché
sur un cheval au Bourg le Pretre, de là traduit au Mans pour
de fausses accusations. Un femme sœur du curé Priot qui avoit
epousé un Angot ayant accusé le curé de luy avoir fait violence
sollicitée à cela par un Sedillier procureur fiscal du Bour le Pretre
et jurant qu’elle vouloit perdre la veuë si la chose n’étoit, fut
punie sur le champ et perdit la vuë de sorte que pendant 14
ans qu’elle vecut, elle ne put voir aucune lumiere qu’elle ne fisse
des cris effroyables, et le pauvre Mr Menery (sic) qui etoit honnete
homme, bachellier de Sorbonne habille, et estropié, la nourrit
par charité jusqu’à la mort en son lit. Etant à la porte
d’un de ses habitants assis, on luy fist descendre par une fenetre
une corde au col et on le tenoit en haut. C’est ce que le sieur
curé d’aujourdhuy a veu (?) par des plaintes juridiques et des
procedures.

Monsieur Hardy qui succeda a Mr Mehaignery, doux et
paisible dans ses commencements devint par la suitte, à cause
des mavais (sic) traitements qu’il recevoit, des plus austeres.
Il ne sortoit point qu’il ne fust accompagné et muni d’armes deffensives
surtout la nuit, on luy a fait mille avanies, on l’a
enfermé dans les maisons où il se trouvoit au soir avec

 

(vue 101, page droite)

des monceaux de pierres qu’on entassoit
devant les portes. On l’a chanté et
rimé à toutte outrance, insulté dans l’église
dont il fist faire amande honnorable au nommé
François Lebail par sentence de Sainte Suzanne. On
l’a accusé au Mans où il fut obligé de faire du seminaire
mais enfin etant de bonne famille et ayant des amis,
il vint à bout de tout et mourut pacifique ainsi que
le sieur Montsallier qui n’a point plié l’est aujourdhuy.

En 1733 , Julien Geslin archer huissier de la connetablie
fut condanné au Mans de faire amande honorable, la torche
au poing devant l’église cathedralle et autre lieux, et aux
galleres à perpetuité pour avoir insulté le sieur curé Monsallier
à l’église le jour du sacre, qu’il le fist sortir du cœur
de l’église, lequel Geslin se tenant à la petitte porte qui donnoit
alors dans le cœur du coté du nord, ne fist que blaspheme
pendant touttes les vepres, après quoy il assaillit le curé
au sortir de l’église qui se retira doucement, mais ledit
Geslin ayant quelque tems trainé son supplice, fist quelques
actions qui le firent constituer prisonnier au Mans, et
comme les preuves des autres faites n’etoient pas suffisantes,
les juges qui avoient decerné des monitoires en plusieurs
parroisses, certains de ses blaspheme et impietés par
plus de vingt temoins qui furent assignés de cette paroisse
pour aller au Mans deposer contre luy, le condamnerent
sur ce chef à l’amende honorable et aux galeres tant il est
vray que Dieu ne laisse rien d’impuny et que la patience
du sieur curé luy a eté favorable, en ce que sans se plaindre
Dieu a pris sa deffence et puni d’une maniere ou d’autre
ceux qui se revoltent contre leur pasteur.

 
   
 
   

1740 – Permission de manger de la viande pendant le Carême
en raison de la disette de grains et de légumes

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2005-09-19).

 
   

Référence : registre BMS 1733-1741 (vue 120/140).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
Nota.
Par un mandement de monseigneur
Charles Loüis de Froullay eveque du Mans
en datte du cinq mars mil sept cent quarante,
la chereté des vivres, la disette des grains et
des legumes causée par la longue durée et rigeur de
l’hiver, qui continua jusque dans le mois de may, où à peine
voioit-on les semences levées dans les chams, et dont
on n’esperoit presque pas de recolte, ce qui trompa parce que
Dieu exauceant les prieres et les gemissement de son peuple,
le peu de semences demeurées dans les champs se multiplia
dans les airs au delà de toutte esperance, comme par un miracle
de la divine providence qui multiplia les cinq pains dans le
desert. Il fut permis le Careme de manger de la viande
les dimanches, lundis, mardis et jeudis de chaque semaine
jusqu’au jeudy septieme jour d’avril. Monseigneur
l’eveque usant, dans l’extreme besoin où l’on etoit, de son pouvoir
comme monseur l’eveque de Paris en usa à l’egard de son dioceze
l’an 1649 dont l’exemple est (cité ?) dans le mandement, qui n’etant
datté que du 5 mars avoit eté precedé dune lettre missive de
Monseigneur à tous ses doyens qui en firent part à messieurs
les curés avant le commencement du Careme, en attendant son
retour de Paris où Monseigneur etoit alors, et qui nous envoya
ledit mandement.

La même permission est accordée par un mandement du
même prélat du 15 fevrier 1766.

 
   
 
   

1742 – Travaux à l’église

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2005-09-19).

 
   

Référence : registre BMS 1742-1747 (vue 10/72).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
  Cette année 1742, on a ecru (sic) les deux vitres du cœur
et elargie mis des vitraux neufs et bandes de fer
en la forme qu’elles sont, au lieu que celle du coté du nort
etoit en partie massonnée et touttes deux etroittes et basses
separée par la moitié par un pillier epais de pierre de taille, ce
qui otoit la clairté du cœur. On a aussi debouché les autres
vitres de la nef du coté du midi, dont la grande du milieu de
l’eglise etoit en partie massonnée ; et on a reblanchi l’eglise.
Ce qui fut commencé la semaine de devant le sacre, auquel tems
tout etoit ouvert, et ce qui fut achevé après les fetes du
sacre.
 
   
 
   

1744 – Visite de l’évêque du Mans

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2005-09-19).

 
   

Référence : registre BMS 1742-1747 (vue 27/72).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
  Tous les registres reliés en brochures et celuy de 1744 jusqu'au
1er septembre ont eté presentés à Monseigneur l’eveque dans le cours de
ses visites episcopales au chateau du Rocher où se fist la convocation
du clergé du doyenné d’Evron dont le jour marqué pour cette paroisse etoit
le 1er septembre 1744. Et sa grandeur les a luy meme vu et lus en
feilletant et les a louës et approuvés et trouvés en très bon
ordre comme il est marqué dans le proces verbal de ladite visitte, qui
fut des plus honnorables à moy curé, car Loüise Bellouin qui protegée
du sieur Ains notaire et de Mr Chauveau pretre fut interditte de faire les
fonctions de maitresse d’écolle dans toutes l’etenduë du diocese, Mr Chauveau
interdit de la confession, les comptes de fabriques rejettés, ordonné que
dans un mois ils seroient remis entre les mains du sieur curé pour etre
examinés, et le sieur Ains Chauveau et son frere Gitière (?) furent
regardés comme des gens revoltés. On les fist sortir trois fois honteusement
du secretariat. La femme de Hamon Chataigneray fut chassée comme une impertinente
et comme une boismienne, et le curé plaint d’avoir de si mauvaises brebis.
 
   
 
   

1744 – Visite de l’évêque du Mans

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2005-09-19).

 
   

Référence : registre BMS 1742-1747 (vue 38/72).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
  (Nota – voir à la fin du registre précedent 1743)

Ce registre avec les precedents depuis 1733 (*) ont eté examinés
et approuvés par Monseigneur l’eveque du Mans dans le cours
de ses visites episcopalles, le 1er septembre 1744 au chateau du
Rocher, paroisse de Mesanger où s’est faitte la convocation du doyenné
d’Evron. (*) que Monseigneur fist sa visite episcopalle a Evron.

 
   
 
   

1745 - Ornemens nouveaux
pour la paroisse Saint-Martin

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier (2005-09-19).

 
   

Référence : registre BMS 1742-1747 (vue 56/72).

 
 

Transcription prochainement en ligne.

 
   
 
 
Ornements
nouveaux
de l’eglise
 
 
   
 
   

1749-1750 - Épidémie de "dissenterie"

   
       
   

Signalé par Joël Desnoe (2006-04-20).

 
   

Référence : registre S. 1746-1766 (vues 18 à 28).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
  Du 27 août 1749 au 4 novembre 1750 (vues 18 à 28), sur 65 actes de décès, 35 sont accompagnés en marge du mot « dissenterie »
 
   
 
 
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