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Archives départementales de la Mayenne
Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Mayenne
(depuis la Révolution)

 
   
 
   

1793 - Découverte du cadavre d’un marchand de drap

   
   
 
   

Signalé par Jean del Pozo (2009-07-27)

 
   

Registre : D. janvier-avril 1793 (vues 8-9/56)

 
 

Transcription par Jean del Pozo.

 
   
 
 
15 janvier
1793.
Décès du
citoyen Coupel

(vue 8)

(page gauche)

Aujourd’hui quinze janvier mil sept cent quatre-
vingt treize le second de la République, par devant
nous officiers publics soussignés sont comparus à la maison
commune de cette [ville] sur les deux heures dérrelevée [sic pour : « de relevée »] le citoyen
Jean Baptiste Durand greffier de la police correctionnelle
des cantons de cette ville et faux-bourg Saint Martin demeurant
en cette ville de Mayenne paroisse Notre-Dame, lequel
nous a représenté un procès verbal dressé par le citoyen
François René Charbonnel juge de paix et de la
police correctionnelle, canton de cette ville section de
Saint Martin district de Mayenne et département de la
Mayenne le treize du courant qui constate que le même
jour il se seroit transporté sur les une heure dérelevée
dans le champ des Vallées à la clameur publique à
l’effet de procéder à la visite du cadavre du citoyen
Coupel marchand d’étoffes en cette ville trouvé mort dans
ledit champ des Vallées situé près le champ de la Barre
paroisse Saint Martin de cette ville ; qu’y étant arrivé
assistés des citoyens Jean-Baptiste Juere, Jean Viel
Després hôtes et Pierre Colin marchand notable
adjoints de cette municipalité et du comparant et
encore des citoyens Antoine Welter, Noël Launay,
Jean Joseph Retrif brigadier et gendarme nationaux
de cette ville, il auroit trouvé dans un fossé de ce
champ qui regne entre ce champ et un jardin appartenant
à la citoyenne veuve Le Brun un cadavre masculin
gisant par terre les pieds au fond du fossé et sur le

(page droite)

dos du côté du champ la tête vers le
couchant que les citoyens notables, gendarmes
nationaux et juge de paix ont reconnu
être le corps dudit défunt Coupel
ayant aux pieds une paire des sabots avec des
chaussons d’étoffe blanche bordés de bleuf (sic), des bas
culotte et gilet d’étoffe noir, un habit de pluche gris de
fer brun, un col, un mouchoir de soie noir et sous
sa tête un chapeau auquel il y avoit une cocarde
ronde aux trois couleurs et les cheveux en queux ; qu’ayant
fouillé dans la poche gauche du gilet dudit Coupel
ils y auroient trouvé un pistolet de poche demesquiné (sic),
lequel pistolet étoit vuide dans la position d’une
arme déchargée et audit pistolet s’étoit trouvé attaché
à la sous-garde une petite corde qu’ils auroient pareillement
trouvé dans la même poche où étoit le pistolet huit
chevrotines ; et sur l’observation faite par les citoyens
Brou et Gugin Mauditière parents et amis dudit
deffunt Coupel, que le citoyen Girard son beau-frere
étant malade il seroit à craindre que le transport du
cadavre au domicile du citoyen Girard n’influe sur
sa santé, pourquoi ils auroient acquis de faire transporter
ledit cadavre au domicile du citoyen
Deroche son beau-frère situé sur le pavé de la Barre
audit faux-bourg de Saint Martin, que d’après
cette requisition le citoyen juge de paix l’y auroit
fait transporter ; où étant le citoyen Lemaire
chirurgien après avoir visité et examiné ledit
cadavre lui auroit rapporté que tous les os

(vue 9)

(page gauche)

de la mouchoir (sic pour : « mâchoire ») supérieur et inférieur avoient été
cassés et brisés dont il en étoit parti plusieurs lambaux,
que le fort du coup de feu s’étoit porté aux os
accillères (sic pour : « axillaire » ?) jusque dans les ophages (sic) et que l’epanchement
de sang avoit jetté ledit cadavre dans un commencement
de putréfaction lorsqu’ils l’avoient trouvé et examiné.
Lequel procès-verbal dont mention par extrait est
cy dessus a été sur le champ anexé au double des
présentes sur la requisition dudit citoyen Jean
Baptiste Durand greffier de la police correctionnelle
de cette ville qui a signé avec nous sur le présent.
Six mots rayés nuls.

(Signatures :)

Durand
Tainville
officier public
Dubois l’ainé
officier public

Et dans l’instant est comparu le citoyen René
Brou marchand agé de quarante six ans ou en-
viron originaire de cette ville paroisse Saint Martin
demeurant audit faux-bourg Saint Martin, lequel
nous a declaré que le cadavre qu’on a trouvé le
dit jour treize du courant sur les une heure dérelevée (sic)
dans le champ des Vallées et dont mention est faitte
dans le proces verbal du citoyen juge de paix
du canton de Saint Martin est réellement celui du
citoyen Joseph Coupel marchand de drap
agé de quarante deux ans ou viron originaire
de la paroisse de Saint Fraimbaulx Delassé (sic pour : « de Lassay »)
demeurant aux faux-bourg Saint Martin de cette

(page droite)

ville (*) laquelle déclaration il a
fait par devant nous officiers publics
soussignés en présence des citoyens
François Yvain agé de vingt neuf ans
originaire de cette ville et paroisse Notre-
Dame de Mayenne y demeurant cousin germain
au côté maternel dudit feu Joseph Coupel à cause
de la citoyenne Anne Dubois sons epouse originaire
de cette ville, et des citoyens René Augustin Muret
marchand agé de trente huit ans demeurant paroisse
de Comer et de Julien Paquiet marchand agé de
trente huit ans demeurant en cette ville de Mayenne
paroisse Notre-Dame, témoins à ce requis et appellés.
Desquels dires et déclarations avons donné acte aux
parties et témoins qui ont signé avec nous sur le
présent. (*) son cousin germain au côté paternel :
renvoy approuvé.

(Signatures : )

R. Brou
Yvain
René Muret
Paquet
Tainville
officier public
Dubois l’ainé
officier public

 
   
 
 
1793 - Décès de la veuve d'un "joueur de marionnettes"
 
 

Signalé par Jean del Pozo (2009-07-30)

 
  Registre : D. avril-septembre 1793 (vue 36/311)  
 

Transcription complète.

 
 
 

Aujourd’huy trente un may mil sept cent
quatre vingt treize le second de la republique par devant
nous officier public soussigné est comparu à la
maison commune de cette ville de Mayenne sur les trois
heures de rellevée le citoyen Mathieu Pacorry
poupellier demeurant en cetet ville de Mayenne paroisse
Notre Dame agé de cinquante ane lequel nous a declaré
que Jeanne Morel veuve de Jean Baptiste Bouvet
joueur de marionnettes agée de quarante ans ou environ
originaire de la ville de Rennes est decedée en cette ville
ce jourd’huy sur les dix heures du matin au domicille de laditte veuve
Bouvet où nous l’avons trouvée reellement morte etant
assistés des citoyens Martin Louvrier chaudronnier
agé de cinquante ans et de François Guerrier coutellier
agé de vingt sept ans demeurant en cette ville de
Mayenne paroisse Notre Dame temoins à ce requis et
appellés, desquels dires et declarations avons dressé acte aux
parties et temoins qui ont declaré ne sçavoir signer de ce
enquis, fors ledit Guerrier qui a signé à ce nom sur le
present.

(Signatures : )

François Guerrier
Touchard Bretonniere
officier public

Gouais
officier public

 
   

an II – Tenue des actes d’état civil
pendant le passage des « brigands de la Vendée »

   
   
 
   

Signalé par Janine Chapon (2005-01-20)

 
   

Registre : NMD 1793-1794 (brumaire-pluviôse an II) (vues 7-8/28)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
 

(vue 7)

Du quinze frimaire deuxieme année de la republique
française une et indivisible, la commune assemblée ce jour,
le procureur de la commune a exposé que depuis la seconde
irruption des brigands de la Vendée dans cette ville il n’a pu être
fait depuis le premier frimaire aucuns enregistrement au
moyen que tant le present registre que les autres registres ont
eté retirés du depôt et reportés plus loin pour en eviter le
brûlement ; que dans les enregistrements qui vonts se presenter ils ne
pouronts etre suivy par ordre de date, qu’il seroit necessaire
d’authoriser les officiers publics à recevoir ces declarations
dans l’ordre qu’elles seronts faites sans tenir (sic) de l’ordre de
la datte des deceds. Sur quoy, la matiere mise en deliberation,
la commune considerant que le passage des brigands une seconde
fois par cette commune le six frimaire a obligé de soustraire
les registres à leurs recherches et à l’incendie qu’il se permettoient
par toutes les communes où ils passents de tous les registres
publics, authorise les officiers publics à recevoir à mesure que
les citoyens les presenteronts, les declarations de decès
et naissances sans tenir (sic) de l’ordre de la datte desdits decès
par l’impossibilité où vonts etre lesdits officiers

(vue 8)

pendant plusieurs jours, de suivre l’ordre desdittes dattes.
Arrêté au conseil de la commune lesdits jours et an que
dessus.

(Nombreuses signatures)

 
   
 
 
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