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Archives départementales de la Mayenne
Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Laval : Saint-Tugal

 
   
 
   

1688 – Inhumation d’un homme assassiné

   
   
 
   

Signalé par Valérie Duroy (2007-01-17).

 
   

Registre BMS 1683-1724 (vue 16/138).

 
 

Transcription complète

 
   
 
 
Jacques Derouët
decedé
Le vingt huitiesme jour de janvier [1688] a esté enterré au simetiere
de la paroisse de l'insigne eglise collegiale de Saint Tugal de Laval
Jacques Derouet mort par assacinat ; son dit corps levé de la
prison y ayant esté fait trensporter par messieurs les juges pour
en faire leurs procedures ; signés presents Mres Jacques Denis pretre
chapelain dudit Saint Tugal et François Pillier grand enfant de choeur.

(Signatures : )
François Pillier
J. Denis pretre ind. [indigne]
G. Le Clerc pretre curé

 
   
 
   

1693 – Un dragon du régiment d'Asfeld tué par des gardes des gabelles

   
   
 
   

Signalé par Valérie Duroy (2007-01-17).

 
   

Registre BMS 1683-1724 (vue 37/138).

 
 

Transcription complète

 
   
 
 
  Le dixiesme jour de mars mil six cent quatre vingt treze a
esté enterré au simetiere de la parroisse de l'insigne eglise
collegiale de Saint Tugal de laval (blanc) Le Page, dragon
du regiment d'Asfel (sic) de la compagnie de monsieur de Ville-
peinte (?), ayant esté tué par des gardes de gabelle le huittiesme jour
du moys et an que dessus conduisant avec d'autres dragons des
chevaux chargés de sel ; estans presens à ladite sepulture maistres
Joseph Baudoüin et Jacques Denis prestres et chaplains dudit Saint Tugal signés avec
nous prestre curé de ladite paroisse.

(Signatures : )
J. Baudoüin
pretre
J. Denis pretre ind. [indigne]
G. Le Clerc pretre curé
 
   
 
   

1693 - Cavalier tué par des gardes des gabelles

   
   
 
   

Signalé par Valérie Duroy (2007-01-17).

 
   

Registre BMS 1683-1724 (vue 43/138).

 
 

Transcription complète

 
   
 
 
  Le dixiesme jour de decembre mil six cent quatre vingt treze
a esté enterré au simetiere de la paroisse de l'insigne eglise collegiale de
Saint Tugal de Laval Gaspar Saunier de la paroisse de Vif (?) en Dauphiné,
cavalier du regiment du mestre de camp general de la compagnie de
Monsieur le conte de Broc, ayant esté tué le cinquiesme jour dudit decembre
par des gardes de gabelle, accusé de conduire du sel à chevaux chargés ; ladite
sepulture faite en presence de :

(Signatures : )
J. Baudoüin
pretre
A. Piau
pretre ind. [indigne]
G. Le Clerc pretre curé

 
   
 
   

1694 – Inhumation d’un homme décédé par homicide

   
   
 
   

Signalé par Valérie Duroy (2007-01-17).

 
   

Registre BMS 1683-1724 (vue 46/138).

 
 

Transcription complète

 
   
 
 
  Le quatorziesme jour d'octobre mil six cent quatre vingt quatorze a esté
enterré au simetiere de la parroisse de l'insigne eglise collegiale de Saint Tugal de
Laval Jacques Hubert natif de la parroisse de Forcé, decedé par un homicide
commis en sa personne, et apres une ouverture faite dens son corps par les
chirurgiens en consequence d'une ordonnance de juge, aagé de vingt quatre à cinq ans,
et ce en presence de :

(Signatures : )
J. Monsimet
P. Roullin
 
   
 
   

1695 - Sépulture d’un « More de Guinée »

   
   
 
   

Signalé par Valérie Duroy (2007-01-17).

 
   

Registre BMS 1683-1724 (vue 47/138).

 
 

Transcription complète

 
   
 
 
René Henry More
decedé
Le quatriesme jour de janvier mil six cent quatre vingt quinze a esté
enterré au simetiere de la parroisse de l'insigne eglise collegiale de
Saint Tugal de Laval René Henry, More de Guinée, garçon servant de noble
Mre René de la Porte escuyer seigneur du Manoir juge ordinaire et maire
perpetuel du comté dudit Laval, ledit More decedé du jour precedent, et ce
en presence de :

(Signatures : )
J. Monsimet
P. Roullin
Ambroise Piau
pretre ind.
G. Le Clerc pretre curé
 
   
 
   

1731 - Baptême d’« un nègre »

   
   
 
   

Signalé par Valérie Duroy (2007-01-16).

 
   

Registre BMS 1724 -1757 (vue 34/213)

 
 

Transcription complète

 
   
 
 
 Baptême
d'un negre.

Le deuxieme jour de juillet mil sept
cent trente et un, un jeune negre
aagé d’environ quize ans, de la suitte
de monseigneur le duc de la Tremoille, etant
demeuré au chateau de cette ville au retour
des Etats tenus à Saint Brevin (?), lequel
negre se nommoit Titus, a eté baptisé
sous condition par nous curé de cette eglize
soussigné et nommé René. A esté parain
Me Jean Salmon avocat fiscal et directeur
de ce comté, et maraine dame Renée
Martin epouze dudit sieur Salmon qui
ont signé avec nous.

(Signatures : )
Salmon
Renée Martin
René Lebreton
curé de Saint Tugal

 
   
 
   

1732 - Inhumation d’un gentilhomme condamné à la décapitation

   
   
 
   

Signalé par Valérie Duroy (2007-01-16).

 
   

Registre BMS 1724 -1757 (vue 38/213).

 
 

Transcription complète

 
   
 
 
 

Le premier jour de mars mil sept cent
trante et deux René François de Begeon
de Villemenseul ecuyer eut la tête
tranchée sur la place publique de cette
ville Et le mesme jour son corps fut
inhumé au cemetiere de cette parroisse
par nous curé de cette eglise sousigné en
presence de Me Jean Baptiste Frin prêtre
chanoine de cette eglize et de Gabriel
Marcadé.

(Signatures : )
J.B. Frin chanoine
René Lebret
curé de Saint Tugal

   
 

L'abbé Angot, dans son Dictionnaire (...) de la Mayenne, a consacré une abondante notice à cet événement :

 

Begeon de Villeminseul (René-François), gentilhomme originaire des environs de Taillebourg, allié à plusieurs familles nobles du pays de Laval et de Craon, termina sur l'échafaud, à Laval, une vie de dissipation et de libertinage, heureusement rachetée à la dernière heure par une pénitence exemplaire. Il était venu à Laval fêter à sa façon les jours gras en 1731, avait fréquenté les tripots, surtout celui de la Sorbonne tenu par les « Jacquettes », filles débauchées dont le père, nommé Jacquet, avait été maître d'écriture à Laval. On jouait gros jeu ; Villeminseul s'était pris de querelle avec ses partenaires, avait été mis en prison, condamné, et n'avait profité ensuite de sa liberté que pour continuer ses débauches. Enfin, le 14 septembre, à 10 heures du soir, sans motif, il attaqua près de la place Saint-Tugal M. Paulmier d'Orgemont, receveur des aides, et, après l'avoir insulté, ne répondit à ses observations qu'en le frappant d'un coup d'épée qui fut mortel. Emprisonné le lendemain et condamné à « être rompu vif et exécuté à mort » par le tribunal de Laval, il appela de sa sentence, gagna ainsi un sursis de cinq mois et l'exemption de l'exposition sur la roue, mais n'en fut pas moins condamné à mourir sur l'échafaud. Ramené à Laval, où il arriva le 29 février 1732, et apprenant le lendemain, lundi, qu'il allait être exécuté dans la journée, il demanda un repas gras quoiqu'on fût en carême, et des violons pour finir joyeusement la vie. Mais on pria pour lui ; on fit dire des messes ; et l'excellent M. Fréard, curé de la Trinité, étant venu le trouver dans sa prison, le condamné ne résista pas à ses pieuses exhortations. On le vit alors, tout transformé, se confesser à un religieux capucin, demander pardon à ses juges, parler amicalement au bourreau, et marcher en priant et sans faiblesse au lieu de son supplice. Il avait trente ans.

Bull. de la Comm. hist. de la Mayenne, où les sources sont citées, t. XI, p. 125.

 
   
 
 
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