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Archives départementales de la Mayenne
Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Landivy

 
   
 
   

1629 - Changement de prénom

   
   
 
   

Signalé par Philippe Gondard (2009-06-06)

 
   

Registre BMS 1615-1639 (vue 77/154)

 
 

Transcription par Philippe Gondard.

 
   
 
 
 

Le dimanche 26e aoust 1629 ont esté
presentes devant nous Françoise Lagogué
femme de deffunct Guillaume Dugué et
Renée Lagogué femme de deffunct François
Balavaine demeurantes dans le bourg
de Beaucé evesché de Renes lesquelles
m'ont declaré que ledit dimanche se seroient
presentées devant monsieur le reverend evesque
de Renes faisant sa visite à Sainct Leonard
de Foulgeres et l’auroient supplié vouloir
changer le nom d'une fille estante a la[…]
Françoise laquelle s'appelloit Esloye,
ce qu’il auroit accepté et luy auroit
donné le nom de Susanne. Laquelle
fille peult avoir l’aage de douze ans.
Son parrain s’appelloit Christophle Lagogué et
sa maraine Marie Babin. Et ledit
seigneur luy auroit commandé faire
inscrire le nom de Susanne dans
le papier baptismal de ceste parroisse
de Landivy où elles ont dit que ladite
Esloye avoit esté baptizée. Faict et es[crit ?]
le 3e jour de septembre 1629.

(Signature)
J. Petiot, recteur

 
   
 
   

1699 - Inhumation après enquête judiciaire
d’un homme assassiné

   
   
 
   

Signalé par Odile Daugy (2006-07-13).

 
   

Registre BMS. 1694-1700 (vues 51-52).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

(vue 51)

Le vendredy quatrieme septembre 1699 fut trouvé
dans la rivierre descendant de Mauçon à la Chaussée Neufve
dans notre paroisse au desous de la planche dicte de Laubriay

(vue 52)

le corps de Pierre Lebreton, dit Le Fresne reconnu
pour tel par plusieurs personnes. Et après descente du
bally civil et criminel de Landivy et Mauçon asistés de
messieurs de la justice et chyrurgiens, lequels ont remarqué
qu’il avoit esté assasiné la nuit precedente à coup de tranche
de hache par la teste. Dont la levée du corps par le sieur juge
bailly cyvil et cryminel et officiers fut apporté sur
le soir dudit jour dans le bas de notre eglise et y fut exposé
au public jusques au landemain sur les neuf à dix heures
que nous du requisitoirre du sieur juge bailly civil et
criminel de Landivy et Mauçon nous l’avons inhumé
dans notre grand cymettierre. Ledit bailly nous ayant
declaré qu’il avoit trouvé pour indice de chretin un
petit chappelet de cinq dixzaines et ledit Lebreton aagé
de viron plus de quarante ans non marié et de la
paroisse Savigny en Normandie. Signé P. Quantin [vicaire]

 
   
 
   

1709 - Baptême de la grosse cloche

   
   
 
   

Signalé par Paulette Wauters (25 octobre 2004).

 
   

Référence : registre BMS 1701-1710 ( vue 129 /140).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Ce 17e jour de septembre 1709 nous avons beny par ordre
de monseigneur l’illustrissime et reverendissime
evesque du Mans la grosse cloche de Landivy nommée
par haute et puissante Elizabet Gabrielle de Belle
Foriere de Soycourt dame marquise de la Chenelaye dame
de Landivy et autres lieus qui a choisy pour son compere
haut et puisant seigneur Joseph Jouachim du Maz
chevallier seigneur marquis du Brossay seigneur dudit
Brossay et autres lieus qui ont nommé laditte cloche
de leurs noms et ledit pouvoir dudit seigneur evesque
est demeuré entre nos mains datté du (blanc)
et ont ladite dame et ledit seigneur parain et marainne
signé avec nous ledit jour et an que dessus.

(Nombreuses signatures. )

 
   
 
   

1776 – Réparation de l’enfeu de l’église
contenant les cercueils des seigneurs de Landivy

   
   
 
   

Signalé par Jean-Marie Allain (2008-05-09)

 
   

Registre BMS 1776-1780 (vues 28-29/240)

 
 

Transcription par Jean-Marie Allain.

 
   
 
 
 

(vue 28 gauche)

(En marge : )

Nota bene

L'an mil sept cent soixante seize le jeudy premier jou[r]
d'aoust fut en presence de messieurs les officiers de cette
juridiction et prestres curé et vicaires de cette paroisse

(vue 28 droite)

signés ès autres parts ouvert pour estre réparé en entier par les soins
de messire Pierre Jean Alba conseiller secretaire du roy maison couronne
de France et de ses finances seigneur chatelain de Mausson Landivy et autres
lieux l'enfeu des anciens seigneurs de cette paroisse. Ledit caveau sepulcrale
est placé au rés de chaussée au milieu du chœur de cette eglise au dessous
de la marche du sanctuaire proche la table de communion. L'on a trouvé
sous l'ecroulement des voutes qui recouvroient jadis cet ouvrage à la
profondeur d'environ cinq pieds deux tombeaux séparés construits tout au-
tour en massonail à chaux et sable dans la longueur d'environ six pieds
et demy et de la largeur de deux pieds six pouces, lesquels sont partagés
entre eux par une autre muraille de refant. Dans cesdits tombeaux estoient
renfermées deux chasses ou cerceuils (sic) de plomb assez entiers qui ne portoient aucune expliquative inscription fors l'un d'eux qui estoit legerement gravé
de l'année 1694. Après plusieurs recherches pour sçavoir les noms de ceux
qui ont esté inhumés dans lesdits cerceuils inconnus l'on a trouvé dans
les papiers de la famille de messieurs Nicolas Leforestier, l'une des anciennes
de ce canton, les nottes suivantes, sçavoir est que le jeudy vingt trois octobre
mil six cent quatre vingt sept messire François de Romilly, marquis de la
Chesnelais estoit mort en son chateau de Mausson sur les cinq heures du
soir et que le dimanche vingt six suivant il fut inhumé en l'eglise de
Landivy dans une chasse de plomb qui fut mise en l'enfeu à la place
de Robert Despeaux duquel la chasse fut ostée. Ce renseignement est
assez conforme à l'acte simple de sepulture que l'on trouve au registre
de cette paroisse pour laditte année mil six cent quatre vingt sept où
l'on lit que le 25e jour d'octobre 1687 fut inhumé le corps de haut
et puissant messire François de Romilly marquis en son vivant de la
Chesnelais dans l'eglise de Landivy, ledit acte signé G. Le Sueur. Et
pour ce qui regarde l'autre cerceuil on a trouvé èsdittes remarques
que le dix neufvieme aoust mil six cent quatre vingt quatorze messire
Louis de Romilly, marquis de la Chesnelais, est décédé à Mausson,

(vue 29 gauche)

a esté mis dans un enfeu placé auprès de celuy de monsieur son pe[re]
dans le choeur de l'eglise de Landivy vis à vis le Saint Sacrement. Le
registre de paroisse pour cette ditte année 1694 estant pour ainsi di[re]
resté en blanc, il n'a pas esté possible de faire aucune confrontation.
Quoy qu'il soit cependant très probable que ledit cerceuil portant la
ditte emprinte de 1694 soit effectivement celuy de Mre Louis de Romi[lly]
comme il est expliqué en laditte note car il a esté en effet trouvé vis
à vis le tabernacle dans le caveau du costé de l'epitre et l'autre do[nt]
est devant occupoit le caveau à costé, du costé de l'évang[ile]
en tirant vers le banc seigneurial. Ces deux chasses ou coffres fort
pezants et du poids au moins de quatre cents livres chaqu’un ay[ant]
la forme de bieres ordinaires estoient posés dans leurs embas[es]
sur quatre barres de fer qui scellés à dix pouces d'elevation dan[s]
les murailles lateralles traversent lesdits tombeaux. Comme il
n'etoit pas possible de faire cette réparation nécessitée par l'affesse-
ment desdittes voutes sans déplacer ces dittes chasses, elles ont esté
exhumées mais vû l'odeur de putrefaction qu’elles exhaloient enco[re]
et l'huille qu'elles distilloient, on a esté obligé de percer sous le
dit banc seigneuriale à prendre du pied de l'arcade de la chap[e]
de la sainte vierge en remontant vers le sanctuaire, à l'endroit
précisement où fut inhumés le neuf may mil sept cent vingt cinq
le corps de noble dame madame la marquise de la Chesnelais, e[t]
à deux pieds de distance de la muraille contre laquelle ledit
bas est adossé parce que les fondemens d'icelle portent cette
epaisseur une large fosse dans laquelle lesdittes chasses on[t]
esté publiquement déposées à quatre pieds de profondeur, à
costé l'une de l'autre de maniere qu'elles remplissent précisement l'espace

(vue 29 droite)

de quatre pieds qui se trouve en terre entre les fondements de laditte
muraille et desdits tombeaux dont on a parlé ci-devant. L'impossibi-
lité de reconstruire à neuf les voutes comme dans leur premier etat
n'a permis d'autre refection que d'en resapper et rehausser les murailles
à pied droit et de recouvrir le tout de pierres longues et fort épaisses
qui sur leurs surfaces expriment les pierres tomballes qui se remar-
quent aux traces qu'on y a gravées aux fins d'indiquer au dehors et
ce autant qu'il a esté possible les deux dits petits caveaux restés
vides et toujours destinés à estre le lieu de la sepulture des seigneurs
de cette paroisse. Et le lundi douzieme jour d'aoust ditte année mil
sept cent soixante seize fut par monsieur le curé de ce lieu dit
et celebré en cette eglise un service solemnel pour le repos des ames
des anciens seigneurs de Landivy, lesquels ont donné au benefice cure
dudit Landivy les terres dont jouissent Mrs les curés aux environs du
bois de Chambre en cette paroisse et bienfaicteurs de la fabrique de ceans
à laquelle ils ont aumoné la terre de Chanteil au Petit Maine paroisse
Saint Ellier et encore pour le repos des ames de messires François de
Romilly, Louis de Romilly marquis de la Chesnelais et de noble dame
madame haute et puissante dame Gabrielle de Bellefoirière de Soissons
marquise doiriere de la Chesnelais dont les cendres ont esté remuées dans
lesdittes reparations. Ce dont on a cru necessaire de rediger acte
et dresser le present proces verbal d'exhumation et de verification
à ce que personne n'en ignore.

(Signatures : )

M…

J.N. Hamon…
pretre

Le Gorgeu
vicaire de Landivy

Guilbert curé de Landivy

Plessis

 
   
 
   

1790 – Réflexions sur la Vertu

   
   
 
   

Signalé par Archives de la Mayenne
2008-03-07

 
   

Référence : registre BMS 1786-1790 (vue 69/133).

 
 

Transcription : d’après Philippe Gondard.

 
   
 
 

Écrit en 1790. Vertu

Il parait que la vertu est arbitraire car ce qui est vertu au Midy
est vice au Nord (M.) ["M." sans doute pour "Montaigne".]

Les memes actions peuvent prendre tour à tour le nom de vertueuses
et de vicieuses chez un peuple, selon les divers interests qu'il eprouve
il est certain que telle action auroit été absolument condamnée en 1787 et
qui aujourdhuy (16 fevrier 1790) est regardée comme louable et meritoire.

Le mot de vertu dans cette signification ne peut donc etre entendu que par le
desir du bonheur général ; que par consequent le bien public est l'objet de la vertu
et que les actions qu’elle commande sont les moyens dont elle se sert pour remplir
cet objet . . . . alors l'idée de la vertu n'est donc point arbitraire.

La bizarrerie des differentes coutumes des peuples tient à la diversité
de leur interests. Le vol etant permis à Sparte, parce que Licurgue pretendoit
tenir par là les Lacedemoniens dans l'habitude du courage et de la vigilance ; chez
les Schytes nul crime plus grand que le vol, à cause de leur troupeaux
qui erroient sans cesse dans les plaines

Les Suisses ont publié un édit où non seulement il etoit permis, mais meme
ordonné aux prêtres de se pourvoir d'une concubine ! Zvingle en arivant aux
cantons suisses leur rappelle et les exorte à mettre en vig(u)eur l’edit de leurs ancetres.

Il est dit au 17e canon du concile de Tolede que celui qui
se contente d'une seule femme à titre d'epouse, ou de concubine à son
choix, ne sera pas rejetté à la communion.

 
   
 
 
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