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Archives départementales de la Mayenne
Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Javron

 
   
 
   

1757 - Attentat de Damiens

   
   
 
   

Signalé par Gwendoline (23 janvier 2006).

 
   

Référence : registre BMS 1750-1759 (vues 145-152).

 
 

Transcription par Monique Ingé et Isabelle Michaut.

 
   
 
 

(vue 148 droite)

En cette année arriva un accident qui pensa jetter la
France en le dernier trouble et ce par l’attentat de
l’abominable Robert François Damiens sur la personne
sacrée de Louis quinze le bien aimé, nom qui luy avoit
été donné quelques années auparavant lorsqu’etant
tombé malade à Metz en Loraine la France entiere
fut dans la consternation et fist des vœux unanimes
pour le retablissement d’une santé si chere.

Robert François Damiens etoit né au lieu de Thieulloy paroisse
de Monchi-Breton dans l’Artois d’une famille aussi abjecte
que pauvre. Il avoit passé la plus grande partie de sa vie
dans la plus obscure domesticité et s’etoit formé par degré à la
plus haute sceleratesse. En l’eglise de Saint Benoist il s’etoit marié
avec une nommée Elisabeth Mollersin originaire de Metz dont il eut
une fille. Quoy qu’il fust marié en touttes les conditions qui ont
été au moins au nombre de cent depuis son mariage il se
disoit cependant garçon. Au mois de juillet 1756 il entra
au service de monsieur Michel libraire de St Petersbourg qui
se trouvoit alors à Paris et quelques jours après ayant volé
audit sieur Michel 240 louis et disparu, le 31 decembre
il revint a Paris. Il fut trouver sa femme qui luy dist :
« Malheureux, viens-tu te faire pendre à Paris ? » et il se retira
en colere et elle ne le revit point depuis. Il etoit alors age d’environ
quarante deux ans.

Le cinq janvier à cinq heures trois quarts ou environ ce miserable
travesti en colporteur trouva moyen de s’approcher du roy au
milieu de sa garde sans etre apperçu. Il etoit armé d’un couteau
à deux lames, dont l’une etoit une lame ordinaire, l’autre avoit la
forme d’un canif et etoit large de cinq à six lignes et longue d’environ
quatre pouces et ç’a eté avec cette derniere qu’il a porté le fatal
coup.

Le roy etoit descendu de l’appartement de madame Victoire par un
petit escalier qui donne dans la cour où les carosses l’attendoient.
Mr le marquis de Courtanceaux, capitaine des cent suisses de la garde,
marchoit devant le roy, Mr le compte de Brionne, grand écuyer,


Vue 149 gauche

etoit a sa droite, Mr le marquis de Beringhen premier
ecuyer a sa gauche, et Mr le duc d’Ayen capitaine des gardes
derriere Sa Majesté. Elle passa entre les cents suisses et les gardes
du corps rangés en haye. Le roy etoit prest de monter en son
carosse pour se rendre à Trianon. Il se sentit poussé et crut
recevoir un coup de poing. Il y porta la main et la voyant
teinte de sang il dit : « Je suis blessé » et apperçut alors un homme
avec une redingotte brune et par-dessous un habit de couleur
grisatre, ayant son chapeau sur la tete. Il ne parut point
vouloir s’evader, mais il referma tranquillement le couteau
avec lequel il avoit porté le coup.

Le coup etoit sur la partie laterale inferieure et un
peu posterieure de la poitrine, c'est-à-dire entre la quatrieme
et la cinquieme cote du côté droit et le coup etoit de
bas en haut et penetra environ quatre travers de doigt
en sorte que si le fer avoit penetré une ligne de plus le roy
etoit mort.

Sa Majesté se sentant donc blessée remonta avec force l’escalier
par lequel elle venoit de descendre et ordonna qu’on arrestast
l’homme revetu d’une redingotte brune, qu’on ne luy fist aucun
mal mais qu’on le gardast soigneusement. Il fut conduit
sur-le-champ dans la sale des gardes. Le roy entra dans sa
chambre où il trouva Mr de Chancenet qui le voyant blessé
tomba evanoui. Sa Majesté eut dans cet instant une foiblesse
dont elle revint promptement. Il ne se trouva d’abord ni chirurgien,
ni draps, ni linge pour mettre sur la playe. Tout le service
et ce qui en depend etoit à Trianon, mais on ne tarda pas
à recevoir tout ce qui etoit necessaire pour le premier
appareil. Dans cet intervalle le roy adressant la parole
à monseigneur le dauphin qui etoit penetré de la plus
vive douleur, luy dit en l’embrassant : « Ah ! mon fils,
si cela etoit tombé sur vous ! » – « Plût à Dieu, Sire », repondit
ce prince. – « Ah, repartit le roy , ce seroit un bien plus grand
malheur et j’en serois inconsolable. »

À six heures un quart, Sa Majesté fut saignée, ce qui
causa du soulagement mais pour plus de sureté on réitera
la saignée quatre heures après.

Le roy demanda à se confesser et en l’absence du père des
Marets son confesseur, qui n’arriva qu’à minuit, il reçut

Vue 149 droite

la benediction d’un aumonier. Ensuitte il ordonna d’assembler
le conseil et de pourvoir à tout ce qui regardoit l’affaire qui venoit
d’arriver.

L’habillement du roy lorsqu’il reçut ce fatal coup etoit
un surtout de velours, un habit de ratine, deux vestes assez
epaisses, heureusement encore la chemise faisoit plusieurs plis
l’un sur l’autre à l’endroit où le coup a porté, ce qui a empesché
que le fer ne penetrast plus avant.

Heureusement cette blessure n’eut pas de suitte car dès le neuf
du mesme mois Sa Majesté se fit raser, elle entendit la messe
et tint conseil.

Lorsque l’infame Damiens fut conduit dans la sale des gardes,
on le deshabilla, on trouva dans les poches l’abominable couteau
dont le manche etoit de corne et la petitte pointe du canif
cassée, 25 louis en or, 6 loüis en argent blanc ou monnoye,
un livre de prieres dont il ne paroissoit point de titre.
Ensuitte il fut transferé à la geole où il fut gardé à vue.

Le mardy 18 du meme mois à trois heures du matin, [il] fut transferé
de Versailles à la Conciergerie à Paris. Huit cent hommes du regiment
des gardes le conduisoient et plusieurs brigades de marechaussées
et comme on le conduisoit il demanda a Mr le duc de Biron colonel
des gardes pourquoi donc tant de monde. « Ah ! monstre, luy repondit
monsieur de Biron, quatre hommes suffisoient pour te conduire
mais on veut empescher que le peuple ne te dechire et ne te mette
en pieces. On ne veut pas que tu evites les tourmens horribles qui
t’attendent et que tu as si justement merités. » Il repliqua à ce
seigneur : « Tout m’est egal ». Cependant il palit peu après et demanda
un verre d’eau. Le mesme jour on mit sur le bureau l’infame couteau et
les procedures commencées à Versailles.

Il fut mis dans la tour de Montgommery, au-dessus de celle où
Ravaillac fut enfermé. On l’attacha au milieu de la chambre
de maniere qu’il ne pouvoit approcher des murs, douze hommes
le garderent à vue nuit et jour nonobstant une garde qui etoit
en la chambre de dessus la sienne et une autre garde dans
celle d’au-dessous. Son siege etoit une espece de fauteuil de fer
lequel s’etendoit la nuit en guise de lit de repos auquel il etoit
attaché de maniere à ne pouvoir se remuer n’ayant que la faculté
que de porter la main à la bouche.

Vue 150 gauche

On conte qu’il en coutoit tous les jours plus de six cents livres
pour les fraits de sa personne et de sa garde.

Pendant plus de deux mois et demy que dura son procès
on ne put tirer de luy qu’il eust de[s] complices de son crime
car ce qu’il disoit le matin il le desavouoit le soir.

Enfin le samedy vingt six mars, les princes du sang
et les ducs et pairs s’etant assemblés à sept heures du
matin et leur séance ayant duré jusqu'à six heures
du soir, on porta un jugement conforme mot à mot à
celuy qui fut rendu contre l’assassin de Henri Quatre,
ce que vous aller voir par l’execution.

On commença le 21 mars à preparer le lieu du supplice.
Au milieu de la place de Greve on forma une enceinte quarrée
avec des baricades de trois pieds et demi de hauteur et au milieu de cette enceinte on construisit
une echafaut de pierre d’environ six pieds de long
sur trois de large et elevé de deux seulement, le tout
assez solide pour resister à la force de quatre chevaux
des plus vigoureux.

Monsieur Gueret l’a exorté à la mort et en a paru fort content.

Tandis que Damiens etoit à la torture, il parla d’un nommé
Gaultier homme d’affaires de Mr Ferrieres et dit que
ce Gaultier avoit tenus plusieurs propos des plus importans
et des plus reprehensibles qui luy avoient echauffés la
teste, ce qu’il soutint en face audit Gaultier lorsqu’il
luy fut confronté, ce qui fist qu’on enferma Gaultier
dans un cachot pour luy faire son procès.

Le lundy 28 mars à trois heures après midy on le fist
sortir de la Conciergerie dans un tombereau pour etre
d’abord conduit devant la porte de l’eglise de Notre-Dame
où nud, en chemise, tenant en main une torche ardante
du poids de deux livres il dit à genoux et declara
que mechamment et proditoirement il avoit commis
le tres mechant, tres abominable et tres detestable
parricide et blessé le roy d’un coup de couteau dans
le coté droit, dont il se repentoit et demandoit
pardon etc. Il fut conduit de là dans la place

Vue 150 droite

de Greve, où etant arrivé on le fit monter à l’hotel
de ville, et y demeura une bonne demie heure, et lors-
qu’il en fut descendu, on le mena sur l’echafaut.
Il y fut etendu et attaché, on le tenailla aux mamelles,
aux cotes, aux cuisses et au gras des jambes. Sa main
droite qui tenoit le couteau dont il commit le parricide
fut brullée de feu de souffre ; sur les endroits où il avoit
eté tenaillé, on versa du plomb fondu, de l’huille bouillante,
de la poix raisine brulante, de la cire et du souffre fondus
ensemble. Cette horrible scène dura environ une heure.
Son corps fut ensuitte tiré et demenbré à quatre chevaux
et cette nouvelle torture ne fut pas moins horrible et ne
dura guere moins, quoyqu’elle dût naturellement etre
courte. Les chevaux, quoyque choisis entre les plus vigoureux
et les plus fougueux, parurent rosses et semblerent
affecter de le menager pour augmenter et prolonger son
supplice. Les premiers tirailloient ses membres sans les séparer
et ceux qu’on leur adjouta firent tout de meme. Il fallut
que les bourraux qui etoient au nombre de douze sans leurs valets
rompissent les membres pour les detacher et à mesure qu’on
en detachoit un on le jettoit sur le bucher qu’on avoit dressé
dans l’enceinte. Dans de si longs et de si douloureux tourmens
Damiens ne perdit jamais la patience et demanda sans
cesse à Dieu pardon de ses crimes. Il n’expira que lorsque le
dernier de ses membres fut arraché du tronc. Monsieur
Gueret curé de Saint Paul et monsieur Brulé curé de Saint
Benoist qui l’avoient accompagné au supplice ne le quitterent
qu’alors. Le tronc ayant eté detaché on le jetta sur le bucher
qu’on alluma aussitost et qui y brulla toutte la nuit. Les
cendres furent ramassées et on les jetta au vent ainsi qu’il
etoit porté par l’arrest qui en outre déclare tous les biens du
parricide, meubles et immeubles, en quelques lieux qu’ils soient
situés, confisqués au roi, et que la maison où il est né sera demolie,
le proprietaire prealablement dedommagé, sans qu’à l’avenir
on puisse sur le fonds de laditte maison faire aucun batiment.
Declare en outre la contumace bien et valablement instruite

Vue 151 gauche

contre un quidam agé de trente cinq à quarante
ans. Et surseoit à faire droit à l’egard de Julien Guerinays,
dit Saint-Julien, qui fut conduit des prisons de Versailles
à la Conciergerie avec Damiens, et à l’egard de ses parens
et des autres personnes arrestées en consequence du parricide
pour le jugement desquels les pairs s’assemblerent le
vingt neuf.

Les tourmens de Damiens ont duré trois heures ; ayant
les deux cuisses et le bras droit separés du corps il
vivoit encore et il ne mourut qu’après qu’on eut
detaché son bras gauche du tronc.

La foule que ce spectacle avoit attiré etoit innombrable.
Outre les fenestres, à chacune desquelles depuis le rez de chaussée
jusqu’au sixieme etage, on voyoit jusqu'à vingt tetes,
les toits en etoient couverts à tous les endroits d’où l’on
pouvoit decouvrir l’enceinte au milieu de laquelle l’echaffaut
avoit été dressé.

Le vingt neuf mars, lendemain de l’execution de
Damiens, le parlement rendit l’arrest suivant contre la
famille de Damiens.

Vu par la cour, la grand chambre assemblée, l’arrest d’icelle
rendu le 26 mars 1757 present mois contre Robert François
Damiens natif de La Thieulloy, hameau de la paroisse de
Monchy-Breton, près Saint-Pol en Artois, le procès verbal
de question, et execution dudit Damiens des 28 desdits
mois et an, conclusions du procureur general du roy,
ouy le rapport de Mes Aimé-Jean-Jacques Severt
et Denis Louis Pasquier, conseillers, tout consideré,

la cour, les princes et pairs y seans, pour les cas resultant du
procès, ordonne que dans quinzaine après la publication
de l’arrest du 26 mars present mois, et du present, à son
de trompe et cri public de cette ville de Paris, en celle
d’Arras et en celle de Saint Omer Elisabeth Molerienne
femme dudit Robert François Damiens, Marie Elisabeth
Damiens sa fille, et Pierre-Joseph Damiens son pere,

Vue 151 droite

seront tenus de vuider le royaume, avec defence à eux
d’y jamais revenir, à peine d’etre pendus et etranglés sans
forme ni figure de procès ; fait defence à Louis Damiens,
frere dudit Robert François Damiens, et Elisabeth Schoirtz,
femme dudit Louis Damiens, à Catherinne Damiens veuve Cottel
sœur dudit Robert François Damiens, à Antoine-Joseph Damiens
autre frere dudit Robert François Damiens, et à Marie-Jeanne
Pauvret femme dudit Antoine-Joseph Damiens, ensemble aux
autres personnes de la famille, si aucuns y a, portant le nom de
Damiens, de porter à l’avenir ledit nom, leur enjoint de le
changer en un autre sur les memes peines ; adugeant le
profit de la contumace contre le quidam agé de trente cinq à
quarante ans, taille de cinq pieds au plus, cheveux en bourse,
portant un habit brun assez usé, un chapeau uni sur la
tete, ordonne qu’à la requete du procureur general du roy
par devant les president et conseillers de la cour, commissaires
nommés par l’arrest du 18 janvier 1757, il sera plus ample-
ment informé contre ledit quidam des faits mentionnés au procès,
circonstances et dependances, pour laditte information faitte
communiquée au procureur general du roi, et vue par la cour,
etre ordonné ce que de raison ; renvoye Julien de Guerinays,
dit Saint-Julien, et Perine-Joseph René Macé de l’accusation
contre eux intentée, ordonne qu’ils seront mis en liberté, que
leurs ecrous seront rayés et biffés, à ce faire les greffiers et
geoliers contraints par corps, quoi faisant dechargés ; ordonne
qu’en outre à la diligence des substituts du procureur general
du roi au conseil provincial d’Artois et au baillage de Saint-Omer,
chacun à leur egard, l’arrest du 26 mars present mois, ensem-
ble le present seront lus, publiés, affichés et executés dans
tous les carrefours desdittes villes d’Arras et de Saint Omer,
à peine de s’en prendre à eux, sauf au procureur
general du roy à prendre sur aucuns des faits du procès verbal
de question dudit Robert François Damiens telles conclusions
qu’il appartiendra. Fait en parlement, la grand chambre
assemblée, le vingt neuf mars mil sept cents cinquante
sept. Collationné Vaury. Signé Richard.

Vue 151 gauche

Le 22 avril les pairs s’assemblerent pour l’affaire
du nommé Gaultier. M.M. les rapporteurs ayant rendu
compte des informations, recolemens et confrontations faittes
au sujet de cette procedure criminelle, la cour ne trouva
pas les [preuves] assez complettes pour damdamner (sic) le prevenu
et sur les conclusions de Mr le procureur general il fut
jugé à un plus amplement informé d’un an, durant lequel
tems il gardera prison et sera plus etroitement reserré
qu’auparavant.

Messire Jean Rousselet, curé de Saint Laurent de Notre Dame de
Recouvrance de la ville d’Orléans, a fondé à perpetuité avec
l’agrement de monsieur l’eveque, une messe solemnelle
avec exposition du très saint Sacrement et un Te Deum le
cinq janvier en action de grace de la protection singuliere
que la divine providence a accordé à la France et à son roi
en le preservant de l’attentat commis sacrilegement sur
sa personne.

Les evesques de Bretagne assemblés à Rennes pour les etats
donnerent le onze fevrier un mandement par lequel
ils instituent à perpetuité une fete à l’honneur des saints
anges gardiens pour remercier Dieu d’avoir sauvé le roy de
l’horrible attentat commis contre sa personne. Cette fête sera
celebrée tous les ans le cinq janvier sans etre cependant
chommée.

1758

Le vendredy 16 juin les ducs et pairs s’etant assemblés
et ne s’etant point trouvé de nouvelles charges contre Dominique
Gaultier on ordonna un plus amplement informé indéfini ;
et il fut cependant mis en liberté.

Vue 152 droite

En cette année il y a eu abondance de fruits
en sorte que les pommes et les poires ne valloient que
cinq sols le demeau en les meilleurs crus. Il y a eu aussy
abondance de prunes, de cerises et d’autres petits fruits.
Cependant peu de vin parce que les eaux survenues en juillet
et aoust ont perdu le raisin qui promettoit une bonne
année de vin.

Pour les grains la recolte a eté assez bonne et les
grains à un prix mediocre le carabin 35 s. le bled 3 l.t. 10 s. et l’avoine
26 s.

En cette année la chapelle de saint Sebastien a eté couverte
à neuf.

Au presbitaire, tous les murs de la salle ont eté faits de neuf ainsi
que les croisées et la cheminée qui auparavant
venoit juqu’au tiers de laditte salle.

Le vin a valu cinquante livres, celuy du château du
Loir et le vin rouge commun vingt ecus ou environ.

En cette année le curé a fait refaire à neuf les murs de la
sale du presbitaire avec les croisees et cheminee qui y sont.

On a achepté les deux chapes noires qui ont couté 84 l.t.
et la chapelle de saint Pierre a eté recouverte à neuf du
coté de la nef.

 
   
 
 
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