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Archives départementales de la Mayenne
Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Ernée

 
   

1646 – Dessin

   
   
 
   

Signalé par : Annie Canduro (2009-02-07).

 
   

Référence : BMS 1644-1653 (janv.) (vue 134/182).

 
   
 
 
 
   
 
   

1685 – Enfant « né d’un double adultère »

   
   
 
   

Signalé par : "jerham4" (2008-04-27) et Annie Canduro (2009-03-06).

 
   

Référence : BMS 1680-1689 (vues 234-235/374).

 
 

Transcription par "jerham4", Annie Canduro, Marie-Hélène Benazet, Valérie Duroy.

 
   
 
    (vue 234)

Estienne fils de Jacque Roussel et de Françoise
Le Ralleu sa legitime espouze fut né le vingt et
neufiesme decembre mil six cent quatre vingt cinq et
baptizé le mesme jour dudit mois et an, et ce
par nous Michel Maulavé pretre vicaire de Charné.

(vue 235, page gauche)

A esté parain Estienne Robert et la marainne
Renée Brichet, lesquels ont declaré ne signer enquis et
ce en presence du pere dudit baptizé (*). Glosse du
du dit. Rayé deux mots nuls. (*) Lequel est signé avec nous

(**)

(Signatures : )
J. Roussel. M. Maulavé.

(vue 235, page droite)

(**) Il est à remarquer quil paroist certain que ledit Estienne
Roussel est né d’un double adultere car par la lettre
du sieur curé de Donfront du 19 janvier 1686 cy jointe
ledit Jacque Roussel avoit une femme vivante meuniere
lors proche Lassé en un moulin de Me de Thou et ladite
Raleu pretendüe femme dudit Jacques Roussel estoit aussi
lors mariée avec un nommé Thomas Monsalier et etoit ladite femme
de la paroisse de Saint Front, et ledit Monsalier de celle de La
Baroche à une lieëe de là. Ledit Jacques roussel avoit bien
30 ans de mariage avec ladite femme qui lors estoit avec ses
enfans audit moulin proche Lassé et fut marié au moulin
de Tyboys. Ainsi nous avons crû devoir verbaliser cecy pour
servir ce que de raison et mesme affirmer non seulement
avoir apris ce que dessus après plusieurs perquisitions
mais qu'ayant averty le seigneur de Panard dont ledit Roussel tenoit
un moulin, ledit meunier s’enfuit la nuit avec sa femme.
En foy de quoy nous curé doyen de cette paroisse de
Charnée Ernée avons signé.

(Signature : )
Desroches Jouye

 
   
 
   

1692 - Le père de la mariée donne son consentement
avant de partir aux galères

   
   
 
   

Signalé par : Alain Vriens (2008-01-11).

 
   

Référence : BMS 1690-1699 (vues 71-72/324).

 
 

Transcription par Alain Vriens.

 
   
 
    (vue 72)

René Guesdon, laboureur, âagé de vingt
six ans ou viron, assisté de Jeanne
Briffaut sa mère, veufve Ambroise Guedon
et Renée Le Gras, aagée de viron quinze
ans, assistée de Renée Guilleux sa mère,
ont epousé en cette eglise de Charné Ernée
et reçu la benediction nuptialle le dixieme jour de
janvier mil six cent quattre vingt douze par moi
Antoine Mouliniere pretre vicaire de Charné
soubsigné ès presances de Mathurin Anger
et Pierre Damourette laboureurs demeurants
en cette parroisse qui nous ont dit et affirmé
que Sebastien Le Gras pere de laditte Renée
Le Gras auroit consenty et accepté le mariage

(vue 72)
le jour sainct Georges dernier auparavant que
d'aller aux galeres où il auroit esté condamné po[ur]
… faux saulnage, et encore ès presance des au[tres]
soubsignez, lesdits Guesdon et Le Gras contractants
et les autres susnommés ont declaré ne sçavoir signer.

(Signatures : )
… Melaine
… Foret
Mouliniere

 
 

 

 
   
 
   

1697 - Pose de la première pierre de l’église

   
   
 
   

Signalé par : Françoise Gautier (28 décembre 2003) et Nicole Buron (19 janvier 2004).

 
   

Référence : BMS 1690-1699 (vue 254).

 
 

Transcription incomplète (voir mots et passages en rouge).

 
   
 
 

_ _ _
_ _ _
_ _ _
_ _ _
_ _ _
tous les ans
le premier
dimanche
après
l’octave
de la fête
des apotres
saints Pierre
et Paul
_ _ _
octave
comme
est marqué au
breviaire
et au
missel.

 

 (page gauche)

Nous Pierre des Roches Jouye de la faculté de theologie
de Paris prieur commnendataire de Froidfont curé doyen de Charné Ernée
à tous ceux qui ces presentes lettres voiront, salut. Sçavoir faisons
que le vingt neufieme du mois de juin mil six cent quatre vingt dix sept
cette eglise d’Ernée soubs l’invocation de la saincte Vierge en son
assomption, et dont la premiere pierre auroit esté mise par nous
dès le trentieme septembre mil six cent quatre vingt sept, a esté
consacrée avec cinq autels par messire Louis de la Vergne Montenard
de Tressan evesque du Mans, pour estre la seule eglise paroissialle
de Charné Ernée au lieu et place de celle de Charné ruinée
par sa vetusté et incommode par son eloignement ; qu’au grand
autel ont esté enfermées les reliques de sainct Clair martir dont
l’église fait la feste le quatriesme du mois de novembre, et de saincte
Concorde vierge et martire dont la feste se celebre le treizieme
aoust ; et au premier autel du costé de l’epistre sous l’invocation
de saint Pierre ont esté renfermées les reliques de sainct Fortunat
martir dont la feste se celebre le vingt septieme feubrier ; et
dans le tombeau du premier autel du costé de l’Evangile sous
l’invocation de Notre Dame de Pieté pour servir à la confrairie
du Rosaire ont esté mises les reliques de sainct Benoist martir
dont la feste se celebre le douzieme novembre ; et au second
autel du costé de l’epistre dedié soubs l’invocation de sainct
Sébastien les reliques de sainct Victor martir dont on fait la
feste le vingt huictieme juillet ; et dans le second autel du
costé de l’Evanglie sous l’invocation de sainct Julien premier
evesque du Mans on a mis les reliques de sainct Lucide
martir dont la feste se celebre le vingt huictieme d’avril
que le contour de ladite eglise depuis les deux coings des

(page droite)

pavillons qui joignent le grand portail
le long des remparts joignant la motte
les jardins et perrieres a esté beny
pour servir de cimetiere. Dont nous avons dressé le present
procès verbal en presence de notre clergé soubsigné. Fait ce
troisieme jour de juillet mil six cent quatre vingt dix sept.

(Nombreuses signatures)

 
   
 
   

1697 - « Remarques » pour la « postérité »

   
   
 
   

Signalé par : Françoise Gautier (28 décembre 2003) et Nicole Buron (19 janvier 2004).

 
   

Référence : BMS 1690-1699 (vue 254).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

On a
inseré
à la fin
de ce
livre
ledit
procès
verbal.

[voir vue 266]

La posterité sera bien aise de trouver icy les remarques suivantes.

En la visite episcopalle, monseigneur l’evesque a reglé les droits curiaux et
du clergé mesme la forme du camail des pretres par un proces verbal y joint.

Dès le dix sept janvier mil six cent quatre vingt cinq est intervenue une
ordonnance de mondit seigneur qui deffent d’administrer les sacrements ou
de prescher aux couvents ou chapelles sans permission des curés. Sentence
contradictoire à l’officialité du vingt huict feubvrier mil six cent
quatre vingt treize qui deffent de faire servir lesdittes chapelles ny
acquiter les messes que par l’ordre des curés.

Sentence arbitralle de monseigneur l’evesque le premier octobre 1696
conservant les droits d’enterrements aux curés dans les couvents selon la
possession où ils sont. Est accordé six livres par an pour les
dixmes qu’on percevoit en les champs mis dans leurs enclos.

Jugement pour lever à la dixieme gerbe la dixme conformement à la
possession prouvée par les baux à ferme et ce au siege d’Ernée le
vingt neuf novembre mil six cent quatre vingt neuf ; il y a usage auxdits
baux des cochons de lait au cinquieme par portée de chaque cochon, et
on assure qu’il y a eu sentences autrefois à l’officialité pour ce.

Le jardin, maison, un friche est hommagé au presbitaire de Charné ;
le surplus est à censive relevant de monseigneur de Mazarin, mais
sur la demande du rachapt les fermiers ont desisté le huict janvier
mils six cent quatre vingt dix sept le procès près à juger au grand Conseil.

C’est en mil six cent quatre vingt dix sept qu’on a decouvert qu’il y
a eu un sainct Ernée dont ce diocese du Mans commence en mil
six cent quatre vingt dix huict à en faire memoire l’unze septembre.
C’estoit un solitaire prestre mort et enterré en ladite ville suivant les
annales d’Orleans en la vie de sainct Aignen conservés en la
biblioteque de Cosne en la province de la Marche en France.

 
   
 
   

1697 - Visite épiscopale : règlement des services paroissiaux

   
   
 
   

Signalé par : Nicole Buron (8 février 2004)

 
   

Référence : BMS 1690-1699 (vues 266-267).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
  (vue 266)

Extrait du procès verbal de la visite de monseigneur
l’evesque du Mans dans la ville d’Ernée du quatre juillet
mil six cent quatre vingt dix sept.

Sur la requeste qui nous a esté presentée par Mre Pierre
Gascoin pretre procureur de la fabrique d’Ernée et Mre Jean
Geslin procureur ce faisant au nom du clergé dudit Ernée
tendant à ce qu’il nous pleust faire un reglement pour l’heure
et la decence du service divin, pour les retributions des
sepultures et mariages tant pour le curé que pour les pretres,

NOUS sur les differens chefs de ladite requeste avons ordonnés
premierement que l’heure marquée par nos ordonnances synodales
pour la celebration de l’office divin sera observée dans
l’eglise d’Ernée. 2. Que tous les pretres y assisteront et se
tiendront au cheur pour chanter et ne contesteront point
pendant la messe de parroisse sans necessité reconneue par
le curé. 3. Que tous les pretres seront uniformes dans leurs
habits d’eglise porteront le surplis et le bonnet quarré depuis
Pasque jusque à la Toussaint, et depuis la Toussaint
jusque à Pasque le surplis et le camail rond à
l’exception du curé qui aura seul un camail à queue.
4. Que les pretres diront la messe les uns apres les
autres suivant l’ordre qui sera inscrit par le curé.
5. A l’egard des enterremens des officiers, bourgeois et personnes
riches auxquels tout clergé assistera pour la levée
du corps à la porte du decedé, l’assistance aux vigilles
et trois messes chantées ; avons fixé la retribution
du sieur curé tant pour droits curiaux que pour l’honoraire

(vue 267, page gauche)

de son assistance à trois livres, celle des vicaires à quinze
sols, des pretres diacres et soudiacres et chapiers à douze sols
pour les pretres habitués dix sols et sera en outre payé
à chaque pretre qui celebrera une grande messe douze sols
et pour la derniere, sçavoir celle de requiem, quinze sols
pour les enterrements des laboureurs et artisans aux-
quels assisteront du moins six pretres pour la levée du
corps à l’entrée du cimetiere et vigiles et une messe
au curé pour droits notariaux et assistance trente sols
aux vicaires dix sols, aux chapiers diacres et sacristes
huit sols aux pretres habitués six sols, au pretre qui
celebrera la messe dix sols, et pour l’enterrement des
pauvres qui se fera sans retribution, y assisteront avec
le vicaire du moins deux pretres qui y iront chacun
à leur tour pour chanter les prieres de l’enterrement
contenues dans le rituel ; et pour la sepulture
des petits enfans sera payé quatre sols au curé et
vicaire, deux sols au sacriste, deux sols au curé et
vicaire, deux sols au sacriste, deux sols au porte croix
lesquels chanteront les prieres contenues au rituel ;
que si les parens desirent plus grand nombre de pretres
ils auront chacun deux sols de retribution.
6. Les femmes qui ont heureusement acouché et dont
l’enfant a receu le baptesme seront averties d’en rendre
graces à Dieu et de se faire relever apres leurs couches
suivant qu’il est marqué dans le rituel de nostre
diocese ; et si elles ont devotion de faire dire la messe
elles donneront dix sols de retribution au pretre qui la
celebrera ; pour les fiancés, publications de bans, epousailles
et benedictions nuptiales, les riches donneront au sieur curé
trois livres, les laboureurs et artisans trente sols et sera
en outré payé dix sols pour la messe à celuy quy la celebrera.

(vue 267, page droite)

7. Et d’autant que la fabrique de l’eglise dudit Ernée
n’a pas de revenu suffisant pour l’entretien de l’eglise
ornement et luminere et autres charges, avons ordonné que
les bans qu’on placera dans l’eglise payront une rente
annuelle et que pour les sonneries des enterremens et
services sera payé une somme à la fabrice ; et pour
regler ce qu’on payra pour chaque bans et ce qu’on donnera
pour chaque sonnerie ordonnons qu’il sera fait assemblée
des principaux habitans en presence du curé pour
convenir et arrester quelle somme on payera et que
l’assemblée sera indiquée à la messe de parroisse.
8. Quoy qu’il fust à souhaitter qu’on n’enterrast
personne dans l’eglise, neamoins l’usage est etably d’y
enterrer les curés pretres et seigneurs fondateurs ; que
si quelques autres personnes desirent y estre enterrés ils
payeront par avance vingt livres pour l’ouverture
de la terre. Deffendons d’enterrer personne dans le
cimetiere dans le contour de l’eglise à la distance de
trois pieds, sinon les pretres et enfants morts après le bapteme
avant l’aage de sept ans. Signé Louis evesque du Mans.

Le present extrait delivré sur l’original le 9 aoust 1697 pour
servir que de raison. Signé Daligault.

Voyez p. 15 [voir vue 254 sur "la postérité"] de ce livre quelques autres
observations.

 
   
 
   

1771 - Réception solennelle d'une portion de la Vraie Croix

   
   
 
   

Signalé par : Georges Castel (27 janvier 2004).

 
   

Référence : BMS. juil. 1771-1773 (vues 24 et 25).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
  (vue 24)

Nous messire Louis Alexandre Auguste de Gruel curé de cette ville et
paroisse à la posterité sçavoir faisons qu’après le procez-
verbal de monseigneur l’evêque du Mans en datte du 23 aoust
1771 deposé au thresor de notre eglise paroissiale et permission
à nous accordée par mondit seigneur evêque d’exposer à la
veneration des fidèles une petite et pretieuse portion de la
Vraie Croix donnée à notre dite eglise par le pere Ignace de
La Fleche religieux capucin pretre et vicaire à la
communauté de Laval le dimanche quinze septembre
dudit an avant notre grande messe paroissiale, le clergé
suivi du diacre et sous diacre en tuniques cinq chappiers
deux thuriferaires et du dais, a descendu processionnelle-
ment au bas de cette ville où etoit exposée cette pretieuse
relique renfermée dans une croix d’argent d’un pié
de hauteur et plus sur un autel richement orné, et
après avoir chanté un repond convenable à cette auguste
ceremonie le celebrant en chasuble l’a portée au milieu
des rues tendues comme le jour de la fête du Saint Sacrement
à notre dite eglise où après le salut et benediction
donnée avec ladite croix il y a eu sermon analogue à
cette pieuse celebrité dont nous avons dressé ce present
procez verbal en presence de notre clergé. Fait

(vue 25)

à Ernée ce trente un decembre mil sept cents
soixante onze. Un mot rayé nul. Quinze en interligne.

(Signatures : )

L. de Gruel curé d’Ernée
Desbleds
JF Pallis pretre vicairre
d’Ernee
Thuau pretre
_ _ _ Largerie pretre
_ _ _
Couasnon
cler tonsuré
Moytoux pretre
Foinel pretre
Dupont
Piénoir pretre

Nous curé d’Ernée sousigné certifions le contenu au present veritable.
Audit Ernee premier janvier mil sept cents soixante douze.

(Signature)
L. de Gruel curé d’Ernée

Autant du present a été depozé au greffe de la sen[echaussée]
du Maine au Mans le 17 avril 1772.

(Signature)
_ _ _ de Larozelle
J. Rocheteau
_ _ _ reçu _ _ _

Relevé par nous _ _ _ soussigné le 1er janvier 1772.

(Signature)
Ouvrard

 
   
 
   

1776 - Dons d’ornements pour l’église

   
   
 
   

Signalé par : Georges Castel (4 février 2004).

 
   

Référence : BMS. 1774-1779 (vue 170).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
  C’est dans l’année 1776 que demoiselle Anne Perrine Françoise
Le Jariel a donné le tabernacle où est renfermé la vraie croix
qui etoit auparavant enfermée en la sacristie, et le
pavement de l’autel sur lequel est ledit tabernacle en etoffe fonds
blanc a fleurs mediocres de differentes couleurs.

Demoiselle Leonor Mesnage de la Gasnerie sa tante a donné
au même autel qui depuis cette epoque porte le nom d’autel de
la vraie croix le crucifix, les girandolles et les chandeliers de
metal argenté.

(Signé)
Piénoir pretre depositaire des registres de la paroisse.

 
   
 
 
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