Retour

Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Courbeveille

 
   
 
 
1539 - Fonte et bénédiction de cloches
 
   
 
  Signalé par Philippe Gondard (2010-07-18)
Référence B. 1538-1554 (vue 4/72)
 
   
 
  Transcription par Philippe Gondard  
   
 
 
 

Le vendredi XIIe jour de septembre l’an mil cincq
cens trante et neuf, furent fondus deux cloches
pour l’eglise Courbeveille et le dimanche ensuyvant
en fut faict le service, presens mre Pierre Boutier pretre
curé dudit lieu de Courbeveille, nobles hommes René Lenfant
et René de Vaumorin, Guillaume Rousseau sieur de la
Sougeraye, damoysselle Jehanne du Layeul, honnestes
femmes Symonne Rebretiere, damme de Langeviniere, et Jehanne
sa fille, femme de honneste personne Pierre Domyn sieur
de la Brancheraye, et Adenette Deslandes fille de
honneste personne Estienne Deslandes et de Renée
Domyn son espoux, parrains et maraines desdites
cloches dont la grousse fut nommée Sulplice et la
petitte Marye et le service faict par les chappelains
dudit lieu.

(Signature)
Tribondeau …

 
   
 
   

1570 - Prédictions trouvées à Turin

   
   
 
   

Signalé par Joel Desnoe (trouvaille d'Alphonse Geslot) (2009-11-05)
Référence : BS 1567-1574 (vue 83/84)

 
   
 
 

Transcription par Joel Desnoe

 
   
 
 

Coppie ce qui a esté trouvé en escript (et ?) engravé en une pierre
de marbre trouvée en ung fondement que on faisait en la
cité de Thurin.

1570 Fera(v)ia tremet

 

1571 Siprian … fide recedet

 

1572 Pastor movitur

… super omnis
vincit regnante (?) superat

1573 Ira Dei super nos

 

1574 … cognoscetur …

Pour … Piau
pretre

1575 Bolliny (?) magum in terra

 

1576 Aphrica nocebit (?)

 

1577 Surget maximus vir

 

1578 Fames in universa terra

 

1579 Europa trepidabit

 

1580 erit … pastor Domini (?)  …

 

 
 
Trouvé à Thurin.
   
   
 
   

1570 - Prédiction de Nostradamus

   
   
 
   

Signalé par Joel Desnoe (découvert par Alphonse Geslot) (2009-11-05)
Référence : BS 1567-1574 (vue 84/84)

 
   
 
 

Transcription par Joel Desnoe

 
   
 
 

 

M.CCCCC.XXXXXXX.

Quand le fourche apuye sur deux paulx
Aveque cinq corps et sept sizeaulx ouvers
Lors l’on voyra que le roy des crapaux
Renvercera troys coronnes à l'envers.

 
   
 
   

1662 - Sépulture d’une femme
décédée lors du pélerinage de Saint-Méen

   
   
 
   

Signalé par Guy Lutellier (2011-01-12)
Référence : MS 1626-1668 (vue 20/61)

 
   
 
 

Transcription par Guy Lutellier

 
   
 
   

Le lundy cinquieme jour de juin 1662 le corps
de Michelle Hardouin veuve de defunt Guillaume
Davost de la paroisse de Moranne diocese d'Angers, qui
est decedée en faisant le voyage Saint Meen, a esté inhumé au
petit cimetiere de Courbeveille par moy curé soubssigné.

(Signature)
M. Cheüe

 
   
 
 
1669 - Abjurations
 
   
 
  Signalé par Françoise Gautier (2 juin 2005).
Référence : BMS 1668-1671 (vues 32 et 33 /90)
 
   
 
  Transcription par Françoise Gautier  
   
 
 
 

(vue 32)

Le treizieme jour de juin mil six
cent soixante neuf Nicolas de
Prouverres sieur de la Poterie de la
parroisse de la Brulatte, lequel depuis
quelques années ençà auroit vescu dans
la religion pretendüe reformée,
a fait abjuration de ladite heresie
et profession de la religion catholique,
apostolique et romaine en l’eglise
parroissiale de Courbeveille entre les
mains de nous, Michel Cheüe prestre
curé dudit lieu ès presences de venerable
et discret maistre Pierre Buon curé de
Nuillé, Me Guillaume Fourré prestre
vicaire dudit lieu, Me René
Fourré aussi prestre et de Jean Veron
escuyer sieur de l’Esnaudiere parroisse
du Genest et y demeurant, lesquels
ont signé avec nous.

(Signatures : )

Nicollas de Prouverre
Buon
J. Veron
Fourré
. . .
de Couespel
survenu en
après curé
de la Bruslate
Fourré
M. Cheüe

(vue 33 gauche)

(…)

Le vingtieme jour de juin mil six cent
soixante neuf feste du très sainct
sacrement de l’autel, Perrine Noël
fille aagée de vingt ans ou environ natifve
de la parroisse d’Estrelles au diocese de
Rennes, qui par l’induction et solicitation
de quelques pretendus reformés de
Vitré avoit quitté la religion catholique,

(vue 33 droite)

apostolique et romaine, a fait abjuration
des heresies de la religion pretendüe reformée
et fait profession de la religion catholique,
apostolique et romaine, selon la forme
prescrite par le saint Concile de Trente, entre
les mains de nous, Michel Cheüe, curé de
Courbeveille et doyen rural de Laval. En
presence de Me Guillaume Fourré,
prestre vicaire dudit Courbeveille, Me Michel
Canu, Me François Hallopeau et Me René
Fourré aussi prestres, de Jean Fournier
mettayer à Malvoysine, parroisse de Saint Cyr,
Jean Fournier le jeune, fils dudit
Fournier, aussi demeurant audit lieu de Malvoysine,
et plusieurs autres dudit Courbeveille et
d’ailleurs.

(Signatures : )

Fourré
M. Canu
J. Fournier
Fourré
F. Halopeau
. . .
M. Cheüe

 
   
 
   

1682 - Baptême et inhumation d’un enfant
né par césarienne de sa mère morte

   
   
 
   

Signalé par Janine Contré (2010-07-28)
Référence : 1670-1682 (vue 14/203)

 
   
 
 

Transcription par Janine Contré

 
   
 
 

Anne Mottier femme de Luc Peint, aagée de
trente ans ou environ est decedée le cinquiesme jour
d'avril 1682. Le mesme jour après son deceds maistre
Pierre Sillard maîstre sirugien (sic) luy ouvrit le costé
et osta d'avec elle un enfant malle en vie qui fut
à l'instant baptisé par moy curé soubsigné. Et
le landemain leurs deux corps furrent inhumés au petit
cimitiere de ceans par moy curé susdit.

(Signature)
M. Cheüe

 
   
 
   

1682 - Pose de la première pierre de l’autel

   
   
 
   

Signalé le 24 novembre 2004 par Edith Armange
Référence : BMS 1670-1683 (vue 21)

 
   
 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Le quinzeiesme jour de novembre l'an 1682
noble homme Claude Foulcaut sieur de la
Montaigne conseiller du roy lieutenant
general civil et criminel à l'election de Laval
a posé la premiere pierre du grand autel
de l'eglise paroissialle de Courbvelle et
damoisselle Jacquinne Charlot son espouse
la seconde après qu’ils ont esté benites par
maistre Michel Cheue pretre licentier en
theologie de la societé de Sorbone conseiller
aumosnier d’ordinnere du roy et curé dudit
Courbvelle en l’assistance de maistre Ciprien
Boyer pretre sacriste d’Attillé maistre Michel
Travers pretre audit Courbvelle François Langlois
architecte [et] plusieurs autres.

(Signé : )
M. Cheue

 
   
 
 
1705-1708 – Chronique des années 1705-1708
(climat, récoltes, prix, revenus de la cure,
« dysenterie », travaux à l’église)
 
   
 
  Signalé par Françoise Gautier (31 mai 2005)
Référence :BMS 1705-1717 (vues 6-8/181)
 
   
 
  Transcription par Françoise Gautier  
   
 
 
 

(vue 6)

Le 30e décembre 1705 il arriva unne tempeste de
vents si furieuse et si vehemente que les plus
anciens n’en avoint jamais veu unne pareille ny
pas meme entendu parler. Elle commenca sur les 3
à 4 heures du matin et dura jusqu’à 7 ou 8 heures
du matin. Tout le monde fut dans unne si grande
consternation qu’on creut que tous les edifices seroient
abbattus et renversez, comme il y en eut plusieurs
en effect. Il y eut six cheveronnées de dessus la grange
du presbyterre emportées et jettées par terre, plusieurs
autres couverturres emportées. Si on ne fut exempt
de ce houragan, et autant qu’on a appris il fut
universel (*) et tout le monde à creu qu’il y eut un
tremblement de terre. Tout le plombis du clocher
et toutte la croix et le fer qui y estoit fut brizé
et tomba sur l’eglise du costé du cimetierre et y
fist une grande ouverturre, et la croix de fer et
le cocq furent portez jusque sur le bords des dou[ves]
du chasteau au bout du cimetierre, il y eut des […]
arbres fruitiers, chesnes et chastaign[iers …]

(vue 7 gauche)

en si grand nombre partout, et la perte fut si
considerable que messieurs de l’éleczion de Laval
envoyerent dans touttes les pais des ordres pour
en dresser des memoires, ce que je fis avec tous
les habittans et tout examiné la perte qu’en
porta cette paroisse se monta à plus de deux mille
livres. En 1701 le jour et feste de la
purification de la Sainte Vierge, à l’heure de la
grande messe, il arriva aussy un houragan qui
dura pendant 2 heures, et avoit causé aussy des
pertes fort considerables, mais ce dernier exceda
de baucoup, et à Quelainne il couppa le clocher
de l’eglise qui estoit fort haut à ras du corps
de l’église et emporta unne des cloches du clocher
et la jetta par terre sans quelle se cassast. J’ay
creu devoir ne pas obmettre ce fait pour que
toutte la posterité cognoisse la force et la violence
de cette tempeste qui causa ma mort à plusieurs
personnes. Et entr’autres à Astillé il y eut un
homme qui fut tüé qui allant querir des
branches d’arbres que le vent avoit brizée au
même instant, le vent en couppa unne et la
jetta sur cet homme avec unne si grande impetüosité
qu’il fut tüé. (*) Hors la province d’Anjou où on ne s’en
plaignoit pas, et au delà de la rivierre de Laval il fut
plus moderé.

En l’an 1705, l’année fut abondante en grains et
parfaictement bons. Je n’ay eu pour ma part de la
grosse dixme 22 charges 5 bousseaux de bon mettay
[…] et de bleds par pour ma part douze charges six
[bou]sseaux et de carabin à rais pour ma part 9

 

(vue 7 droite)

charges non compris les dixme de la Tabourie et de
Langron, de la Pinnottierre et des Genetays qui sont les
quietteries du curé et qu’il dixme seul . . .  meme
année, il y a eu pour le curé en novalles 45 bousseaux et
pour la moytié du breil à l’airre despendant du temporel
de la cure, 55 bousseaux de mesleart, non compris toutte la
dixme dudit lieu qu’il a perceu. En cette année, le bled valloit
à l’airre 30 s. mais à l’esté il est venu à 22 ou 24 s. et on
n’en trouvoit pas meme le debit, estant co. . .  partout.
Les vins de cette année ont esté parfaictement bons et en
grande abondance, la pippe coustoit 50 l.t. et il n’estoit point de
cildres, les petits (?) lins furent fort bons et le curé en
vendit pour 505 l.t. à 70 s. le cents par Chevallier.

Dans cette année 1706 qui a esté fort extraordinairement chaude, il
y a eu pour le curé sur le gros de la dixme 10 charges moins
que l’an passé. On peut juger par là de la diminution de l’an p[assé ?]
Les grains nonobstant la chaleur n’estoient pas si bons que les
precedents. Il valloit à l’airre 30 s. le bousseau et par après il
diminüa de prix aussy bien que touttes choses qui sont à vil prix
à cause de la rareté de l’argent. Le commerce estant interrompu
presque à l’entier à cause des guerres qu’on a pour establir
Philippe 5 roy d’Espagne qui ont eslevé toutte l’europe contre la
France, les lins ont esté nombreux. Il y a eu pour part du
curé 3 milliers ils n’estoint pas si bons que l’an passé et ne
valloint que 3 l.t. le cents. Il n’y a presque point eu de carabin.
Le curé pour la part de la grosse dixme n’en a eu que 2
charges, un bousseau avec quelque peu de novalles. Les vins
ont esté abondants et bons, ils ne vallent à Laval que 38 l.t.
la pippe et on croyt qu’ils dimminüeront encore. Il y a eu b[. . .]
de touttes sortes de fruicts cette année. Le curé à faict 15 pippes
de cildre de son temporel de la cure, non compris celuy du
breil à l’airre où il y en a eu 3 pippes pour la part  sans [. . .]
fruict à nigeos (*) et 33 bousseaux de mettay.

(*) nijo : fruits à couteau (surtout poire et pomme) qui peuvent se conserver (Dottin)

Pour l’an 1707 la paroisse a esté imposée à la tai[lle]
de 4445 l.t. avec quelques autres petittes [. . . ]

(vue 8 gauche)

L’ustencille et capitation vont
à 14 ou 15 s. par livre, outre un soldat de milice
qui a cousté 150 l.t. aux garçons.

Dans cette année, il y a eu unne grande mortalité par
la dyssenterie qui commença sur la fin de l’autre
année et continüa jusqu’à fevrier et mars 1708.
Il y a eu des maisons où touttes les personnes, pere
et mere et enfants en moururent ; dans le village
de la Choppiniere il en est mort neuf ; on poura voir
sur les registres combien il en est mort sans compter
un grand nombre d’enfants qui n’y ont point esté
escrits pour ceste année 1708. La paroisse a esté à la
meme imposition, il y a eu diminution sur les
grains du tiers. Le sabmedy de cette ditte année
il arriva unne chose que les anciens disent
n’avoir point veu qui estoit le 27e octobre. La vigille
saints Simon et Jude, il tomba beaucoup de neige
qui en tombant gela sur les arbres qui estoint
encore tous pleins de feuilles, ce qui fist qu’estant
surchargez, il y en eu bien de brisées. Il y a
eu très peu de fruicts, peu de vins, fort
mauvais et fort chers.

J’avois obmis de marquer que dans l’an 1707, il
fist unne chaleur si grande pendant 2 ou 3 jours
au temps des faucheries de foign que non
seulement des personnes en moururent mais même
des bestes. On mena dans un de ces jours le foign
des prées de la Montagne à Laval ; il y eut un
bœuf de Dureil, en revenant qui creva et mourut
dans les grandes Landes, un autre à la Brezais
qui n’en peut jamais revenir et mourut.

(vue 8 droite)

L’autel de la Vierge à esté faict en [. . .]
et en 1706 qui estoit la premiere année que j’entré en
possession du benefice le jour de la saint Trinité on y
celebra la sainte messe unne feste de Vierge. L’ouvrier   a
eu pour le faire 500 l.t. et hors le tuffeau et marbre,
la fabrique a tout fourny. En 1706, la chairre pour
prescher la parolle de Dieu a esté faicte par le meme
ouvrier, et nonobstant tous les soigns que j’ay pris pour
espargner le coust, avec la rampe de fer et tout ce qui faict
l’ornement de ladite chairre, elle revient à 200 l.t.

Les plants d’arbres fruictiers qui sont au long du fresche
en allant à l’église et ceux qui sont dans la chesnaye
de presbyterre proche la Cailloterie ont esté plantez
par nous ès années 1707 et 1708.

 
   
 
 
1709-1710 – Chronique des années 1709-1710 (récoltes, prix)
 
   
 
  Signalé par Archives de la Mayenne (2006-06-02)
Référence : BMS 1705-1717 (vue 9)
 
   
 
  Transcription par Archives de la Mayenne  
   
 
 
 

(vue 9 gauche)

[. . . ] ont faict souffrir [. . . ]
considerables qui dans cette grande rareté
de grain où le fil n’estoit point cher et
les tolles diminüées de plus du tiers à
mis le pauvre peuple dans unne opression
à laquelle on ne peut penser et l’escrire sans
gemir et estre touché au vif. Il y a eu
dans cette années des carabins mais cependant
pas en grand nombre ; peu de fruicts les
(antes ?) au printemps ayant pareu vertes ;
dans le peu qui en estoit resté avoint
meme fleury et pris du fruict ; cependant
avec les pommes elles estoint si endommagées
de l’hyvert qu’un grand nombre perit.
Le bon Dieu a preservé la posterité d’unne
semblable année, deux ans avant on ne
sçavoit que fairre du graiz (*) on en estoit
surchargé. Nonobstant tout ce mauvais temps,
cette paroisse n’a eu qu’aux environs de 300 l.t.
de rabais sur les tailles des années precedentes.

(*) grés : engrais (Dottin).

Cette rigoureuse et facheuse années de 1709 a
continué sa peinne et sa rigueur dans celle
suyvante 1710. Le graiz estant tousjours au
même prix extraordinairement cher et n’y en
ayant  pas après Pasque il baissa un peu de
prix et vint et vint (sic) à 3 l.t. le vallais
mesure de Laval au dessoubs et à 50 s. mais
à l’arrivée de la recolte quoiqu’elle donnast
de grandes esperances il remonta jusqu’à
70 s. et 75 s. n’y en ayant plus. Le vin a aussy
continüé où la rareté n’y ayant point eu de
[. . . ] qu’on vendoit 6 s. le pot et 20 s. le vin
[. . .]

(vue 9 droite)

[. . .]
peuple par unne longue famine des deux [. . .]
années precedentes autant il semble qu’il [. . .]
à la recolte de 1710 luy donner unne abond[ance de ?]
grains qui estoit universelle en touttes sortes de[. . .]
et si abondante qu’il ya longtemps qu’on n’en avoit eu
unne semblable ; et le grain est venu à la recolte
à 25 s. le vallais et environ. L’abondance de cette diitte
année n’a esté que dans les grains, car en touttes autres
choses elle a esté entierement sterille, sans fruicts,
sans cidre, sans vin, le vin continuant tousjours
à 20 s. le pot, et les pommes communes à cidre
valloint le grand bousseau 25 s. et souvent plus.

1711
Cette paroisse a esté imposées à la taille à (blanc)
non compris l’ustansille et capitation.

 
   
 
 
1738 - Sépulture d'un inconnu
 
   
 
  Signalé par : Yannick Mauduit (2008-01-02).
Référence : registre BMS 1729-1741 (vue 25/164).
 
   
 
  Transcription complète.  
   
 
 

Le quinzieme jour de decembre mil sept cent trente
neuf je curé soussigné ai inhumé dans le petit cimetiere
de cette paroisse le corps d’un homme inconnu mort dans
la grange de la Houdussiere où il auroit couché dans les nuits
precedentes depuis le dix de ce mois. Il estoit pauvre,
mendiant, très sourd, il estoit d’une taille mediocre, mais
gros et puissant. Il avoit les cheveux courts un peu crespez et tous
gris, la barbe egalement grise, il a paru avoir plus de
soixante dix ans. On ne sçait point son nom, il a seulement
dit dans un autre endroit de la paroisse qu’il estoit
d’auprès de Craon. On esté presents à la sepulture
Augustin Bertron et Simon Duchemin tous deux
demeurants à la Houdussiere qui ont dit ne sçavoir
signer de ce enquis.

(Signature : )
F. Le Terme.

 
   
 
 
v. 1740 - "Remède pour les femmes qui ont mal au sein"
 
   
 
  Signalé par Guy Lutellier (2010-11-18)
Référence : 1729-1741 (vue 27/164)
 
   
 
  Transcription par Guy Lutellier  
   
 
 
 

Remède pour les femmes qui ont mal
au sein.

Un septier de vin rouge, quatre jeaunes d'œufs,
un demy quard de miel comun, le tout
bien battu. Faire cuire le tout dans un
poilon comme de la boüillie. En fairre un
cataplasme avec du poupeau de chanvre
et l'apliquer sur le mal, et toujours continuer
ledit remède jusqu'à parfaitte guérison.

 
   
 
 
v. 1758 - Remède contre la dysenterie
 
   
 
  Signalé par Henri Cahoreau (2006-11-21)
Référence BMS 1755-1760 (vue 64/149)
 
   
 
  Transcription par : Archives de la Mayenne  
   
 
 
 

Remede contre la dissenterie

Il faut distinguer deux sorte de dissenterie : la
dissenterie simple et la dissenterie maligne.
Dans la dissenterie simple, le malade est sans fievre,
ne pert point l’appeti, le someil n’est interrompu que par
des tranchées, pour (sic) l’envie d’aller à la scelle est frequent.
Dans la dissenterie maligne les scelles sont plus
frequentes, les douleurs d’antrailles plus vives, l’insomnie,
le degoust, les vomissements, les nausées, la fievre,
la foiblesse, le poux petit et languissant, souvent le
hoquet, les extremités froides, la chutte du fondement,
la dificulté d’uriner, enfin la cangrène s’empare souvent
des entrailles et cette dissenterie est tres dangereuse et
demande un traitement vairé et modifié suivant les degrés du
mal, la force, l’age et le sexe.
Pour les personnes sanguinnes, il est avantageux dès le
commencement de cette maladie de faire faire une ou deux
segnées legeres, de donner cinq à six demi lavements par
jour faits avec une decoction de grenes de lin, pour toute
boisson de leur faire faire usage de boisson d’eau de grenne
de lin et pour nourriture du potage et du boüillon et
rien que du boüillon ; lorsqu’il y aura de la fievre on donnera
de deux en deux jours au malade six à sept grains de
verre d’antimoinne sirée enveloppé de pomme cuitte et cela à
jeun, c’est à dire deux heure (?) de distance de tout aliment.

 
   
 
 
v. 1760 - Remèdes contre la fièvre
 
   
 
 

Signalé par Patrick Huchedé (2004-01-13)
Référence BMS fév.1729-janv. 1741 (vue 43/164)

 
   
 
  Transcription complète.  
   
 
 
 

Remède pour la fievre

Un pot du melieur vin rouge que l’on poura
trouver, y mettre infuser unne once de
quinquinat, une demie once de jeansienne
et unne demie once de sentorée pandant
vingt quatre heures, et bien boucher la
bouteille de crainte que le tout ne s’evapore.
Au bout des vingt quatre heures le malade en
prendera un verre à jeun, trois quar d’heures
après mangera unne soupe de choux verds,
à quatre heures du soir un autre verre, trois
quar d’heures après unne soupe comme si dessus.
Avoir soin de bien remuer laditte bouteille
chaque fois qu’on prendera ledit remede.
Il faut ausy continuer ledit remede jusqu’à
la fin de la liqueur quoique la fieuvre aye
sessée de crainte qu’elle ne reprenne si on
neglige d’en prendre dès qu’on n’a plus de fievre.

Remede contre la fievre la plus opiniatre tiré
des Etrennes mignones de 1760.

On mêle ensemble cinq gros de quinquina en poudre,
unne once de miel de Narbonne,
unne once de sirop capillaire.
On fait un opiat que l’on divise en trois prises ; on
prend la premiere au moment du frisson, et unne
heure apres un bouillon aux herbes
la seconde le lendemain matin et unne heure
après le bouillon aux herbes,
la troisieme le surlendemain matin et unne heure
apres on mange unne legere soupe aux herbes.

Febrifuge ou remede contre la fievre dont
se sert Me Duhil Delhuillé [de Ahuillé ?]
Voyez le registre 95 pour l’année 1762.

 
   
 
 
Baume sympathique ou bénédictin
 
   
 
  Signalé par Guy Lutellier (2004-03-07)
Référence : BMS. 1761-1769 (vues 170 à 173)
 
   
 
  Transcription par Yves Le Petit  
   
 
 
 

Maniere de faire le baume
sympatique ou benedictin

Prenez six onces de colofane ............................ coute 06 sols
Unne once de mirrhe................................... net 10
Unne once d’aloez épatique.............................. 12
Trois onces d’encens fin................................. 06
Une once de mastic en larme............................. 12

Pilez le tout et le réduisez en poudre la plus fine que
vous pourrez, mettez laditte poudre dans une bouteille
de verre double qui ait la gorge longue, qui contienne
un pot de liqueur, dans laquelle vous verserez trois
chopines d’esprit de vin ou de la meilleure eau de
vie faite de vin, bouchés bien laditte bouteille en
sorte qu’elle ne prenne pas vent, et l’exposez pandant
quarante jours au soleil dans les plus grandes chaleurs
de la canicule, et ayez soin de remuer laditte bouteille
cinq à six fois par jour afin que les poudres qui sont
au fond se puissent incorporer plus facilement avec
l’eau de vie, et ensuite verser la liqeur (sic) dans des
fioles de verre que vous boucherez bien pour vous
en servir dans le besoin.

Suplement audit baume sympatique
à quoy on peut ajouter surement pour
rendre ce baume encor plus utile et plus
excellent, savoir :

une once de benjoin ................................... le coust 10 s.
unne once de storax ................................... 10 s.
unne demie once de baume du Perou en coque.............. 15
unne once d’angelique d’odeur........................... 03
unne demie once de safran oriantal

Suposé donc qu’on augmente lesdittes drogues [à] ce
baume qui doivent être aussi pulverisées et
mises en même temps que l’eau de vie ou esprit de
vin dans la bouteille de verre qu’on doit aug[m]enter
d’unne chopine, ainsy il faut que laditte bouteille

(vue 171 gauche)

soit plus grosse, et puisse tenir au moins cinq
chopines de liqueur

Ledit baume se fait encore dans le fumier de
cheval bien chaud, et en ce cas il faut bien boucher
la bouteille et y regarder souvent, de crainte que
l'exes de la chaleur ne le fist trop rarefier, ce qui
creveroit la bouteille.

Il faut encore observer que si les jours caniculaires
ne sont pas assez chauds, ou même si le soleil ne paroist
pas pandant quelques jours, en sorte que ledit baume
ne pût venir dans sa perfection, il faut y supléer
en mettant la bouteille dans un four, quelque
temps après que le pain en aura été
tiré, autant de temps que le soleil aura manqué
de paroitre.

Si on ne veut faire de ce baume que pour unne
pinte d'eau de vie il faut retrancher la moitié
de touttes les drogues, excepté le baume
du Perou duquel on mettera unne demie once.

Les effets et usages dudit baume

Il est bon pour tous les maux interieurs et exterieurs
du corps, pour toute sorte de mal de tête, comme
migraines, vertiges, éblouissemens, abscez même, s'il y
en avoit, en flairant souvent et en mettant unne
goute ou deux dudit baume dans les narines, il
fortifie le cerveau par son odeur, fait couler la
pituite, la purge en s'en servant de la maniere
cy dessus.

Il guerit toutes blessures de tête en appliquant
dessus du coton trempé et imbibé dudit baume et
en versant tous les jours sur ledit coton, qui doit
rester sur la playe iusqu'à ce qu’il s'en détache de
luy même, c'est ainsi qu'il s’en faut servir pour

(vue 171 droite)

toutes les autres playes ou blesures rees
sur le corps, en quelque partie qu'elles soint,
par le fer, le feu ou autres coups recûs.
Il n'est point de coups d'épee ou armes à feu quand
même ils traverseroint le corps de part en part,
qu'il ne guerisse, en faisant couler dans la playe un
peu dudit baume avec unne seringue, et appliquant
aux deux ouvertures du coton moüille et remoüillé
de temps en temps dudit baume, c'est à dire deux fois
le jour.

Il guérit les ecroüelles à la gorge ou ailleurs, en
les moüillant souvant dudit baume à l'exterieur, ne
le pouvant faire à l'interieur ; tout autre mal de
gorge, comme inflammation des
amigdales, relaxations d'amigdales, esquinancie en
touchant les deux premieres avec unne plume, et en
l'appliquant au déhors, il guerit la derniere.

Il guerit toute sorte de surdité, pourvû qu'elle
ne soit pas naturelle, et que les personnes ne soint pas
fort agees, comme tintement, bourdonnement ou pour
dire plus juste toute douleur d'oreille, en y faisant couler
quelques goutes, et les bouchant d'un peu de coton
trempé dans ledit baume, sur tout en se couchant
il guerit les maladies des yeux, de quelque nature
qu'elles soint, en mettant unne goute ou deux dudit
baume, il cuit d'abord, mais cela passe incontinant, je
croy même qu'il resouderoit les mailles, tayes, cataractes,
je scay bien qu’à la faveur d'unne goute ou deux
coulées dans l'œil il n'y a point d'inflammation, fluxion
et douleur qu'il n'emporte, il fortifie la veüe et la
conserve.

Il guerit toute douleur de dents, affermit celles
qui branlent, ôte leur puanteur, mange leur chancre,
affermit et ressere les gencives en moüillant les unes
et les autres dudit baume, nétoyé (sic) les trous qui s'y
trouvent de trois heures en trois heures.

(vue 172 gauche)

Il guerit les loupes, tumeurs, inflammations, galle,
gratelle, lepre, feu sauvage, feu Saint Antoine, cloux
charbons, froncles, meurtrissures, ruptures,
dislocations après avoir remis ces deux dernieres, en
les oignant souvent dudit baume et mettant sur
les deux premieres deux emplâtres faites du marc
qui est au fond de la bouteille.

Il guerit les paralisies, rhumatismes et toutte
debilité de membres, en mettant dessus un linge
trempé dudit baume et qu'il faut humecter unne fois
le jour.

Il guerit les hemorroides (sic) internes et externes ; pour les
premieres il faut y faire couler quelques goutes dudit
baume à la faveur d'unne petite seringue, et moüiller
les externes de tems en tems afin de faire fluer les
unes et les autres et les dessecher.

Il guerit et mange toute cangrene soit au dedans soit
au dehors du corps ; pour le dedans il faut en boire une
petite cuillerée et pour celle du déhors du corps il faut
en appliquer dessus et y mettre ensuite du coton
trempé dudit baume, qu'il faut arroser deux fois le
jour.

Il guerit la retention d'urine, gravelle et il rompt
même la pierre en beuvant le matin unne cuillerée
dudit baume, pandant que vous ressentez de la douleur.

Il guerit toute sorte de colique, de quelque espece
qu'elle soit venteuse, bilieuse, nephetique (sic) en beuvant
comme dessus unne cuillerée dudit baume.

Il guerit de la goutte c'est à dire de la douleur
en moüillant de temps en temps de cette liqueur
la partie qui souffre, il empêche les nodus, c'est à dire
quelle ne noüe pas, et si les nodus sont deja formez

(vue 172 droite)

il les résoud en les moüillant de temps en temps.

Il guerit tous les abcez du corps soit au
dedans soit au dehors, les faisant couler, lorsqu'on
en boit unne cuillerée, ou que l'on en frote
l'endroit à l'extérieur.

Il guerit toutte douleur de côté en buvant unne
cuillerée et le frotant comme dessus, toute douleur
d'estomac, de poitrine, de cœur en buvant unne
cuillerée.

Il arrête le vomissement et donne de l'appetit.
Il guerit toute maladie de poumon, de foye, de
poitrine, de rate, toute fluxions,
inflammations, dilatations des unes et des autres,
tous ulceres, même s'il s'en trouvoit dans les parties
essentielles du corps, en buvant unne cuillerée
comme dessus.

Il guerit avec le temps l'hydropisie en beuvant
deux fois par semaines unne cuillerée dudit baume
parce que par sa chaleur il desseche les humeurs
qui la causent, et par les urines qu'il provoque sans
violance.

Il guerit du poison, de morsure de chien enragé
en beuvant unne cuillerée, et en appliquant le
marc sur la morsure.

Il est souverain pour toutes les maladies des intestins
et pour la dissanterie en beuvant unne cuillerée
le matin à jeun, il fortifie l'estomac, aide à la
digestion, il tüe les vers par son odeur, en moüillant

(vue 173 gauche)

et frotant le nombril aux petits enfans et même
en leur faisant boire une demie cuillerée.

Il arrête le sang du nez, et de toute sorte
de playes, en y mettant un peu de coton trempé
dudit baume.

Enfin je ne finirois point si je voulois
rapporter tous ses effets, car il fauderoit parler
de tous les maux en general.

Il est à remarquer que les feces ou le marc qui
reste au fond de la bouteille lorsqu'on en a tiré
la liqueur, est un onguent tres souverain pour
toutes sortes de playes tumeurs, inflammations,
etc.

Fin
Tiré sur l’imprimé de 1730.

 
   
 
 
an II - Tué par les Chouans
 
   
 
  Signalé par Daniel Gerard (2009-11-16)
Référence : NMD 1793-1799 (vue 26/188)
 
   
 
  Transcription par Daniel Gerard  
   
 
 
 

Aujourd'huy trentieme jour de ventôse deuxi-
eme année republicaine à dix heures du
matin, par devant moi François Bry officier
public de la commune de Courveille, district
de Laval département de la Mayenne, sont
comparus les citoyens Pierre Gouesse agent
national près la municipalité dudit Cour-
veille et le citoyen René Landais, officier
municipal, lesquels nous ont présenté un
procès verbal de la mort violente de René
Gendry pere âgé de soixante un ans,
marchand tisserand demeurant en son lieu
de la Saiboisière en datte du vingt sept
ventôse deuxieme année républicaine
dont voici l'extrait : « Le vingt sept ventôse
de la deuxieme année republicaine, vers les
deux heures après-midi, environ deux cent
brigands dits chouans se sont répendus
chez les patriotes de notre commune, se
sont saisis de la personne de René Gendry
père, marchand tisserand âgé de soixante
un ans, lequel a reçu trois coups de sabre
à la tête et un coup de fusil dont la balle

(page droite)

a passé sous le bras gauche, a
traversé le corps et a sortie par le
côté droit, lequel a été tué dans un
de ses champs de la Saiboisière. » A l’appui
dudit procès-verbal sont le témoignage des
citoyens Louis Landais tisserand demeurant à la
dite Saiboisière, âgé de trente cinq ans, et 
Pierre Daguet aussi tisserand âgé de quaran-
te quatre ans demeurant au Bois, lesquels
atestent sincere et veritable le contenu audit
procès verbal. D’après cela j’ai dressé le
present acte que ledit Louis Landais a signé
avec moi, Pierre Daguet a declaré ne savoir
signer de ce enquis. Fait lesdit jour mois
et an que dessus.

(Signature)
Louïs Landais

 
   
 
 
an II - Tué par les Chouans
 
   
 
  Signalé par Archives de la Mayenne (2010-03-11)
Référence NMD 1793-1799 (vues 26-27/188)
 
   
 
  Transcription partielle  
   
 
 
 

30 ventôse an II. - Mort de François Touchard, couvreur, 19 ans, demeurant chez sa mère.


l’extrait : « Le vingt sept ventose de la
deuxieme année républicaine vers les
deux heures après midi, environ deux cent
brigands dits chouans se sont rependu
chez les patriotes de notre commune, ont
investie le bourg, sont entrés chez le citoyen
Le Noir au Château, ont pris ledit François
Touchard qui y étoit alors, l’ont explusé de
la maison, ensuite l’ont fusillé de trois
coups de fusil, desquels la mort dudit
Touchard s’en est suivie. » …

 
   
 
 
an III - Assassinat par les « brigands »
 
   
 
  Signalé le 17 novembre 2003 par Jean-Louis Labatte
Référence : NMD. an II-an VII NMD ( vues 48-49)
 
   
 
  Transcription complète.  
   
 
   (vue 48)

Aujourd’huy douzieme jour de brumaire troisieme
annee republicaine (*) par devant moi François Bry
officier public de la commune de Courveille district
de Laval departement de la Mayenne, sont com-
paru Pierre Daguet tisserand agé de trente six
ans et Marie Saillot fille agée de dix huit ans
tous les deux demeurant dans la municipalité de
Courveille district de Laval, le premier voisin
et la seconde domestique de Perrine Accaris veuve
René Gendry (qui fut tué par les brigands il y a
huit mois environ) demeurante au hameau de la
Saiboisière dite municipalité de Courveille. Lesquels
Pierre Daguet et Marie Saillot m’ont declaré que
le trente vendemiaire au commancement de la nuit
sept brigands firent violence à la porte de la maison
de ladite Perrine Accaris veuve Gendry agée de

(vue 49)

soixante dix ans, et étant entrés dans ladite maison
du hameau de la Saiboisière ont pillé et volé en
laditte maison les effets et assignats appartenant
à ladite Perrine Accaris veuve Gendry, ensuite
l’un desdits brigands prit un hachereau lui en donna
un coup par la tete ce qui la fit tomber par
terre dans sadite maison et étant tombée lui
donna un coup au col avec le tranchant dudit
hachereau dusquel coup elle est morte ayant
rependu tout son sang par cette plaie et
après cette action les brigands s’en allèrent
en laissant le hachereau dans la plaie.
D’après cette déclaration desdits Pierre Daguet
et Marie Saillot qui m’ont atestés être sincère
et véritable, je me suis assuré du decès de ladite
Perrine Accaris veuve René Gendry et j’en ai
dressé le present acte que Pierre Daguet et
Marie Saillot ont declaré ne savori signer de
ce enquis. Fait les jour, mois et an ci-dessus.

(*) vers la septieme heure. Renvoi approuvé.
Interligne « lui » approuvé.

(Signé : )
François Bry.

 
   
 
 
Haut
 

 

 
1
 
   
 
  Signalé par
Référence
 
   
 
  Transcription