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Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Cossé-en-Champagne

 
   
 
   

XVIe s. - Confrérie de Notre-Dame

   
   
 
   

Signalé par Philippe Gondard (2010-07-18)

 
   

Référence : TB 1564-1579 (vue 1/29)

 
 

Transcription par Philippe Gondard

 
   
 
   

Messire Germain Per[rigois]...
commys constitue et ordonne recepveur [et]
procureur de la frarie de Notre Dame
deservye en l’eglise de cyans par u[ng]
pretre des plus suffisans confreres et [seurs ?]
d’icelle très noble excellante et salutai[re ?]
confraternité pour ce ceulx ou celles ...
? poyer votredite frairie a deffunc[t]
messire Philipes Bertron ceste annee o[u]
aultres années precedentes payer audit m[essire]
Germain, lequel a charge de la repce[voir]
Il y a beaucoup de gens de bien qui y ont
bien faict leur debvoir et bien la payer
mays aussy il y en a moult qui se sont
oubliés de la poyer le temps passé comme
les ungs de deux ans, les autres de troys,
quatre ou cinq ans. Pour ce je vous suply à
tous et touttes y faire votre debvoir et
sy ? argent il prendra de la de...
et vous en acquitera vers ceulx à quil [y ?]
appartiendra ; vous debvez estre ad...
tous les sabmedis de l’an il est d[ict]
celebré et chanté à notte...
solennellement par les chapelains de ...
en l’eglise de cyans par tous les f[rères]
et seurs d’icelle confraternité que ...
tous leurs amys trespassés et tres...
mays il est dict et ordonné es statuts (?)
ordonnances d’icelle frarie qui ont este escriptz (?)
il y a plus de cinquante ans par gens de bien (?)
bons catholiques et scientifiques que iceulx (?)
ou icelle qui deffaulront par III ans
suyvant l’un l’autre de payer leurs fraries
qu’ilz seront oustez et effacez du libvre et pa[yer ?]
ou qu’ilz sont inscriptz ceulx ou icelles ...
bien payé ; et ne sera faict ne dict messe (?)
service le dymanche d’après dicte (?)
comme l’on faict pour tous ceulx qui ...
la payent.

 
   
 
   

1650 –  Couple inhumé à l’écart,
« crainte de contagion »

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-12)

 
   

Référence : BMS 1647-1668 (vue 3/103)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
   

René Mauboucher et Jeanne Le Breton
sa femme moururent en l’année mil
six cens cinquante, sçavoir ledit René
le 27 apvril et ladite Jeanne le premier
jour de may. Et leurs corps furent
inhumez proche le lieu d'Epaulefort crainte
de contagion

 
   
 
   

1653 – Inhumation de l’enfant de vagabonds
originaires de Pruillé-l’Éguillé

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-06-03)

 
   

Référence : BMS 1647-1668 (vue  6)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
   

Le vingtiesme de janvier mil six cent
cinquante et troys deux pauvres
vagabonds nommez Liger Parisot et
Thoinette Oger, legitimes mariez
de la paroisse de  Pruillé l’Eguillé
ainsi qu’ils disent nous ont prié et
requis de donner sepulture chrestienne
au corps d'un jeune enfant leur filz
aagé de sept ans nommé Jean qu’ils
nous ont asseuré estre mort en bon
chrestien, lequel après les avoir interrogez
de leur foy et creance et en avoir
receu suffisans temoignages
nous l'avons inhumé au petit cimetiere
de nostre eglise les jour et an susdits.

(Signature)

Chaudemanche

 
   
 
   

1657 – Enfant tué accidentellement par un vouge

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-13)

 
   

Référence : BMS 1647-1668 (vue 11/103)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
   

Le vingt et septiesme jour d'octobre 1657
deceda Gilbert Joallet aagé de douze ans
qui se tua subitement d'un vouge et fut
inhumé en le petit cimetiere de Cossé par nous curé
soubzsigné. Il estoit fils de René Joallet et
de deffunte (blanc).

(Signature)
Chaudemanche

 
   
 
   

1658 - Noyade d'un enfant

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-13)

 
   

Référence : BMS 1647-1668 (vue 11/103)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
 

Sepulture
fille Choasnet
enfant

 

Le 6 jour de may 1658 (blanc) de
Choasnet et (blanc) sa femme agé de
3 ans se submergea en les fosses de la
Helberdière et fut infumé au petit
cimetière de Cossé par nous curé susdict.

 
   
 
   

1660 – Deux enfants morts d’une maladie
« putride et perilleuse »

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-13)

 
   

Référence : BMS 1647-1668 (vue 13/103)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
 

 

Deux enfans
apartenants
à (blanc)
Pellier et à
Oger sa femme
decederent
au commencement
du mois de
janvier 1660
de maladie
putride
et perilleuse.
Leurs corps
furent inhumés
en un jardin
à la Herbourgère.
 
   
 
   

1660 – Décès d'un pauvre garçon

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-13)

 
   

Référence : BMS 1647-1668 (vue 13/103)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
   

Le 5 jour de febvrier 1660 est decedé un
pauvre garçon estant en la paroisse de
Cossé aagé de 9 à dix ans, auquel avons donné
sepulture ecclesiastique après nous estre
informé qu’il estoit bien et deubment instruit
en la religion chrestianne et luy avoir trouvé
un chappelet sur luy.

 
   
 
   

1662 – Décès d'une mendiante originaire de Sillé

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-12)

 
   

Référence : BMS 1647-1668 (vue 16/103)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
   

Le 24 apvril 1662 deceda . . . . une femme
incognee, laquelle se disoit estre de Sillé. Elle
mendioit son pain et ayant recogneu qu'elle estoit
crestienne je juy ay donné la sepulture
ecclesiasticque et son corps a esté inhumé au grand
cimetiere de Cossé par nous curé de Cossé soubzsigné.

 
   
 
   

1662 – Chute mortelle d'un noyer

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-12)

 
   

Référence : BMS 1647-1668 (vue 16/103)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
   

Le 24 jour de septembre 1662 deceda Pierre
Bordin en tombant d'un noyer. Ledit Bordin
estoit aagé seulement de quatorze à quinze ans.
Il fut inhumé au petit cimetiere de Cossé par
Mre Claude Caillau pretre sacriste dudit Cossé. Il
estoit fils de deffunt Jean Bordin metaier à la
Maillardiere.

 
   
 
   

1663 - Décès d’un ancien procureur de fabrique
incarcéré à La Flèche

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-13)

 
   

Référence : BMS 1647-1668 (vue 17/103)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
   

Le 3 jour de may 1663 deceda Estienne Ermange
cy devant procureur fabrical de l'eglize de Cossé.
Il deceda en les prisons de la Fleche et son corps
fut inhumé au petit cimetiere de l'eglize
Saint Thomas de la Fleche selon le raport qui nous
en a esté faict. Ledit Hermange avoit esté incarceré
injustement par envie et vengeance des Lattays
ses enemis demeurants audit Cossé

 
   
 
   

1669 – Mort de dysenterie

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-08)

 
   

Référence : BMS 1669-1670 (vue 14/23)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
   

(page gauche)

Le vingtiesme jour de decembre 1669
deceda Michel Erfin aagé de seze à
dix sept ans valet domesticque de Simon
Le Gros demeurant au bourg de Cossé, le corps
duquel fut inhumé au petit cimetiere
dudit Cossé par discret Me Claude
Caillau pretre en presence de Charles
Erfin pere dudit decedé et dudit Le
Gros qui l’apporterent ne s’estants trouvés
que peu de personnes à cause de

(page droite)

suspection et danger de maladie
de disenterie, lesquels Erfin et Gros ont
declaré ne sçavoir signer de ce par nous
enquis et est signé en la minutte des presentes
C. Caillau avec nous.

(Signature)
G[abriel] Huchelou

 
   
 
   

1716 - Fonte et bénédiction de la grosse cloche

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-17) et Françoise Chamaillard (2008-04-09)

 
   

Référence : BMS 1673-1719 (vue 269/282)

 
 

Transcription par Joël Desnoe et Françoise Chamaillard

 
   
 
   

Ad rei memoriam

Ce vingt deux novembre mil sept cent seize
[j]e curé soussigné ay fait la benediction
de la grosse cloche de ceans, laquelle a été
fonduë et regrossië de plus de 80 l.t. par mes
[s]oins et ceux de Joseph Morands lors procureur
de fabrique. Il en a couté pour la fondre
[4]2 l.t. 10 s. et elle a été fonduë en la grange
dixmeresse le trou pour les moules etant mis à
[...] de la porte d'entrée vers le milieu de la
grange et le fourneau pour chaufer vers le
[p]ignon le proche de l'eglize, ce que je
fais remarquer parce que nous avons eus
[b]ien de la peine à faire ces trous à cause des
[...]s qu'on a trouvé et pour s'en servir en cas de
[b]esoin. La grosse cloche de Bannes fut fonduë
au meme lieu.

(Signature :)

Delamotte, pretre
curé de Cossé

 
   
 
   

1721 - Construction de la nouvelle grange

   
   
 
   

Signalé par Jean-Claude Devaux (27 janvier 2005).

 
   

Référence : 1720-1750 BMS (vue 14).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Ad perpetuam Dei memoriam

L’an de grâce 1721 le quinzieme jour
d’avril je soussigné prêtre curé de Cossé ay fait
démolir la grange de ce presbitere qui menaçait
ruine, large de 23 pieds et demi longue de 41
située devant la salle le long du ruisseau.

J’ay posé le vingt du même mois la premiere pierre
de la nouvelle grange que j’ai fait transporter
ailleurs. Elle a été finie le premier de juillet
1721. La depence m’a coûté sept cent livres.
Tous les fondements sont assis sur le roc. Les
murs rapportant du fort au foible ont seize
pieds de hauteur.

(Signature :)

F. Le Frontault

(Dans la marge, est écrit dans le sens de la hauteur : )

J’ay eu baucoup de peine à cause du
printems toujours pluvieux. Je prie
mes successeurs de se souvenir de moy
dans leurs sacrifices.

 
   
 
   

1726 - Déclaration de grossesse

   
   
 
   

Signalé par Marie-Hélène Bénazet (2008-07-26)

 
   

Référence : BMS 1686, 1720-1750 (vues 61-62/262)

 
 

Transcription par Marie-Hélène Bénazet

L’acte suivant, 16 décembre 1726, est celui des fiançailles entre Louis Allain et Françoise Toquet.
A la page suivante (vue 62), se trouve l'acte de baptême de 16 février 1727 de Marie, fille naturelle de Françoise Toquet.

 
   
 
   

(vue 61)

Le quinze decembre mil sept cent vingt six devant nous
Frontault curé de la paroisse de Cossé et Moreau vicaire de
ladite paroisse a comparu Françoise Tocquet fille mineure agée
de dix huit ans fille de feu Gervais Tocquet et de Michelle Roine ses
pere et mere, de cette paroisse. Et après avoir pris d'elle le serment
nous a declaré avoir demeuré depuis le jour de Saint Jean 1725
jusqu'audit jour de Saint Jean de la presente annee 1726 chez
Mathurin Drouard au lieu de la Volerie en cette paroisse en qualité
de servante et que demeurant audit lieu de la Volerie elle a eu la
compagnie charnelle de Louis Alain agé d'environ dix huit ans
domestique audit lieu de la Volerie et avoir eu commerce par deux fois
avec ledit Alain, et entrautres les deux premieres semaines du mois de may dernier
et ladite (*) nous a dit et declaré et par ces presentes dit et nous declare
etre grosse et enceinte du fait et œuvre dudit Alain et n'avoir eu

(En marge : )
(*) Tocquet

(vue 62)

la compagnie d'aucun autre personne et que ledit Alain ne luy
a fait à cet egard aucuns dons, presents ny promesses de
mariages, ny usé de menaces et fait aucunes
violence. Et a dit ladite Tocquet ne vouloir mal user de son
fruit et nous a priés de luy decerner le present acte, en
presence de Jean Renoul tailleur d'habits, de Charles
Torlore tissier, temoins à ce requis demeurants au bourg de Cossé
soussignés. Rature quatre mots nuls. Addition (*) Tocquet (*).
Fait à Cossé ce susdit jour et an que dessus.

(Signatures : )
J. Renoul, Charles Torlore, J. Moreau.
F.L. Frontault curé de
Cossé en Champagne

 
   
 
   

1733 - Fonte de la petite cloche

   
   
 
   

Signalé par Jean-Claude Devaux (27 janvier 2005).

 
   

Référence : 1720-1750 BMS ( vue 102)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Fonte de
la petite
cloche âagée
de 214 ans.

L’an 1733 on a cassé la petite cloche dont
les anses etoint usées afin de la refondre avec
la grosse. L’inscription de la petite cloche en gotique
l’an 1519 frère Urbain d’Averton prieur messire
Julien Regnard curé parrains, damoiselle
Etiennete Lenfant marraine, me nomment
Marie. François Nepveu procureur.
 
   
 
   

1747 - Inhumation du cœur de Jacob Guitau

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2011-01-05)

 
   

Référence : BMS 1686, 1720-1750 (vue 233/262)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
 

Sepulture
du cœur
de messire

Jacob Guitau

 

Le vingt et un avril mil sept cent quarante sept
a êté depozé et inhumé dans la coeur (sic) de cette eglize
le coeur de messire Jacob Guitau ecuyer seigneur
de cette paroisse, la Marche, Banne l'Effrière et
autres lieux, conseiller du roy, lieutenant general
honoraire en la senechaussée d'Anjou et siege presidial
de Chateaugontier, decedé à Marigné près Daön,
dioceze d'Angers, le dix sept de ce mois, dont le
corps a été inhumé dans l'eglize dudit Marigné le
dix neuf ensuivant.

(Signature)

J. [Jacques] Desprez pretre

 
   
 
   

1785 –  Bénédiction du cimetière

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-17) et Marie-Hélène Bénazet (2008-12-18)

 
   

Référence : BMS 1775-1792 (vue 131/223)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
 

 

Bénédiction
du
cimetière

 

(vue gauche)

L'an mil sept cens quatre vingt cinq le dimanche sixieme jour
de mars, nous Pierre Jean Chapron, curé d'Epineu-le-Seguin, doyen rural
de Brullon, en vertu de l'ordonnance de monseigneur l'illustrissime et
reverendissime evêque du Mans en datte du dix neuf fevrier dernier,
signée + F.B. evêque du Mans, contresignée Petit avec paraphe, scellée
aux armes de sa grandeur ; pour laqelle ledit seigneur evêque etant
informé que les habitans de la paroisse de Cossé en Champagne, en conséquence
d'un arrêt du parlement, se seraient procuré un terrein convenable
pour y former le cimetiere de ladite paroisse, que ce terrein est orné
d'une grande croix et dûment clos ; nous commet pour bénir le
terrein dont est question ; nous doyen susdit et soussigné nous sommes

(vue droite)

transportés à l'eglise dudit Cossé, d'où lecture faite de ladite
ordonnance nous nous sommes rendus processionnellement audit terrein
que nous avons béni avec les solennités en tel cas requises et ordinaires.
Ladite bénédiction faite à l'issue des vêpres dudit Cossé, en presence et
assistance de la majeure partie des paroissiens, et notamment de Maître
Jean-Baptiste-Philippe Bodereau, curé dudit Cossé, Maître Louis
Landeau, prêtre, chaplain de la croix, messire François-Simon Guitau,
ecuyer, seigneur de ladite paroisse, sieur René Chalopin, marchand,
procureur de fabrique, Maître André François Aucerne, notaire royal,
procureur syndic, et plusieurs autres soussignés avec nous.

(Signatures)

Bodereau
curé de Cossé-en-Champagne
L. Landeau, pretre
J. Chapron
pretre
Guittau de Cossé
Aucerne
sindic
Géré de la Motte
Jacques Frescher
R. Chalopin
J. Belloche
Louis Brisboul
Chapron
curé d'Epineu

 
   
 
   

1793 – Meurtre du chef de la garde nationale
et suicide du curé

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-08)

 
   

Référence : NMD 1793-an IX (vues 29-31/238)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
 

13 may 1793
Décès de
Pierre
Belloche

(vue 29)

Aujourd'hui treizième jour du mois de may mil sept cent quatre vingt
treize, l'an deuxième de la république française, à trois heures du soir.

Par devant moi Pierre Legendre maire de la commune de Cossé-en-Champagne
à défaut d'officier public, est comparu Simon Provost juge de paix du canton
de Chemmeré-le-Roy demeurant paroisse de Sauge, lequel assisté de René
Le Boucher marchand filottier, agé de cinquante ans et de André Duchemin

(vue 30 page gauche)

cordonnier agé de trente six ans, demeurant l'un et l'autre au bourg dudit Cossé ; lequel
a déclaré à moi Pierre Legendre qu'ayant été instruit qu'un assassinat aurait été
commis en la maison presbitéralle dudit Cossé il s'était transporté sur le lieu et y avait
redigé le procès verbal dont la teneur suit.

« L'an deuxième de la république française, le treizième jour du mois de mai
mil sept cent quatre vingt treize, dix heures du matin. Nous Simon Provost juge de
paix et officier de police du canton de Chemmeré, district d'Evron, département de la
Mayenne, en conséquence de notre ordonnance apposée au bas de la plainte à nous
rendue ce jourd'huy par le citoyen Pierre Legendre maire de la commune de Cossé, énonciative
qu'il s'était commis un meutre en la maison presbitéralle dudit Cossé. Nous sommes,
accompagné du citoyen Julien Foucault notre greffier ordinaire, transporté en la maison
presbitéralle dudit Cossé, en présence du citoyen Gervais Chadaigne, Jean Laigneau, Julien
Le Roux, caporaux des gardes nationnaux de la commune de Sauge, troisième compagnie
dudit canton de Chemmeré, Joseph Edard, Jacques Piron, Julien Le Dru, Gabriel Lemaitre,
Joseph Blu et Louis René Denis gardes nationnaux de la commune de Sauge, commandés
par le citoyen Jean Hublin, adjudant dudit canton de Chemmeré, en vertu du requisitoire
à lui délivré par les officiers municipaux dudit Cossé, dont l'assistance a été requise à
l'effet d'être, en présence desdits assesseurs, procédé aux opérations ci-après, dont nous
leur avons fait connaitre l'objet, et des citoyens Pierre Nicolas chirurgien demeurant en la
commune de Ballée, aussi requis pour se trouver audit lieu, pour y visiter le cadavre
mentionné en la plainte ci-dessus. Et étant arrivé, nous aurions trouvé les portes de ladite
maison presbitéralle fermées, desquelles nous avons sur le champ fait faire ouverture, et
étant entré prémièrement en la cuisine, nous avons fait différentes perquisitions ; et
après plusieurs recherches, nous aurions, dans le dégré qui conduit dans une chambre haute
nous aurions trouvé le cadavre de Pierre Belloche mort étendu dans ledit dégré. Faisant
différentes perquisitions pour savoir qui pouvaient être les autheurs de ce délit, les gardes
nationalles s'étant introduits dans une chambre haute, ils auraient en notre présence
trouvé le cadavre de Denis Richard curé de ladite commune de Cossé, étendu mort
sur la figure. En conséquence nous avons requis ledit citoyen Nicolas d'en faire la
visite à l'instant, et à quoy procédant ledit citoyen chirurgien a remarqué que
Pierre Belloche a une playe transversalle qui parait avoir été faite par un instrument
tranchant de la longueur d'environ deux pouces à la partie supérieure, à la partie
supérieure (mots répétés) du corps de la main gauche. 2° Une playe transversalle d'environ un pouce
et demi qui nous a paru avoir été faite avec un instrument tranchant tel que sabre etc.
située à trois doigs de l'ombellic, du coté droit, vers la région de foye, pénétrante dans
la cavité abdomenalle qui a percé le colon. 3° Une playe transversalle de la longueur
d'environ un pouce et demi, située entre la troisième et quatrième des vraies côtes, pénétrante
dans la poitrinne, ayant traversé et juré l'oreillette droite du coeur et l'arretère à orte (sic). 4° Une
petite playe transversalle au dessous de la précédente, d'environ huit à dix lignes de longueur
pénétrante jusques sur le périoste de la cinquième des vrayes côtes et non au delà.

Ledit citoyen Nicolas faisant ensuite la visitte du cadavre dudit Denis Richard, il a remarqué
1° Une plaÿe oblique d'environ un pouce, non pénétrante, à la partie inférieure du sternum. 2° Une
playe longitudinalle pénétrante dans la cavité abdomenale et traversante de part en part, d'environ

(vue 30 page droite)

deux pouces de longueur, ayant coupé la plus-part des gros intestins,
une partie des intestins grêles et la orte demendante. Desquelles
déclarations il résulte que lesdits Pierre Belloche et Denis Richard
sont morts de mort violente. En conséquence et attendu que la cause de leur mort est
connue et que toutes recherches à cet égard seraient inutiles, nous avons déclaré
que rien ne s'opposait à ce que lesdit corps fussent inhumés suivant les formes
ordinaires. Et à l'instant, avant la cloture du présent, nous avons reçu les déclarations des
domestiques dudit Richard pour savoir s'ils n'avaient point d'indices des délits ci-dessus.

Premièrement Renée Morin veuve Julien Lavrier, agée de cinquante ans, a déclaré que hier, sur
les sept heures du soir, Pierre Belloche entra en la maison dudit Richard et lui demanda où était
le curé. Elle lui dit qu'il était dans son jardin, il y alla ; un instant après ils rentrèrent où elle
entendit dire audit Richard qui adressait la parolle à Belloche : je sais que je suis coupable, faites-moi
punir ; et aussitôt ils se mirent à table pour souper, là où ils se tinrent différens propos qu'elle ne se
rappelle pas, si ce n'est qu'elle entendit dire audit Richard, en portant la parolle à Belloche : je
voudrais bien vous dire un mot en particulier. Ils partirent à l'instant et passèrent au pied du
dégré, et étant là le curé rentra dans sa cuisinne, et Louise Barberoze fille agée de quatorze
ans, aussi la domestique, le vit prendre son sabre et le mettre sous son habit, et retourna trouver
Belloche, à qui elle entendit dire : Monsieur le curé, vous voulez me faire du mal. Il lui répondit que
non, vous n'avez qu'à venir. Aussitôt après, ladite veuve Lavrier fut les trouver et dit audit Richard :
Ah ! qu'allez vous faire là. Il lui dit : retirez vous, je ne suis point à moi. Elle observe qu'il avait son
sabre nu à la main, qu'un instant après il sortit avec son sabre et dit qu'il s'en allait. Qui sont tous
les indices qu'elles nous ont dit savoir, après serment pris d'elles en tel cas requis, et ont dit ne
savoir signer de ce enquises. Fait et arrêté le présent procès verbal en la salle de la maison
presbiteralle dudit Cossé, les jour et an susdits, et a ledit citoyen Nicolas signé avec nous et notre
greffier au bas de chaque page. Signé P. Nicolas chirurgien, S. Provost officier de police et Foucault
greffier avec paraphe. »

D'après la lecture de ce procès verbal que lesdits René Le Boucher et André Duchemin
ont déclaré être conforme à la vérité, et après m'être assuré que le cadavre prémier trouvé en
la maison presbitéralle dudit Cossé et premier mentionné au procès verbal ci-dessus littérallement transcrit
était bien celui dudit Pierre Belloche, lieutenant de la garde nationnalle de cette commune, que les
dits Le Boucher et Duchemin m'ont déclaré être garçon, âgé de cinquante ans domicilié de cette
commune, fils de François Belloche et Marie Bedel. Et j'ai rédigé le présent acte que lesdits
Simon Provost juge de paix, René Le Boucher et André Duchemin ont signé avec moi. Fait en la
maison commune de Cossé les jour et an ci-dessus.

(Signatures)

René Le Boucher
André Duchemin
S. Provost
juge de paix et officier de police
Legendre maire

 

 
 
13 may 1793
Décès
de
Denis
Richard
curé

Aujourd'huy treizième jour du mois de may mil sept cent quatre vingt treize, l'an
deuxième de la république française, à quatre heures du soir.

Par devant moi Pierre Legendre maire de la commune de Cossé en champagne, à défaut
d'officier public, est comparu Simon Provost juge de paix et officier de police du canton de
Chemmeré le Roy, demeurant paroisse de Sauge, lequel assisté de René Le Boucher, marchand
filottier agé de cinquante ans, et de André Duchemin, cordonnier agé de trente six ans,
demeurans l'un et l'autre au bourg dudit Cossé, lequel a déclaré à moi Pierre Legendre qu'ayant

(vue 31 page gauche)

été instruit qu'un suicide aurait été présumé commis en la maison presbitéralle dudit
Cossé, il s'était transporté sur ledit lieu et y avait rédigé le procès verbal intercalé dans
l'acte de décès qui précéde immédiatement. D'après la lecture de ce procès verbal, que les
dits René Le Boucher et André Duchemin ont déclaré être conforme à la vérité, et après
m'être assuré que le second cadavre trouvé en la maison presbitéralle dudit Cossé et dernier
mentionné au procès verbal littérallement transcrit audit acte de décès qui précède
immédiatement, était celui de Denis Richard curé de cette commune, que lesdits
Le Boucher et Duchemin m'ont déclaré être garçon originaire de Montreuil-sous-Lassay,
district et département de la Mayenne, agé de trente huit ans, fils
de (*) Mathurin Richard marchand et de Anne Collet.

Et j'ai, à défaut d'officier public, rédigé le présent acte, que lesdits Simon Provost
juge de paix, René Le Boucher et André Duchemin ont signé avec moi. Fait en la
maison commune de Cossé-en-Champagne les jour et an ci-dessus. (*) défunts .

(Signatures)
 
René Le Boucher et André Duchemin
Legendre maire
S. Provost
juge de paix et officier de police

 
   
 
   

an III – Mort violente d'un garde-chasse

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-08)

 
   

Référence : NMD 1793-an IX (vues  60-61/238)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
   

(vue 60)

Aujourd'huy six fructidor an troisième de la
republique française. Par devant nous officiers
municipaux de la commune de Cossé en Champagne,
district d'Evron, departement de la Mayenne soussigné,
en l'absence de l'officier public, sont comparus les
citoyens Louis Chalopin marchand, agé de quarante neuf
ans, et François Chevreuil cordonnier, agé de vingt
quatre ans, tous deux demeurant en cette commune,

(vue 61)

lesquels nous ont declaré et sertifié que le citoyen
Julien Hersemeule natif d'Auvers le Hamon
domicilié au lieu de la Forais en cette commune, ci devent
garde chasse mari de Andrée Le Lasseux fils du
legitime mariage de defuns Julien Hersemeule et de
Renée Marais, est décédé d'hier d'une mor viollante sur
la commune de Biernay district de Chateaugontier
agé de cinquante cinq ans. De laquelle declaration
et afirmation desdits comparans nous avons, sur la
réquisition de ladite Andrée Lelasseux veuve dudit
Hersemeule domiciliée de cette commune à ce
presente, dressé le present acte. Les comparans
aussi bien que laditte veuve Hersemeule ont declaré
ne savoir signé. Fait et arreté en la maison
commune dudit Cossé lesdits jour mois et an
que dessus. Entreligne : d'hier.

(Signature)

 Legendre maire

 
   
 
   

an IV - Mort « sanglante et injuste » d’un marchand

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-08)

 
   

Référence : NMD 1793-an IX (vue 83/238)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
   

Aujourd’huy le seize germinal l'an
quatrieme de la republique française. Par devent moi
Pierre Houdayer agent municipal de la commune de
Cossé en Champagne departement de la Mayenne
soussigné, sont comparu les citoyens et citoyenne Louis Godber
cultivateur domicilié en ce bourg agé de cinquante cinq ans
et cousin germain de Jean Baptiste René Houdayer décédé a cause de Jeanne
Vetlet son epouse et Françoise Houdayer demeurante
aussi audit bourg de Cossé, agée de trente deux ans et
soeur germainne de feux Jean Houdayer garson marchand
demeurant au bourg dudit Cossé et né dudit bourg fils
de Pierre Houdayer tisseran et de Renée Jodelais son épouse,
lesquels m’ont declaré que Jean Houdayer est mor de ce jour
sur les neuf heures du soir au lieu de son domicile d'une m[ort]
sanglante et injuste agé de trente six ans onze mois trois j[ours.]
D’après cette declaration je me suis sur le champ assuré du
deces de Jean Baptiste René Houdayer et après en avoir
eu la conviction j'ai dressé le present acte que les temo[ins]
ont avec nous signé, à l’exception de Louis Godber qui a decla[ré]
ne savoir. Fait à Cossé les jours, mois et an ci dessus.
Entreligne : Baptiste René.

(Signature)

Houdayer agent municipal
 
   
 
   

an IV – Tué dans une bataille avec les Chouans

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-08)

 
   

Référence : NMD 1793-an IX (vue 82/238)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
   

Aujourd’huy le dix huit ventose l'an quatrième de la republique fran[çaise]
par devant moi Pierre Houdayer agent municipal de la commune de Cossé
en Champagne departement de la Mayenne soussigné, sont comparus les
citoyens Mathieu Loyans domicilié au bourg de Brullon et Joseph Huber
tisseran demeurant au bourg d'Avessé, les deux majeurs, le second frere de
pere de René Huber, fils de Joseph Huber cultivateur et de Marie Mâline
ses pere et mere, veuf de Marie Launay et a eu pour epouse
en second mariage Marie Le Roy. Lesquels m'ont declaré que René Huber
né d'Avessé est mor de ce jour au lieu d'Epaullefor en cette ditte commune
agé d'environ quarante trois ans en une bataille qui s'est donnée avec les
chouans. D’après cette declaration que les temoins ont sertiffié conforme à la
verité j'ai dressé le present acte que les temoins ont declaré ne point
pouvoir signé raison qu'il ne save écrire. Fait a Cossé (*).

(*) les jours, mois et an ci-dessus. Rayé six mots.

(Signature)

Houdayer - agent municipal

 
   
 
   

an V – « Mort violente » d'un enfant

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-08)

 
   

Référence : NMD 1793-an IX (vue 109D/238)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
   

Aujourd’huy quatorze nivose an cinquieme de la republique
française. Par devant moi Pierre Houdayer agent
municipal de la commune de Cossé en Champagne canton
de Chemré departement de la Mayenne soussigné, ont comparus
les citoyens René Roulin et Louis Jodelais, les deux cultivateurs
demeurans au lieu de la Bourgerie, Roulin agé de quarente
sept ans et Jodelais de trente et un ans et voisins de Louis
Fripier fils du legitime mariage entre Louis Fripier
et de Marie Le Roy. Lesquels nous ont déclarés que
Louis Fripier, fils de Louis Fripier domicilié au lieu des
Bonnellieres en cette commune et de Marie Le Roy ses pere et mere,
est mort de ce jour d'une mort violente agé de six ans et demi.
D'après cette declaration je me suis sur le champ assuré du décès et
après en avoir eu la conviction j'ai dressé le present acte que les
temoins ont declaré ne sçavoir signer. Fait à la maison
commune de Cossé lesdits jours, mois et an que dessus

(Signature)

Houdayer agent municipal

 
   
 
   

an VI – Mort d’un prêtre

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2007-05-08)

 
   

Référence : NMD 1793-an IX (vue 141/238)

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
   

Aujourd’huy le duody deux frimaire l'an six de la
republique française.
Par devant moy René Le Bouchè agent municipal
de la commune de Cossé en Champagne département
de la Mayenne soucigné
sont comparus les citoyens Michel Louis Gabriel
Landeau neveû du coté paternel, le citoyen Etienne
Marces neveu à cauze de Gabrielle Landau son
epouze et de Pierre Marces aussy neveu à cauze de
Madelaine Landau son epouze et de François Geré
aussy neveu à cauze de Jeanne Landau son epouze
et de Anne Joly veuve de Etienne Landeau neveu du
côté paternel. Lesdit parant tous majeur.
Lesquels m’on déclaré que Louis Landeau prêtre agé
de soixante quinze ans fils legitime de Guillaume
Landeau et de Jeanne Marces ces pères et mère,
que ledit Louis Landeau est decedé au lieux de son
domicile sur les neuf heures du soir. D'après cete
déclaration je me suis sur le champ assuré du décès
et après en avoir eu la conviction j'ai dressé le
présent acte que les temoins ont signé avec nous.
Un mots rayé nul.

Fait à la maison commune de Cossé ces jours, mois
et an que dessus.

(Signatures)

Pierre Marçais
F. Gere
Etienne Marçais
Anne Joly veuve Landeau
M. Landeau
Boucher agent

 
   
 
 
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