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Archives départementales de la Mayenne
Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Le Buret

 
   
 
   

1706 - Bénédiction de la grosse cloche

   
   
 
   

Signalé par Françoise Chamaillard (23 avril 2005).

 
   

Référence : registre 1700-1719 (vue 55/151)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Le seisieme novembre 1706 a esté beniste
la grosse cloche de cette eglise nommée Catherine
par messire Joseph de Cervon chevalier vicomte
des Arsy et dame Catherine de Cervon epouse
de messire Jean Baptiste comte de Montesson
lieutenant general des armées du roy et lieutenant
de ses gardes du corps dame de cette paroisse
presens Me Christophle Boyteau et Bernard Hardouin
pretres habituez de cette eglise, par nous curé
soussigné par commission de monseigneur l’evesque
du Mans du [blanc]

(Signatures )

 
   
 
   

1742 - Paternité inconnue, la mère n’ayant pu ni voulu
la révéler « par son imbecillité »

   
   
 
   

Signalé par Jean Mémeint (2006-12-20)

 
   

Registre 1740-1746 (vue 29/68)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

 

Le sixieme jour d’aoust mil sept cent quarante deux, je pretre vicaire
soussigné ay baptisé Magdelaine Jeanne née d’hier, enfant de Jeanne Tessé
qui par son imbecillité n’a pu ni n’a voulu declarer quel en etoit le pere. Ont
eté parain Jean Picher tisserand et maraine Marie Le Mêle veuve de Françoise
Tessé mere de la mere (sic) de l’enfant, lesquels ne signent.

(Signature : )

F. Lemercier pretre vicaire.

 
   
 
   

1735 - Paternité indécise

   
   
 
   

Signalé par Jean Mémeint (2006-12-20)

 
   

Registre 1720-1739 (vues 111-112/156)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

 

(vue 111)

Le premier janvier mil sept cent trente et cinq, je curé
ay baptizé Mathurin né de cette nuit, fils de Jeanne
Le Compte, laquelle trois semainnes avant d’acoucher
m’a declaré estre grosse du fait du nommé La Decampe
et le trentieme decembre mil sept cent trente et quatre
elle a declaré à François Pichard marchand, à Julien
Guillet sabotier et à Michel Le Sayeux laboureur

(vue 112)

que l’enfant dont elle etoit grosse etoit du fait de Mathurin
Beauchesne, comme ils nous le certifierent lors du
bapteme dudit Mathurin fils de ladite Le Compte. Et ce
en presence de tout le peuple. Ledit Michel Le Saieux
ne sçait signer. Pour lesdits Pichard et Guillet ont signé
avec nous aussi bien que Mtre Sebastien Baillif pretre
et Robert Tanchot.

(Signatures : )
Fn. Baillif | R. Tanchot
F. Pichard | Jullien Guilliet.

 
   
 
   

1793 - Tués par les Chouans

   
   
 
   

Signalé par Yve Chetaille (2009-09-30)

 
   

Registre 1793-an IX (vues 30 et 32-33/215)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

 

(vue 30)

(page gauche)

Aujourd’huy dix messidor l’an deuxieme de la
république française une et indivisible, trois heures
après midy.

Par devant moi François René Pichard membre
du conseil général de la commune du Buret, département
de la Mayenne, élu pour récévoir les actes destinés à constater
les naissances, mariages et décès des citoyens.

Ont comparu en la maison commune Pierre Lebreton
cordonnier, âgé de trante-huït ans, et Julien Hammelin
âgé de trante-et-un ans tisserand, Louis Chauvin jardinier âgé de
soixante ans, André Merlin chirurgien âgé de soixante-cinq
ans, Pierre Egal, maréchal, âgé de trante-un ans, domiciliés
au bourg dudit Buret, lesquels nous dit que le neuf
messidor sur les cinq heures et demie du soir,
ils ont vu entrer dans ce bourg une horde de scélérats
d'environ quarante à cinquante qui ont forcé le corps de
garde, abattu l’arbre de la liberté, forcé et pillé plusieurs
maisons en ce bourg, pris et tué le citoyen René François
Milloué tisserand, que les citoyens Louis Chauvin lui a vu
porter un coup de sabre sur une épaule, que Marie
Lepage épouse de Jacques Reverdy lui a vu et entendu
porter plusieurs coups ainsi que Pierre Lebreton ;
que ce jourd’hui sur les trois heures du soir Jean Milloué
tisserand âgé de soixante un ans et Françoise Piau
son épouse âgée de quarante neuf ans, tous deux
domicilés commune de Grez département de la
Mayenne m’ont déclaré que ledit René François
Milloué fils de François Milloué et de Françoise
Locré, né à Avenières lez Laval et leur frère et

(page droite)

beau-frère est décédé de la suite de ces blessures
dans la cour du lieu de la Cave audit bourg du
Buret hier sur les six heures du soir. D’après ces
déclarations je me suis rendu dans la cour ci-dessus
désignée, j’ai réconnu que ledit René François Milloué
étoit mort, ai rédigé le présent acte en présence
des citoyens ci-dessus dénommés qui ont signé
avec moi, fors Pierre Egal, Louis Chauvin, Marie
Lepage, Pierre Lebreton (*) et Julien Hammelin qui
m’ont déclaré ne savoir signer de ce enquis. (*) Françoise
Piau. En interligne : que, approuvé.

(Signatures)
Merlin oficier de santé.
F.R. Pichard
officier public

(vue 32)

Aujourd’huy dix huit fructidor l’an deuxieme
de la république française une et indivisible, une
heure après midy.

Par devant moi François René Pichard membre
du conseil général de la commune du Buret,
département de la Mayenne, officier public.

Est comparu Perrine Gandon veuve de
Pierre Guédon demeurante dite commune du
Buret, section de Paulivard, laquelle m’a dit que
le bruit public lui avoit appris que les brigands
nommé Chouans avaient massacré son mari
dans le bourg de Contigné, district de Châteauneuf,
departement de Maine et Loire ; qu’elle a envoyé
au commissionnaire vers la municipalité dudit
Contigné qui lui a rapporté l’écrit ci après
transcrit et à elle remis :

« Nous officiers municipaux et notables
composants le conseil général de la commune de
Contigné, chef lieu du canton du même nom,
district de Châteauneuf, departement de
Maine et Loire, certiffions à qui il
appartient que le corps de Pierre Guédon
massacré le vingt huit thermidor dernier par
les scelerats brigands nommés Chouans en
ladite commune de Contigné, tel qu’il appert
par les dépositions de différentes personnes
de la susdite commune, entr’autres de la femme
de Horpin, aubergiste, Jacques Hulin officier
municipal, et Pierre Noury metayer à la Rifferie,
tous dite commune de Contigné, et a été

(vue 33)

enterré le vingt neuf ; et au moyen de ce que les
brigands sont toujours sur le territoire et que
tous les officiers municipaux sachant écrire
ont été obligés de se réfugier à Châteauneuf, l’acte
d’enregistrement n’a pu avoir lieu jusqu’à ce jour.
Delivré à la maison commune de Châteauneuf
où nous tenons nos sceaux ; Vû l’invasion de
notre territoire par la horde scélerate des brigands
le quatre fructidor l’an second de la république
une et indivisible. »

L’original est signé Jusson agent national,
avec paraphe, Etienne Noury officié municipal,
Pierre Abafour secretere.

« Vû par les administrateurs du district de
Chêateau Neuf au departement de Maine et Loire
pour approbation des signatures ci-dessus,
à Châteauneuf en séance publique, le quatre du
mois de fructidor l’an second de la république
française une et indivisible. »

L’original est signé Jaillou, Gaudin
J. Desnoës, …thier, Aubri, Mordret , F.J.L.
Viaud.

Ledit Pierre Guédon était âgé d’environ
quarante quatre ans, né à Meslay, fils de François
Guédon et de Michelle Hamelin, mari de Perrine
Gandon, laboureur, domicilié en cette commune,
section de Paulivard.

Fait à la maison commune du Buret les jour,
mois et an que dessus, en présence de ladite veuve
Guédon qui a signé avec moi. Rayé un mot nul.

(Signature)

F.R. Pichard
officier public

 
   
 
 
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