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Archives départementales de la Mayenne
Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Bouère

 
   
 
   

1676 – Légitimation d’un enfant « mis sous le drap »
lors du mariage de ses parents

   
   
 
   

Signalé par Françoise Chamaillard (2007-01-23).

 
   

Référence : registre 1604-1685 (vue 269/386).

 
 

Transcription par Françoise Chamaillard.

 
   
 
 

Ont espousé
Guillaume
Hamon
et Marie
Coulleard

Le quatorze du mois de may mil six
cent soixante et seize ont espousé en l’eglise
de Bouere Guillaume Hamon de la paroisse de
Saint Brice d’une part, et Marie Coulleard, estant à
Bouere maison de Jean Coulleard son oncle,
desquelles parties est issu un enfant avant le
mariage, et mesme proces intenté, l’enfant apo[rté]
presenté et mis sous le drap, present Mathur[in]
Coulleard pere, Jean Coulleard oncle, Mre
Mathurin Ferre senechal de Bouere servant
de pere audit Hamon, Jean Cossé et autres
par la permission de Mre Auvé curé.

(Signature : )
M. Gaultier pretre

 
   
 
   

1692 - Sépulture à Angers du sieur d’Autichamp,
gouverneur du château et ville d’Angers

   
   
 
   

Signalé par Marie-Hélène Bénazet (2010-04-25).

 
   

Référence : registre BMS 1673-1697 (vue 135/154).

 
 

Transcription par Marie-Hélène Bénazet.

 
   
 
 

S. de Mr
d'Autichamp
gouverneur du
chateau d'Angers.

Le 27e may 1692 a esté inhumé sur les neuf heures du
soir le corps de hault et puissant segneur (blanc) de Miribel
sr d'Autichanp gouverneur du chateau et ville d'Angers qui
estoit decedé du 25e dudit mois sur les sept heures du soir
dans ledit chateau et qui a esté en son lit d'honneur deux
jours durant le visage decouvert où je l'ay veu et le
dit corps a esté inhumé dans la chapelle dudit château
par le sr curé de Saint Aignian où il y avoit une
confusion de monde surprenante. En foy de quoy j'ay signé
la presante sans que cela puisse servir.
Ledit sr aagé de soixante quinze ans.

(Signature)
M. Gaultier.

 
   
 
   

1692 - Décès de l'évêque d'Angers Henry Arnault

   
   
 
   

Signalé par Marie-Hélène Bénazet (2010-04-22).

 
   

Référence : registre BMS 1673-1697 (vue 135/154).

 
 

Transcription par Marie-Hélène Bénazet.

 
   
 
 

Sepulture de
Monsegnieur
l'illustrissime
et reverendissime
Henry Arnault
evêque
d'Angers
 
Nota que la
sepulture a
esté faicte par
Mr l'abé de
Saint Serge d'Angers
en presance de
l'evêque de
Nantes par droit.

Le 6e juin 1692 est decedé sur le soir Monsegnieur
l’illustrissime et reverandissime Henry Arnault
evêque d'Angers aagé de quatre [vingt] quatorze ou quinze
ans ou environ, qui a esté inhumé dans la chapelle
des evêques de l'eglize d'Angers au bas de l'escalier
par où on dessant de l'evesché dans ladite eglize.
Son corps a esté exposé huict jours le visage decouvert,
ensuite porté processionnellement tout au tour de
la cité d'Angers. On raporte qu'il a faict des
mieracles. On a eu une grande veneration pour son saint
corps ; il a esté regreté generalement de tous ...
les Angevins et de tous ceux qui avoint eu l'honneur
de l'avoir veu pandant sa vie. J'ay receu les
sacrées (sic) ordres de luy par demissoire. (Il a esté ?) un
veritable père des pauvres ... l'exemple de
tout le clergé, enfin le veritable miroüer de saincteté.
Vivat et requiescat.

(Signature)
M. Gaultier

 
   
 
   

1692 - Décès de René Marc du Boisjourdan,
seigneur de Bouère

   
   
 
   

Signalé par Marie-Hélène Bénazet (2010-04-25).

 
   

Référence : registre BMS 1673-1697 (vue 135/154).

 
 

Transcription par Marie-Hélène Bénazet.

 
   
 
 

Sepulture
de messire
Rene Macé
du Bouasjourdain.

Le 8e juilliet 1692 entre douze hures et midy (sic) est decedé messire René
Macé du Bouasjourdain segnieur dudit lieu, Chasnay, Maigniannes,
la Priouliere, la Serandiere, Launay Guinard et autres terres, lequel
a esté inhumé dans la chapelle de Nôtre Dame de Bouere
laquelle depant du Bouasjourdain, le neufiesme à une heure
après midy, le corps levé au chasteau du Bouasjourdain et
la sepulture faicte Mre Jean Chesnay curé de Saint Brice
accompagnié de Mrs les curés de Saint Martin de Sablé, cousin
dudit deffunct, Mr le curé de Genne, le curé de Longefuye,
le curé de Froumantiere, de Mr le curé de Rullié
de Ribou cousin, le curé de Gres, Mr le curé du Buret,
le curé de Saint Loup, le curé de Bouessay, le curé de Bouere,
Mrs les pretres et Mre Gilles Aubry, Follanfant de Gres
Bellesme vicaire de Nôtre Dame de Sablé, Bellanger
sacriste de Saint Martin de Sablé, Rousel vicaire de Bouessay
Potier de Ballee, Dollebois vicaire de Saint Brice, R. Sesboue
et M. Gaultier chapelain du Bouasjourdain pour lors, Mres les
religieux de Bellebranche, Mr Bachelot, Paquerais, Deniau le
jeune. La sepulture a esté faicte avec tous les regrets
imaginables, tant accause de la grande bonté du deffunct,
de son bon esprit et jugement, faisant bien au grands et petis
generalement randant service à tous, ayant de la connoissance
auprès de toutes sortes de gens de condition. Il estoit aagé
environ de quarante ans, son chagrain estoit d'avoir des
affaires contre personne. Il avoit epouzé dame Magdelainne
de Bussier de la maison de Polinniere en Poitou. Il a lessé
pour enfans damoiselle Anne Hyacinte, Brigide,
Magdelainne et Françoise ses fillies, et pour garçons
Seraphin Claude du Bouasjourdain aagé de douze ans
ou environ, Charles Joseph aagé de huict ans, et son petit
garçon qui n'est encore nommé, aagé de dix huict mois.
Requiescat in pace.  

(Signature)
M. Gaultier sacriste en partië
de l'eglize de Bouere et capelain du Bouasjourdain.

 
   
 
   

1729 – Hiver rigoureux

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2006-05-16).

 
   

Référence : registre BMS 1728-1736 (vues 35/146).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
Observation
Je ne dois obmettre icy de faire remarque[r]
à la posterité qu’en cette dite année a esté
le long yver qui commença vers les Avants,
serra de plus près la nuit de Noël et
ne finit qu’au commancemant d’avril 1729.
Cet hyver n'a differé de celui de 709 (sic) qu'en
ce qu’il a eté plus long, plus sec et qu’il n’a eté
mortel qu’aux viellards et decrepys et un ou
2 degrés de differance pour la rigueur. Au lieu que
l’hyver 1709 commencea aux Roys après un
degel qui fut la cause de la perte des bleds
et que les corps les plus durs se fendirent. Les
pauvres reduits à de facheuses extremités.
La longueur de l’hyvert de la presante année
a presque fait mourir touts les oiseaux principalement
les merles et grives et on a vu des bandes d’oiseaux
etrangers comme signes et quantité d’autres especes
qu’on ne trouve pas dans les hyvers ordinaires. Et (?)
ayant eté très sec et le printems favorable
et humide, la recolte tant du bled que du vin
fut trouvé bonne.

(Signature : )

Rossignol

 
   
 
   

1731 – Climat de l’année 1731

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2006-05-16).

 
   

Référence : registre BMS 1728-1736 (vues 66-67/146).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
  (vue 66)

Cette année fut remarquable par son hyvert

(vue 67)

qui fut rude dès son commencement, cependant
supportable jusqu’à la Chandeleur. Mais il devint si
rigoureux dans le Careme et jusqu'à fin semaine après
Paques par la vigueur de la gelée et un vent avant (?)
qui ne discontinua qu’après la Saint Mathurin que les
paysans les plus durs ne pouvoient tenir leurs fermants
entres les mains. Mon frère qui vint me voir du
Dauphiné et partit le lendemain de Paques me protesta
qu’il fut obligé de faire presque tout son chemin à
pied et de se sauver du vent à l’abry de son cheval.
Le temps fut rude et froid jusqu’au commencement
de juillet, à l’exception d'une huitaine après la Saint
Mathurin qui fut douce et humide et qui par une
disposition particuliere de la providence ramena les bleds
qui à peine paroissoient sur la terre et dont les grains
avoient été reaussés (sic) à moitié la semaine avant la Saint
Mathurin par le desespoir ou la secheresse et la vigueur
du froid et vent precipitoient le peuple. Après la
huitaine qui fut douce et humide le reste du printems
l’eté et l’automne furent entierement secs. Le foin valut
un sol la livre dans son commancement par sa rareté et
y eut mortalité de chevaux causée par la secheresse par des
chanchres (sic) qui leur paroissoient à la langue et on les remedioit
avec la pierre de vitriol, un sel et autres drogues corrosives.
Et Dieu nous fit connoitre qu’il etait pere de la misericorde
en nous donnant contre toute esperance abondante revolte
en toutes choses excepté les foins. Je renvoy le lecteur
à l'histoire universelle pour sçavoir le reste.

Finis.

 
   
 
   

1778 - Sépulture d’un nouveau-né trouvé mort dans un jardin

   
   
 
   

Signalé par Marie-Hélène Bénazet (2007-12-11).

 
   

Référence : registre BMS 1773-1779 (vue 83 G /111)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
 S.
d’un enfant
anonime.

Le douze mars mil sept cens soixante dix huit a eté
inhumé (*) dans le grand cimetiere de cette paroisse, en
consequence de la sentence de ce jour rendue par le senech[al]
des chatellenies de Bouere et la Vesouziere, une (**) (enfant : mot rayé) trouvée morte le dix du courrant dans le jardin de Françoi[s]
Blanchoüin journalier, demeurant a la maison vulgairem[ent]
appellée la Corvée près le village du Bourgneuf, en
presence de maître René François Le Febvre Maison
Neuve, notaire royal, et de Me Jacques Bommier
soussigné.
(*) par nous pretre sacriste soussigné
(**) fille agée suivant les apparences d'environ six jours.
Rayé un mot nul.

(Signatures : )
Lefebvre
Maisonneuve
Bomier
J. Regnault.

 
   
 
   

an XII – Procès-verbal du décès accidentel d’un journalier

   
   
 
   

Signalé par Laurence Yvard (2008-02-22).

 
   

Référence : registre NMD 1802-1807 (vues 61-62/254).

 
 

Transcription complète (sauf quelques mots non lus).

 
   
 
 
 

(vue 61)

L'an douze de la Republique françoise, le
quatorze brumaire onze heures du matin
nous Joseph Alexis Amand Bellier juge de paix
du canton de Grez en Bouëre, arrondissement
communal de Châteaugontier, département
de la Mayenne, officier de police judiciaire,
sur l'avis à nous donné du ferit (?) ci-après,
nous nous sommes transportés accompagné du
cityen Louis Picou, chirurgien demeurant
au bourg et commune de Bouëre, que nous
avons requis de nous assister dans la maison
de la metairie de la Presaie située commune de
Bouëre, exploitée par le citoyen Jacques
Bouvier où étant arrivés avons été introduits
dans la grange par François Boulard
domestique dudit citoyen Bouvier, où nous
avons trouvé le cadavre du citoyen Gervais
Roiné étendu la figure contre terre, paroissant
être âgé d'environ cinquante ans, taille d'un
mètre (blanc) millimètres, cheveux gris, nez aquilin,
bouche moyenne, vetu d'une veste brune, gilet
rouge, culotte de toile et d'une autre de flanelle,
bas gris et sabots, n'ayant dans ses poches qu'un
couteau et une tabatiere, le cadavre dudit Roiné
baigné dans son sang. Il nous a paru que la
mort dudit Roiné provenoit de la chute qu'il
a faite de sur les fourrages, sur lesquels il avoit
parfois habitude de coucher sans même en
prévenir les habitans de la maison de ladite
metairie, selon la déclaration qu'ils nous en ont
fait.

Nous avons à l'instant requis le citoyen
Louis Picou, chirurgien, venu avec nous, de
faire la visite du cadavre, ce qu'il a fait en
notre présence après avoir prêté serment devant
nous de remplir fidèlement la mission que nous
lui avons confiée ; et son opération terminée
il nous a déclaré et rapporté que ledit Roiné
avoit à la partie laterale supérieure et gauche
de la tête une plaie compliquée de fracture de toute

(vue 62)

la partie laterale gauche de l'os cervical qui
s'étendoit jusqu'à l'angle inferieur et anterieur
de l'os parietal . . . . de l'artere spleno
épineuse ou meningée moyenne de la durmere (sic)
plusieurs des pièces en éclis des os étoient
inserés dans la durmere et même jusque dans
la substance pulpeuse du cerveau, qu'il y avoit
eu épanchement de sang par le corps calleux, ce
qui prouve que la commotion a été grande.

De tout quoi il resulte que l'individu appellé
Gervais Roiné est mort de mort violente
mais que tout indique qu'il se l'est donné par
accident ; et attendu que la cause de sa mort
est suffisament constatée nous avons déclaré
que rien ne s'oppposoit à l'inhumation du cadavre
suivant les formes ordinaires, et avons clos
le présent procès verbal lesdits jour et
an que dessus à une heure après midi
et nous avons signé avec ledit citoyen Picou.

(Signatures : )
L. Picou
officier de
Joseph Alexis Amand Bellier
juge de paix

 
   
 
 
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