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Archives départementales de la Mayenne
Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Astillé

 
   
 
   

1489 - Cloche

   
   
 
   

Signalé par Archives de la Mayenne (2011-01-23)

 
   

Référence : B. 1585-1612 (vue 1/125)

 
 

Transcription incomplète.

 
   
 
 
 

La cloche de l’eglise d’Astillé fut … …
tout de neuf 1489 lors que Jehan Leger pretre estoit
curé dudit lieu et Jehan Guiart procureur de ceste paroisse.

 
   
 
   

1584 – Tenue des registres

   
   
 
   

Signalé par Archives de la Mayenne (2006-06-02) (source : abbé Gernigon)

 
   

Référence : B. 1585-1612 (vue 1/125)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
 

Hic est liber baptisterii ecclesiae parrochialis
Astilleii in quo scribuntur omnes
pueri qui baptisantur super sacros fontes
dictae ecclesiae parrochialis. Ut si per infortun[…]
evaserit dictae ecclesiae restituetne etiam si
quis malitiose restituerit poenis cruciabitur
eternis. Scriptum die vigesima quinta mensis
jullii ano Domini millesimo quingentesimo octagesimo
quarto.

 
   
 
   

1665-1714 – Listes des membres
de la confrérie de Saint-Julien

   
   
 
   

Signalé par Archives de la Mayenne (2003-01-01).

 
   

Référence : registre BMS. janv. 1675-juil. 1676, 1682-1er janv. 1683 ( vues 42-52/52)

 
 

Pas de transcription.

 
   
 
   

1696 – Baptême d’une fille née d'une mère non révélée

   
   
 
   

Signalé par Françoise Gautier ( 2005-12-21).

 
   

Référence : registre BMS 1692-1700 ( vue 44/83).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
  Le second jour d’apvril 1696 Julien Guays et Louise Rezé
sa femme nous ont presenté un enfant fille laquelle ils
nous dont dit leur avoir esté aportée en leur maison il y a
huit jours par Joseph Le Febvre pere dudit enfant, lequel
ne voulut leur dire qui en estoit la mere ny de quelle
paroisse elles estoent. Et nous Pierre Nupiedz prestre
soubsigné avons baptisé ladite fille à cause du danger où elle
estoit n’ayant esté depuis lesdit huit jours allectée ny
nourie que de lait de vache, et a esté nomée Angélique
Anne par ledit Julien Guay son parrein et Anne
Ragareu sa marreine qui ne signent, lesdits jour, mois et
an que dessus. Glosé : on : aprouvé.

(Signature : )
P. Nupiedz

 
   
 
   

1724 - Baptême et sépulture de triplés
("trois garçons jumeaux")

   
   
 
   

Signalé par Georges Masseau (2011-01-23)

 
   

Référence : BMS 1716-1728 (vue 95/144)

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
 

Le sixieme jour de juillet mil sept cent vingt quatre ont esté par
nous curé soussigné baptisés trois garçons jumeaux nés
du meme jour du legitime mariage de Jean Sarcher et
Perrine Noyer sa femme, qui ont esté nommés le premier Jean
par René Noyer et Loüsie Chansereul, le second René par
Jean Buhigné et Françoise Sarcher, et le troisieme François par
François Morineau notaire et Marguerite Noyer, leurs parrains et
marraines, dont plusieurs ont declaré ne savoir signer.

(Signature)
C. Laguillé curé

Le septieme jour de juillet mil sept cent vingt quatre
les corps de ces trois garçons cy desus denommés ont esté inhumés
par moy curé soussigné.

(Signature)
C. Laguillé curé

 
   
 
   

an II-an IV - Morts violentes provoquées
par les Chouans ou par les troupes républicaines
(11 actes de décès)

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (2006-05-10)

 
   

Référence : NMD 1791-an VIII

 
 

Transcription par Joël Desnoe

 
   
 
   
 

vue 87/287

22 floréal an II (11 mai 1794)
« Massacré par les Chouans à la porte de sa maison »

 

Le ving deuxieme germinal [rayé floréal] deuxieme anné republicaine
sur les dix heures du soir par devant moi René Queruau
officier public de la commune d'Atillé distric de Laval departement
de la Mayenne elu pour recevoir les actes de naissances,
mariages et dessés des citoyens, est comparu à la maison
commune Jean Rezé laboureur assisté de Jean Royné
agé de quarante un an et de Louis Guais domestique agé
de trante trois ans tous de cette commune d'Atillé voisins
de Louis Rassin. Ledit Jean Royné et Louis Guais
ont declaré à moi René Queruau que ledit Rassin
est mort de ce jour ayant eté massacré par les
Chouans à la porte de sa maison cy à la Geslinière
en cette commune d'Atillé sur les huit heures du matin
agé de quarante ans étans né de Jean Rassin et
de Perinne Requille ses pere et mere de la commune
de Cossé. Depré cette declaration je me suis transporté
sur le lieu de ce domicile je me suis assuré de ce
dessés et j'en ai dressé le present acte que Jean Royné
et Louis Guais ont declaré ne savoir signé.
Interligne : germinal.

Fait à la maison commune ledit jour,
mois et an cy dessus.

(Signature)
R. Queruau, officier public

 
 

vue 94/287

2 thermidor an II (20 juillet 1794)
Le maire d’Astillé tué par le « choans »
d’un coup de fusil dans un verger

 

Le deux thermidor deuxieme anné republicaine sur
les huit heures du soir par devant les offissiers
municipaux de la commune d'Astilleé et l’agent nasionn[al]
de ladite commune d'Astilleé distric de Laval
departement de la Mayanne, est comparu an la
maison commune d'Astilleé le sitoiyen Jean Planche[nault]
laboureur assisté de Jean Roinné poupelié agé
de quarante un an et de Renné Labatte laboureur
agé de quarante quatre ans, touts de cette commune d'Astill[é]
voisin du sitoiyen René Quairuau Chauviniere
maire, offissié public et percepteur des enpositions
de cette commune d’Astilleé. Lesdits Jean Roinné et
René Labatte ont declaré à nous offissié municipau[x]
et agants nassionnal que ledit sitoiyen René Quairuau
est morts de ce jour ayant etté tué d'un coup de fusil
par les choans dant un vergé depandant de la closerie
de la Ruchevre près ce bourg d'Atilleé sur les deux heu[res]
après midiy, agé de coixsante quatre ans, ettant né
de deffunt Michel Quairuau de la Maisonneuve
marchand tissié et de Marie Catrinne Pichot ces
perre et merre. D'après cette declarasion nous offissié
munissipaux et agants nasional nous somme transpor[tés]
dant ledit vergé où nous somme assuré de ce decès
et an avont dressé le presant acte que Jean Rouenné
et René Labatte ont declaré ne savoir signié ainsy
que les officiers munisipaux qui ne signent et ledit Jean Planch[enaut].
Fait à la maison commune d'Astillée lesdits jour,
mois et an cidessu. Interligne : quarante quatre. Rayé deux
mots nul

(Signatures)

J. Drugeot, officier municipal
G. Moreau, agent national

 
 

vue 94/287

2 thermidor an II (20 juillet 1794)
Tué par les « coans » devant la porte de sa maison

 

(page gauche)

Le deux thermidor deuxieme anné republicaine
sur les huit heures du soir par devant les offissiers
municipaux de la commune d'Astillé et l’agent nasion[al]
de ladite commune d'Astilleé distric de Laval departe[ment]
de la Mayanne, est comparu à la maison commune d'Asti[llé]
le sitoyen Jean Planchenault laboureur assitté de

(page droite)

de (mot répété) Jean Rouené poupellié agé de quarante un an et de
René Labatte laboureur agé de quarante quatre ans touts de cette
commune d'Astilleé voisin du sitoiyen Mhaturin Marais
dommestique. Lesdits Jean Rouenné et René Labatte ont declaré
à nous offissiers municipaux et agant nassionnal que ledit
sitoiyen Mathurin Marais est mors de ce jour ayant etté
tué d'un coup de fusis par les Coans (sic) au devant de la porte
de la maison du sitoiyen Joseph Planchenault dant le bourg
d'Astillée sur les deux heure après midiy agé de cinquante
deux ans, ettant né de defunt Pierre Marais et de deffeunte
Françoise Tibard ces pere et merre de la commune de la
Chapelle Crannais, distric de Cran, departement de la mayenne.
D'apres cette declaration nous offissiers munissipaux et agant
nassional nous somme transporté à la porte dudit Josep Planchenau
où nous somme asuré de ce dessé et an avont dressé le
presant acte que Jean Rouenné et René Labatte ont déclaré
ne savoir signié (*). Fait à la maison commune d'Astillée ledit
jour et an que dessu. Rayé un mot nul. (*) ainsy que les oficiers municipaux
qui ne signent et ledit Jean Planchenault.

(Signatures)
J. Drugeot, officier municipal
G. Moreau, agent nationnal

 
 

vues 94-95/287

29 thermidor an II (16 août 1794)
« Massacré par les choans » dans une pièce de terre

 

(vue 94)

Le vingt neuf thermidor l'an deuzième anné republicaine
sur les cinq heures du soir par devant moy Gabriel Moreau [rayé : Gille Daguin]
offisier public de la commune d'Astilleé nommé par deliber-
rassion du vingt thermidor présant mois à l’efet de recevoir
les actes de naisance, mariage et dessé des sitoiyens, est
comparu dant la maison commune d'Astillé distric de Laval
departement de la Mayenne le sitoiyen Pierre Hacque
laboureur acisté de Jullien Houdeyé laboureur agé de
trante deux ans et de Jean Housin laboureur agé de
vingt deux ans touts de cette commune d'Astilleé voizin
du sitoiyen René Madelain Salliot. Lesdits Jullien
Houdeyé et Jean Housin ont declaré a moy Gabriel Moreau [rayé : Gille Daguin]
que ledit sitoiyen René Madelain Salliot est mors de
yer au soir sur les dix heures ayant etté massacré
par les choans (sic) dan une piesse de terre nommée l’Euche
de la Bodardière de Poncé sur les dix heures du soir

(vue 95)

agé de trente six ans ettant né de defunt René Salliot
et de deffeunte Jullienne Bouriau ces perre et merre de [la]
commune de la Selle [rayé : Chappelle] Guerchese distric de la Gueche,
departement de (blanc). D'après cette declaration moy
Gabriel Moreau [rayé : Gille Daguin] je suis transporté dant ladite piece de terre
de l’Euche de Poncé où je me suis assuré de (ce) deces et j'en [ai]
drescé le présent acte que lesdit Jullien Houdayer
et Jean Housin ont declaré ne savoir signié. Fait à la
maison commune d'Astillée lesdits jour, mois et ans
que dessu. Interlignié : Selle. Rayé un mot nul, interligne
Gabriel Moreau Gabriel Moreau, Gabriel Moreau : aprouvé. Rayé six mots

(Signature)

G. Moreau
officier public

 
 

vue 95/287

29 thermidor an II (16 août 1794)
Tué d'un coup de fusil par les « choans »
au devant de sa porte

 

(page gauche)

Le vingt neuf thermidor de l’an deuxzieme de la République
sur le cinq heures du soir par devant moy Gabriel More[eau] [rayé : Gille Daguin]
offissié public de la commune d'Astillée nommé par de-
liberation du vingt thermidor presant mois à l'effet d[e]
recevoir les actes de naicance, mariage et desses des
sitoiyens, et comparu à la maison commune d'Astillée
distric de Laval departement de la Mayenne le sitoiyen
François Rainbault laboureur assisté de Jullien Houd[eyé]
laboureur agé de trante deux ans et de Jean Housin
laboureur agé de vingt deux ans, tout de cette commune
d'Astillée voisin du sitoiyen Louiy Pieau. Lesdits
Jullien Houdeyé et Jean Housin ont déclaré à moy
Gabriel Moreau [rayé : Gille Daguin] que ledit sitoiyen Louis Pieau est morts d'hy[er]
au soir sur les onze heures ayant esté tué d'un coup de fusi[l]
par les choans (sic) au devant de sa porte sur les onze heu[res]
du soir agé de trente cinq ans ettant né de déffunt
Louiy Piau maiteyer et de Louize Hocdé ces perre et merre
de la commune d'Astilleé. D'aprez cette declaration moy
Gabriel Moreau [rayé : Gille Daguin] me suis transporté au devant de la porte
de la maison de la maitairié de la Catterie an cette
commune domissille dudit sitoiyen Louis Pieau
où je me suis assuré du desses et en ai dressé le presan[t]
acte que lesdit Jullien Houdeyé et Jean Housin ont dec[laré]
ne savoir signié. Interligne : Gabriel Moreau, Gabriel Moreau,
Gabriel Moreau : aprouvé. Rayé : sept mots.

(page droite)

Fait à la maison commune d'Astillée lesdits jours,
moi et an que dessu. Interlinnie : onze. Rayé : un mot nul.

(Signature)

G. Moreau
officier public

 
 

vue 95-96/287

6 fructidor an II (23 août 1794)
Tué de deux coups de fusil par les Chouans
devant la porte de sa maison

 

(vue 95)

Le six fructidor deuxième année republicaine sur les six
heures du soir par devant moi Gabriel Moreau [rayé : Gille Daguin] officier public de
la commune d'Astillé nommé par délibération du vingt thermidor
dernier, a l'effet de recevoir les actes de naissances, mariages
et decès des citoyens, est comparu en la maison commune d'Astillé
district de Laval departement de la Mayenne, Pierre Marsollier
charon assisté de Pierre Brunet tisserand âgé de quarante
quatre ans, et de Louis Barbier aussy tisserand âgé de vingt
six ans, tous de cette commune d'Astillé, voisins du citoyen
Michel Chopin marchand tisserand et membre de la

(vue 96)

municipalité d'Astillé lesdits Pierre Brunet et Louis Barbier [ont]
declaré à moi Gabriel Moreau [rayé : Gille Daguin] que ledit citoyen Michel Chopin [est]
mort d'hyer au soir sur les onze heures, ayant etés tué de deux
coups de fusil par les Chouans devant la porte de sa maison
au milieu de son etrage sur les onze heures du soir, âgé de
soixante cinq ans, etant né de deffunts Jean Chopin et et d'A[…]
Royer ses pere et mere de la commune de Nuillé sur Vicoin.
D'après cette declaration moi Gabriel Moreau [rayé : Gille Daguin] me suis transporté
au devant de la porte de la maison du Bas Fresne au milieu d[e]
l'etrage dudit citoyen Michel Chopin, ou je me suis assuré d[e]
ce decès, et en ai dressé le present acte que lesdits Pierre Brunet
et Louis Barbier ont declaré ne savoir signer.

Fait à la maison commune d'Astillé lesdits jour, mois et an cy d[essus.]
Interligne : Gabriel Moreau, Gabriel Moreau, Gabriel Moreau, approuvés les
six mots.

(Signature)

G. Moreau
officier public

 
 

vue 96/287

9 fructidor an II (26 août 1794)
an II - Tué d'un coup de fusil par les Chouans

 

Le neuf fructidor deuxième année republicaine sur les cinq h[eures]
du soir par devant moi Gabriel Moreau [rayé : Gille Daguin] officier public de  la commune
d'Astillé nommé par délibération du vingt thermidor dernier [à]
l'effet de recevoir les actes de naissances, mariages et decès des
citoyens, est comparu en la maison commune d'Astillé district de
Laval, departement de la Mayenne, le citoyen Marin Belay
laboureur domestique assisté de Pierre Desaître laboureur âgé
de soixante cinq ans et de Pierre Cannu laboureur âgé de vingt
sept ans, tous de cette commune d'Astillé, voisins du citoyen R[ené]
Paillard. Lesdits Pierre Desaître et Pierre Cannu ont declaré à moi
Gabriel Moreau [rayé : Gille Daguin] que ledit citoyen René Paillard est mort
d'hyer au soir sur les onze heures ayant été tué d'un coup
de fusil par les chouans proche la loge dans l'etrage du lieu
de la Sagerie son domicile sur les onze heures du soir âgé d[e]
quarante huit ans, étant né de deffunt René Paillard et de
deffunte Anne Blu ses pere er mere de la commune de Montig[né.]
D'après cette déclaration moi Gabriel Moreau [rayé : Gille Daguin] me suis transporté proche la loge dans l'etrage du lieu de la Sagerie en cette comm[une]
où je me suis assuré de ce decès, et en ai dressé le present acte que les
dits Pierre Desaitre et Pierre Canu ont declaré ne savoir signer.
Fait à la maison commune d'Astillé lesdits jour, mois et an cy des[sus.]
Interligne : Gabriel Moreau, Gabriel Moreau, Gabriel Moreau : aprouvé. Rayé
six mots.

(Signature)

G. Moreau
officier public

 
 

vues 110-111/287

18 vendémaire an III (9 octobre 1794)
Un couple « massacré par une troupe de brigands »

 

(vue 110)

Le dix huitiême jour de vendemaire, troizieme année
republicaine, sur les six heures du soir par devant moi
Gabriel Moreau du Boulay officier public de la commune
d'Astillé, district de Laval, departement de la mayenne,
élu pour recevoir les actes de naissances, mariages et decès des
citoyens, est comparu à Laval demeure de moi Moreau René
La Baste cultivateur demeurant à la Guilletrie, assisté de
Jean Roiné poupelier âgé d'environ quarante deux ans, et
de Joseph Gauttier tisserand âgé d'environ trente six ans,
demeurans tous les trois au bourg dudit Astillé, lesdits
Jean Roiné et Joseph Gauttier voisin de Guilleaume La Baste
qui ont declaré à moi Gabriel Moreau Du Boulay que le
dit Guilleaume La Baste est mort de cette nuit vers les huit
heures du soir, ayant été entrainé de la maison de maître
de la Bréonnière ditte commune d'Astillé par une troupe
de Chouans dans une breche d'une des pièces de terre de la
Haimeriaye sur le bord du chemin proche la Rocherie,
où il a été massacré, âgé de quarante sept ans, étant né
de deffunt Guilleaume La Baste et de Renée Salmon ses
pere et mere, tous les deux de la commune de Courveille, district
de Laval. D'après cette declaration moi Gabriel Moreau
Du Boulay ne pouvant me transporter de la ville de Laval ma
demeure au domicille dudit Guilleaume La Baste pour
m'assurer de ce decés, lesdits René La Baste frère dudit
Guilleaume La Baste, Jean Roiné et Joseph Gauttier m'ont affirmé
que le decès etoit veritable et en ai dressé la present acte que
lesdits René La Baste, Jean Roiné et Joseph Gauttier ont declaré ne
savoir signer.

Fait à Laval maison de citoyenne Bezier rue des

(vue 111)

Ursules demeure de moi Gabriel Moreau Du Boulay officier
public de la commune d'Astillé lesdits jour, mois et an que
dessus.

(Signature)

G. Moreau
Du Boulay
officier public

Le dix huitiême jour de vendémaire l'an troizième de la rep[ublique]
une et indivisible sur les six heures du soir par devant moi
Gabriël Moreau Du Boulay officier public de la commune d'Ast[illé,]
district de Laval, departement de la Mayenne, elu pour recevoir
les actes de naisances, mariages et decès des citoyens, est
comparu René La Baste cultivateur à la Guilletrie,
assisté de Jean Roiné poupelier âgé d'environ quarante deux ans
et Joseph Gauttier tisserand âgé d'environ trente six ans, tous
demeurans au bourg dudit Astillé, lesdits Jean Roiné et Joseph
Gauttier voisins de Jeanne Bertron femme Guilleaume La Baste
ont declaré à moi Gabriël Moreau que laditte Jeanne Bertron
femme Guilleaume La Baste est morte de cette nuit vers les huit
heures du soir dans la maison de maître de la Bréonnière ditte
commune d'Astillé, où elle a été massacré par une troupe de
Brigands [rayé : Chouans], âgée de quarante quatre ans, etant née
de Jean Bertron et de deffunte Jeanne Tribondeau ses pere et
mere, tous les deux de la commune de Courveille, district de
Laval. D'après cette declaration moi Gabriël Moreau Du Boulay
ne pouvant me transporter de la ville de Laval, ma demeure, au
domicille de laditte femme Bertron pour m'assurer de ce decès,
lesdit René La Baste beau frère de laditte Jeanne Bertron
et lesdits Jean Roiné et ledit Joseph Gauttier m'ont affirmé que
ce decès etoit véritable et en ai dressé le present acte que lesdits
René La Baste, Jean Roiné et Joseph Gauttier ont declaré ne savoir
signer.

Fait à Laval maison de citoyenne Bezier, ruë des Ursules
demeure de moi Gabriël Moreau Du Boulay officier public de
la commune d'Astillé lesdits jour, mois et an que dessus.
Rayé un mot.

(Signature)

G. Moreau
Du Boulay
officier public

 
 

vue 112/287

29 vendémaire an III (20 octobre 1794)
« Massacré par une horde de scelerats »

 

(page gauche)

Le vingt neuviême jour de vendémaire, l'an troiziême de
la Republique française une et indivisible, sur les sept

(page droite)

heures du matin, par devant moi Gabriel
Moreau Du Boulay officier public de la commune
d'Astillé, district de Laval, departement de la Mayenne,
elu pour recevoir les actes de naissances,
mariages et decès des citoyens, est comparu à Laval demeure de
moi Moreau Du Boulay René Godier cultivateur
demeurant à la Grande Touziere assisté de Louis Moussu
cultivateur demeurant à l'Eucheriere âgé d'environ trente
huit ans et de Pierre Bodinier aussy cultivateur demeurant
à la Brizardière âgé de quarante deux ans, tous de la
ditte commune d'Astillé. Lesdits Louis Moussu et Pierre
Bodinier voisins de Julien Girault (*), ont declaré à moi
Gabriel Moreau Du Boulay que ledit Julien Girault etoit
mort de la nuit du vingt sept au vingt huit vendemiaire
present mois vers une heure après minuit, ayant eté
massacré par une horde de scelerat dans un champ derriere
la maison dudit René Godier, âgé de trente trois ans, etant
(*) né de deffunts Julien Girault et de Françoise Le Royer ses
pere et mere de la commune de Neau, district d'Evron. D'après
cette declaration moi Gabriël Moreau Du Boulay ne
pouvant me transporter de Laval au domicile dudit Godier
pour m'assurer de ce decès, lesdits René Godier, Louis
Moussu et Pierre Bodinier m'ont affirmé que ce decès etoit
véritable, et en ai dressé le present acte que lesdits René
Godier, Louis Moussu et Pierre Bodinier ont declaré ne
savoir signer. (*) domestique dudit René Godier.

Fait à Laval maison de (la) citoyenne Bezier ruë des Ursules
demeure de moi Gabriël Moreau Du Boulay officier public
de la commune d'Astillé lesdits jour, mois et an que dessus.

(Signature)

G. Moreau Du Boulay
officier public

 
 

vue 133/287

26 messidor an IV (14 juillet 1796)
Tué d'un coup de fusil « par la troupe republicaine »

 

Le vingt sixiême jour de messsidor l'an quatriême de republique
française une et indivisible sur les neuf heures du matin par devant
nous Gabriël Moreau Du Boulay officier public de la commune
d'Astillé canton de Nuillé sur Vicoin departement de la Mayenne, elu pour
recevoir les actes de naissances, mariages et decès des citoyens, est
comparu à la maison commune dudit Astillé le citoyen René Raimbault
cultivateur a la metairie de Courcelle ditte communue d'Astillé, lequel nous
a requis de dresser acte du decès de (sic) citoyen Jean Raimbault son
frère cultivateur demeurant a laditte metairie de Courcelle, qu'il a
dit être mort audit lieu et metairie de Courcelle ditte commune d'Astillé
le vingt trois nivose dernier vers les trois heures après midy d'un
coup de fusil reçu dans la maison dudit lieu et metairie de Courcelle
par la troupe republicaine s'en revenant de Laval à Cossé, lequel
etoit âgé de soixante ans et né de défunts Jean Raimbault et de
Renée Salmon ses pere et mere de la commune d'Astillé. Et pour
constater ces faits ont comparus le citoyen Louis Royer cultivateur
domestique au Bas Hérin ditte commune d'Astillé âgé de trente cinq
ans et le citoyen Jean Barais cultivateur domestique à la metairie
des Grands Aunais ditte commune d'Astillé âgé de vingt huit ans
voisins dudit Jean Raimbault, lesquels nous ont declaré
et attesté que la declaration faite par ledit René Raimbault est
sincere et conforme à la vérité dans tous ses points. De tout quoi
il nous a requis de rediger le present acte que ledit René Raimbault,
ledit Louis Royer et ledit Jean Barais ont declaré ne savoir signer.
Fait à la maison commune d'Astillé lesdits jour, mois et an que dessus.

(Signature)

G. Moreau
Du Boulay
officier public

 
 

vue 136/287

1er thermidor an IV (19 juillet 1796)
(décès du 7 floréal an IV, 26 avril 1796)
an IV - Tué « par la troupe republicaine »
de plusieurs coups de fusil, baïonnette et crosse

 

(page gauche)

Le premier jour de thermidor l'an quatriême de la republique fran[çaise]
une et indivisible sur les huit heures du matin par devant nous Gabri[el]
Moreau Du Boulay officier public de la commune d'Astillé canton de
Nuillé sur Vicoin departement de la Mayenne, elu pour recevoir les actes
de naissances, mariages et decès des citoyens, est comparu à la maison
commune dudit Astillé le citoyen André Planchenault cultivateur à la
Corneillerie ditte commune d'Astillé, lequel nous a requis de dresser a[cte]
de decès du citoyen Alexandre Marie Louis Bigemont lequel il a decl[aré]
avoir été tué le mardy sept floréal dernier environ midy par une
troupe republicaine dans une piece de terre du lieu de la Corneillerie a
la citoyenne Devalleaux sittuée ditte commune d'Astillé, et qu'il avoit p[our]
marque de sa mort un coup de fusil au bras gauche deux coups
de bayonnette dans l'estomach, un coup de fusil dans le deriere
de la tête et la cervelle au vent, qu'il l’a dit etre d'un coup de crosse d[e]
fusil. Lequel citoyen Bigemont etoit âgé de vingt ans huit mois et
dix sept jours, étant né du citoyen Louis Gabriël Bijemont et [de la]
citoyenne Marie Louise Angelique Josephine Demaunay ses pere [et]
mere de la commune de Gironville canton de Maise (sic pour Maisse) ex district d'Etampes
departement de Seine et Oize. Et pour constater ces faits ont comparu

(page droite)

le citoyen Jean Turpin cultivateur
domestique a la Grande Saudraye âgé de
trente cinq ans, le citoyen Joseph Planchenaut
cultivateur au Bout du Bois agé de quarante
deux ans et le citoyen Julien Journau
cultivateur a la Cailletrie le tout ditte commune
d'Astillé agé de vingt ans, voisins dudit lieu de la Corneillerie
à laditte citoyenne Devalleaux, lesquels nous ont assuré et attesté
que la declaration faite par le dit citoyen André Planchenault
est sincère et conforme à la verité dans tous ses points. De tout
quoi il nous a requis de rediger le present acte que lesdits
André Planchenault, Jean Turpin, Joseph Planchenault et Julien
Journau ont declaré ne savoir signer.

Fait à la maison commune dudit Astillé lesdits jour, mois et an que dessus.

(Signature)

G. Moreau
Du Boulay
officier public

 
   
 
 
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