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Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Assé-le-Bérenger

 
   
 
   

1687 – Baptême d’une fille illégitime

   
   
 
   

Signalé par Roland Morteveille (15 décembre 2003).

 
   

Registre BMS 1685-1699 (vue 15).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

b. de
Marie
fille
illegitime

Le dix septiesme jour de septembre 1687 environ
sur les sept a huict heures du matin
sur l’advis que nous aurions eü que Marie
se disant veufve de (blanc) Paultonnier domestique
de mre Cyprien de Mondagron se seroit evadée
estant malade furtivement de la maison dudit
sieur de Mondagron ce qu’ayant aperceu Gaspard
Moreau aussy son domestique l’auroit suivie jusques
au carrefour où il y a une croix nommée la Croix
Aubert où s’estant laissée tomber la teste dans une
haye elle auroit accouché d’une fille et a mesme
temps ledit Moreau ayant aperceu René Rousseau
l’auroit convié de ne la pas abandonner pendant
qu’il iroit cherché du secours au lieu de la
Galiniere ce qu’il fit amenant en diligence la
mestayere dudit lieu qui emporta l’enfant en sa
maison et y conduisit la mère avec ledit Moreau
d’où au mesme temps ladite Marie (blanc) fut
conduite au lieu de la Ragueniere veu la
necessité de la mestairie auquel lieu de la
Ragueniere (barré : avec la necessité de) nous nous sommes
transporté où en presence de Jean Ragot Jean Couppé
Jacques Ainst l’ayant sommée de nous declarer
qui estoit le pere de sondit enfant elle nous a declaré
que c’estoit Charles Lepeltier sieur de Feümusson bourgeois
du Mans, apres quoy ladite fille auroit esté apportée à
l’église d’Assé le Berrenger où elle a esté baptizée par moy
vicaire dudit lieu et ont esté parrein Julien Le Proust
mareine Claude Couchy qui luy ont imposé le nom de
Marie et sont lesdits tesmoings signés avec nous. Rature
cinq mots ou syllabes

(Signatures : )

 
    J. Ayns
B. Noüard
J. Coupé
Ragot
 
   
 
   

1774 - Grêle ; perte des récoltes

   
   
 
   

Signalé par Joël Desnoe (20 janvier 2004).

 
   

Registre BMS 1772-1781 (vue 32)..

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Evenement facheux

Le quatre aoust jour de saint Dominique 1774 sur les quatre heures
du soir est tombée, pendant six ou sept minutes, une grêle
grosse communement comme des œufs de poule, de différentes figures,
l'une en forme d'oeil de boeuf, l'autre triangulaire. Il y en avoit même
de la grosseur d'œufs d'oye. Elle a succedé à deux mois ou environ
d'une très grande chaleur. Elle a été précedée de deux ou trois coups
d'un très bruyant tonnere, et tout à coup s'est fait entendre
un sifflement des plus extraordinaires. De ma chambre où j'étois
à instruire un marié et une mariée, l'orage m'a paru se former
sur Sainte Suzanne. Il ne lui a fallu qu'environ un quart d'heure
pour nous couvrir. Notre récolte étoit belle tant en gros qu'en
menus grains. Tout a été ravagé. Il y a eu quelques particuliers
qui ont ramassé quelques segles. Il n'y a eu à la grange dimeresse
que quarante boisseaux de segles au dessus de mon gros. Il ne
s'est trouvé à laditte grange que soixante huit boisseaux
de froment. Le fermier du prieuré m'en a raporté quatre. Ce froment
en outre étoit très maigre, il n'avoit aucune qualité. Cependant, je l'ai
vendu communement sept livres cinq sols, et le segle six livres.
Il n'y a eu aussi à laditte grange que dix neuf boisseaux d'orge, le
fermier m'a raporté le reste. J'en ai vendu pour semer six livres.
Il n'y a point eu de sarrazin. Quant aux chanvres, les uns les ont
abandonnés, les autres plus menagers les ont serrés (1). Quoiqu'ils ne fussent
pas à leur maturité, ils étoient cependant forts. On ne les a pas fait
rouïre. On s'est contenté de les étendre sur l'herbe pendant quelque
temps. On en a fait du fil fort, mais difficile extrêmement à blanchir.

(Écrit dans la marge, en travers : )

Enfin ceux qui les ont ramassé n'ont pas perdu leur temps. Il n'y avoit guères que les mâles en cet état, la femelle
étoit presque toutte ramassée. Notre eglise a eu le sort des batiments couverts en ardoise. Le coté dirai-je du nord
a été brisé. Le vitrage de la grande porte a été totalement rompu. Le devant de ma maison tant de la couverture
que du vitrage a eu le même événement. J'ai été obligé ne pouvant trouver d'ardoise de la faire raccommoder avec du bardeau.

(1) « serrer » : ramasser, récolter.

 
   
 
   

1774 - Montant de la taille

   
   
 
   

Signalé le 20 Janvier 2004 par Joël Desnoe.

 
   

Référence : BMS 1772-1781 (vue 32).

 
 

Transcription incomplète (les mots manquants ou douteux sont indiqués en rouge).

 
   
 
 

(dans la marge supérieure de la page)

On a eu le
gros de la
taille qui se
montoit à deux
mille quatre livres.

On a eu aussi
environ cinq
cent quatre
vint livres de
diminution de
vingt livres et
sols pour livres.

 
   
 
   

1785 - Réconciliation de l’ancien cimetière

   
   
 
   

Signalé par Isidore Fouquet (2010-11-08)

 
   

Référence :BMS 1782-1790 (vue 32/73)

 
 

Transcription par Isidore Fouquet

 
   
 
 

Reconciliation
de l’ancien
cimetiere

(page gauche)

Le troisieme jour du mois de may l’an
mil sept cent quatre vingt cinq, nous Jean François
marquis du Castel pretre curé de Sainte Suzanne
doyen rural d’Evron, en vertu de la commission
à nous adressée par monseigneur l’eveque du
Mans en datte du douzieme du mois d’avril

(page droite)

 dernier par son ordonnance du meme
jour qui interdit le cimetiere situé autour
de l’eglise de cette paroisse et nous commet pour
reconcilier de l’ancien cimetiere de cette dite paroisse
situé sur le chemin de ce bourg à celui d’Izé. Nous
sommes transportés en ce dit bourg et paroisse à l’effet
de la presente commission et après avoir trouvé ledit
ancien cimetiere suffisamment clos et dans l’etat de
decence prescrit par les saints canons en avons fait la
ceremonie de reconciliation dans la forme prescrite
par le rituel, en presence de venerable et discret
maitre Francois Ballin, prtre curé de cette paroisse, de
Me Nicolas Trebou pretre vicaire de cette dite paroisse,
qui ont signé avec nous, et de plusieurs habitans
de ce lieu.

(Signatures)

N. Trebou
vicaire
Ballin
curé d’Assé
Marquis curé de Sainte
Suzanne

 
   
 
   

1806 – Procès-verbal de visite
d'une femme inconnue trouvée noyée

   
   
 
   

Signalé par Nicole Breau (2006-03-28)

 
   

Référence : NMD 1803-1809 (vue 84-86/176)

 
 

Transcription par Nicole Breau.

 
   
 
 
 

(vue 84 page gauche)

(en marge)

Procès verbal
de visitte et
de sepulture d’une
femme inconnue
trouvée noyée.

Du dix huit juin mil huit cent six
devant nous Michel Pierre Cornuau maire de
la commune d’Assé le Berranger faisant les fonctions
d’officier public de l’état civil soussigné,
a comparu le sieur Jacques Serin cultivateur

(vue 84 page droite)

domicilié à la metairie des Vaudelusses
en cette commune d’Assé le Berranger, lequel nous
a remis expedition d’un procès verbal emané du
juge de paix du canton d’Évron en datte du douze
fructidor an treize qui constate qu’une personne trouvée
noyée dans la rivierre d’Erve en cette ditte commune
dont la visitte a été faitte par les sieurs Dry et
Latouche officiers de santé demeurants au
dit Évron ledit jour douze fructidor an treize,
s’y est noyée soit volontairement soit par accident,
dont la teneur suit.

Le douze fructidor an treize de la republique
française.

Nous Jean Baptiste Fouqué juge de paix du canton
d’Évron arrondissement communal de Laval au departement de
la Mayenne ; etant instruit qu’une femme a été
trouvée noyée dans la rivierre d’Erve aux environs des
Vaudeluces en la commune d’Assé le Berranger faisant partie
de l’arrondissement de ce canton,
nous nous sommes transportés accompagné d’Etienne
François Turmeau notre greffier et de messieurs Dry
et de La Touche officiers de santé demeurants audit
Evron à l’endroit cy dessus indiqué pour nous assurer
s’il n’y avait point eu de violences commises envers
la personne trouvée noyée, et etant parvenus au
dit lieu et metairie des Vaudeluces en la

(vue 85 page gauche)

commune d’Assé, le nommé Serin fermier de ladit[e]
metairie des Vaudeluces nous a indiqué l’endroit où
etoit la personne noyée. D’après l’examen qui en a [été]
fait en notre presence par les officiers de santé
précedemment nommés, il a été reconnu qu’elle etoit
du sexe feminin, taille de quatre pieds huit pouces,
front large, sourcils epais et chatains, yeux roux et
enfoncés, nez gros, bouche grande, la levre superieure
garnie de poil, menton rond, cheveux noirs mêlés
blanc, ayant deux larges cicatrices à la partie inf[erieure]
de la jambe droite, la jambe gauche
couverte à la partie externe d’une cicatrice depuis le
genouil jusque sur les os du tarse, la machoire
superieure degarnie de dents incisives, paroiss[ant]
agée de cinquante ans. Ses vetements consistoient
dans une mauvaise chemise déchirée par le ba[s],
un mauvais jupon de ras (1) noir avec une piece de […]
dans le devant, un tablier de coton a rayeure [rouge ?]
et bleue, bas teint, une piqueure de siamoise (2) [rayée ?]
rouge dont les basques à rayeure bleue, une [mauvaise]
camisolle de ras noir dechiree au coude, un mauva[is]
bonnet piqué, deux poches de ceinture en bonne
toille dans lesquelles on a trouvé quinze sols six
deniers d’argent et une tabattiere de carton longue
à charniere, un mouchoir de poche fabrique de c[…]
fond rouge et a rayeure, bon teint, une bague
ou presumée telle, n’ayant aucune bless[ure]
ni contusion qui indique qu’il ait été com[mis]

(vue 85 page droite)

des violences à l’egard de cette personne et
etant à présumer qu’elle s’est noyée soit volontairement soit
par accident, nous avons interpellé plusieurs personnes
survenues à l’endroit cy dessus désigné de nous declarer
s’ils reconnoissent laditte personne ; et nous ayant tous
déclarés qu’ils ne la connoissoient point et qu’ils ne l’avoient
jamais vue excepté ledit Serin qui a dit la reconnoître
pour être la meme personne qui s’est présentée la
veille à sa porte pour y demander l’aumône, qu’elle
lui a paru avoir l’esprit inquiet et aliéné, qu’il
lui a donné l’aumône ; d’après quoi elle s’est en allée ;
qu’il est a présumer qu’elle s’est noyée volontairement
attendu qu’elle lui a paru folle et ayant les yeux
égarés. Ensuite nous avons ordonné de la transporter
dans le cimetiere de laditte commune d’Assé pour y
être inhumée et l’enregistrement en être fait par
l’officier public de l’etat civil de laditte commune
d’après les renseignements .

De tout ce que dessus nous avons fait et redigé le present
procès verbal pour servir et valoir ce que de raison
les jour et an cy devant déclarés ; et nous avons
signé avec notre secrettaire greffier.

Pour expedition conforme à la minute delivrée
pour l’officier public de l’etat civil de la commune
d’Assé par nous greffier de la justice de paix du canton
d’Evron soussigné, signée Turmeau.
Rayé deux mots nuls ; et a le dit serin declaré ne

(vue 86)

savoir signer enquis.
 
(Signatures)

Charle Seren
Cornuau maire
 

 

__________________

(1) ras : étoffe croisée et unie, dont le poil ne paraît pas.
Sa seule robe en pierrerie Valait plus d'une métairie ; Elle était de ras de Châlons (Scarron , Virg. IV)
(Littré, internet)

(2) siamoise : nom donné autrefois à des étoffes de fil et de coton fort communes, imitées de celles qu’on fabriquait au Siam. (internet)

 
   
 
 
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