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Archives départementales de la Mayenne
Mentions trouvées dans les registres paroissiaux et d'état civil

Naissances inhabituelles

 
   
 
   

Baptême d’un enfant
originaire de Guinée
1698 - Saint-Georges-Buttavent

   
   
 
   

Signalé par Philippe Chaussis (29 avril 2005).

 
   

Référence : registre 1687-1703 (vue 135).

 
 

Transcription complétée grâce à Marc du Pouget (3 novembre 2010).

 
   
 
 

(vue 135, page gauche)

Aujourdhuy 26e jour de juin 1698 nous pretre
docteur de Sorbonne curé de la paroisse de Saint George[s]
certiffions qu'apprès avoir instruit pendant près
de huit mois des veritez de la religion catholique
apostolique et romaine un jeune enfant

(vue 135, page droite)

maure nay de Guinée, aagé d’environ douze ans
ainsy qu'il nous a paru, et l'ayant trouvé instruit
et dans la creance desdites véritez, lui avons administré
le sacrement de baptesme avec les ceremonies prescrites
en tel cas par l’eglise et a esté nommé Charles
par maistre Charles Debonnaire, sieur de
Marcé conseiller du roy et commissaire
de marine, choisi pour parein, et damoiselle
Marie Debonnaire pour mareine. Ladite
ceremonie faite empresence (sic) de Me Jean Durand
licentié de Sorbonne curé et doyen de Mayenne
Me Isaac Gravier commandeur de Féolette
ordre de Malte, maistre Jean Le Goué
lieutenant general dudit Mayenne et autres
qui sont signez en la minute aveq ledit
sieur curé de ladite paroisse.

 
   
 
   

Baptême d'un enfant
né d'une « femme étrangère »
1715 - La Chapelle-au-Riboul

   
   
 
   

Signalé par Valerie Duroy (29 avril 2004).

 
   

Référence : registre BMS 1700-1731 (vue 156/256).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Le vingt septieme jour de novembre mil sept cent quinze
a été par nous pretre soubsigné baptisé un garcon nommé Jean par
Jean Alar et Marie Alar ses parein et mareinne,
lequel enfant est né dans le village de la Rue,
village de cette paroisse, d'une femme etrangere
nommée Elisabeth Dubois, a ce que nous a certifié
Richard Le Marié present audit bapteme, et qui
nous a dit en estre le pere et ladite Elisabeth Dubois
etoit sa femme legitime, dont il nous a fait voir un
contrat de mariage, et nous a dit etre party de Vingt
Hanaps paroisse scituée entre Ces et Alencon où ils
esperent retourner faire leur actuelle residence.
Les parein et mareinne ont dit ne sçavoir signer et
ledit Richard Le Marié a signé avec nous.

(Signatures :)

La X marc dudit Richard.
C. Letourneur.

 
   
 
   

Sépulture d’un enfant
baptisé « dès le corps de sa mère »
1717, Vaiges

   
   
 
   

Signalé par Joel Desnoe (18 septembre 2003).

 
   

Référence : registre BMS 1715-1749 (vue 39/622).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 
 

Le quatre juin mil sept cens dix sept a été par nous pretre de
Vaiges sousigné inhumé dans le petit cymetiere le corps d'un enfant
baptizé dés le corps de sa mère sur un membre apparu vivant,
fils de René Bodinier et de Marie de L'Hommeau sa
femme en presence de Mathurin Georget sousigné et
Joseph Georget qui a dit ne signer enquis.

(Signatures :)
Lechapt
M. Georget

 
   
 
 

1718 – Baptême d’un enfant né « en chemin »
1718 - Le Bourgneuf-la-Forêt

 
   
 
 

Signalé par Janine Guillot (13 décembre 2003).

 
 

Référence : registre BMS. 1710-1718 (vue 121).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

Le 29e jour d'avril 1718 Louise Bizet se disant
venir de la paroisse d'Argentré et epouse d'un
nommé François Farou sirugien et de present
demeurant dans le bourg d'Andouillé lorsqu'elle
était en chemin pour aller treuver son mary
elle a cette nuit accouché au village du Coudray
chez un nommé Lepeutier dans l'abandon de
tout secours elle nous a apporté son enfant que
nous avons baptisé lequel a esté nommé Jean.

(Signature : )
J. Guiller

 
   
 
   

Doute sur un baptême
1731 - La Chapelle-Rainsouin

   
   
 
   

Signalé par Raymond Epinard (22 mai 2005).

 
   

Référence : registre 1729-1736 (vues 26-28).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

(vue 25)

Il s’est trouvé une fille qui dit s’appeller Margueritte
Aubry, fille de Louis Aubry et de Margueritte Blanchard,
qui demeure presentement en la paroisse de La Chapelle Rainsouin
depuis quelques mois, laquelle doutte avoir eté baptisée.
Le doutte de cette fille vient de ce que sa mere quelque tems
avant sa mort et au lit de la mort même disoit en se
lamentant : faut-il que je meure sans que cet enfant soit
baptisé. Cette fille etoit en age de penser alors, mais elle n’y
a fait de serieuse reflection qu’etant plus avancée en age.

Elle peut presentement avoir vingt et deux ans, monsieur
Vaugeois en a été informé par Mr le curé du Bourg le Pretre
ou Chapelle Rainsoin. Cette decouverte se fist par le curé
de Montsurs il y a environ trois ans ou plus, et le curé de
Montsurs ayant su par quelques particuliers les peines d’esprit
de cette fille, il la fit venir pour s’informer de la verité du
fait. Elle luy dit que l’année 1709 l’année du grand hyvert
sa mere etant devenue veufve elle sortit de la ville d’Alençon
grosse d’elle et mandiant son pain, que cette mere dans le
chemin accoucha d’elle et quelle se retira dans la paroisse de
Saint Christophe du Lhuat, où elle demeura peu de tems en qualité
de servante, qu’ensuitte elle passa avec sa fille en la paroisse
de Montsurs où ayant été plusieurs années elle alla demeurer
au bourg de Brée, où sa mere est decedée cette fille ayant alors
8 à neuf ans qui entendoit dire à sa mere qui se lamentoit :
Faut-il que je meure sans que cet enfant reçoive le
bapteme. Le curé de Montsurs sur cet exposé s’informa
à monsieur le curé de Saint Christophle si cet enfant n’avoit point été
baptisé chez luy, il s’informa aussi de monsieur le curé de la Chapelle
Rainsoin qui luy avoit dit qu’il s’etoit trouvé une femme chez luy
qui etoit passante qui avoit accouché ; on ne trouva rien de ce bapteme
à Saint Christophle, et les noms de pere et de mere de cette fille
ny le nom de bapteme qu’elle se donne ne sont point conformes à ceux
qui se trouvent dans les registres baptismaux de la Chapelle Rainsoin.

(vue 26)
(page gauche)

De là le curé de Montsurs alla à Brée pour sçavoir
la mort de cette mere que Mr le curé connoissoiat bien et qui
rend bon temoignage d’elle. Il se trouve que dans l’enregistrement de
sa sepulture on a ecrit Magdelaine Blanchard pour Margueritte
que sa fille dit qu’elle s’appelloit, mais c’est veritablement la
même personne. Ensuitte le curé de Montsurs s’étant
informé des curés des envrons (sic) de la routte d’Alençon à Montsurs
et n’ayant rien appris d’eux de ce baptesme, il ecrivit à
deux messieurs curés d’Alençon celuy de la principalle eglise et
celuy de Saint Pierre du fauxbourg Monfort de ce dioceze qui ne
luy ont point fait de reponce. Le curé de Montsurs il y eut
deux ans à Pasque, ne jugea pas à propos dans ce doutte de
confesser cette fille, qui avoit fait sa premiere communion à
Montsurs et qui est assez bien instruite, jusqu’à ce qu’il eust
consulté ses superieurs de ce qu’il devoit faire.

Il ecrivit à monsieur Bottu le contenu cy dessus et luy
temoigna que dans ce doutte il valloit mieux luy conferer le
bapteme sous doutte qu’elle manquast de l’avoir entierement.
Mr Bottu luy fit reponce qu’il falloit le faire à huis clos,
prendre quelques temoins et en faire notte sur les registres.
Comme cette affaire n’alloit pas si promptement que cette fille
auroit bien souhaitté, elle alla demeurer en la paroisse de Saint Cenneré
de là en celle d’Argentré en suitte elle a passé en celle de Chapelle
Rainsoin ou Bourg le Pretre et persiste toujours dans son doutte.
Cette fille disoit avoir plusieurs freres, entre autres un qui demeure
dans le pais d’Auge auquel le curé de Montsurs n’a jamais pu
parler. Cependant Mr le curé de la Chapelle luy a parlé et luy
dist de s’informer dans la routte de la paroisse où cette fille pouvoit avoir
eté baptisée qu’il disoit bien connaître. Il s’est trouvé que son pretendu
frere dit que cette fille n’est pas legitime quoyqu’elle fust de sa mere
ce dont le curé de Montsurs se doittoit bien ; et ce frere ayant repassé une
seconde fois il dist à Mr le curé du Bourg le Prestre avoir passé
par la paroisse dont il ne put dire le nom et qu’ayant cherché l’extrait
de son bapteme sur les registres il ne s’y est point trouvé.

Sur cet exposé on demande à messieurs les grands vicaires ce qu’il faut faire
à l’egard de cette fille, la maniere publique ou secrette de ce bapteme,
si l’on en doit faire note sur le registres sous le nom de son pretendu pere,
et des autres circonsances qu’il faut observer en ce cas.

---

Vu l’exposé cy dessus et de l’autre part, nous ne voyons pas qu’il y ait

(page droite)

lieu de douter que la fille y denommée ne doive etre baptisée sous condition,
et nous commettons en tant que besoin est, le sieur curé de la
Chapelle Rainsoin autre ditte le Bourg le Prestre pour administrer
ce sacrement sous condition, comme dit est, et quoyqu’il n’y ait
point de secret à faire absolument sur l’histoire de cette fille,
puisque par le recit de M. le curé de Monseur il paroit que
la chose est si publique, il sera bon que cette fonction se fasse
sans eclat et sans y admettre qu’un petit nombre de personnes
dont la presence peut être necessaire. Donné au Mans
ce 5e juillet 1731.

(Signature :)
Levahier (?)

---

Monsieur et cher Confrere

Je viens de recevoir par la poste de Mayenne la commission
pour baptiser cette fille sous condition. Vous voyés que
quoyque j’aye eté pressé de partir j’ay cependant pensé
en vous. Je ne trouvé point Mr Vaugeois pour luy parler
d’abord ; je fut chez Mr l’abbé Le Vahier où je dressé ce
memoire, après quoy je retournay chez Mr Vaugeois à qui
j’exposé le fait et luy dit que j’en avois laissé un memoire
chez Mr Le Vahier pour y statuer. Si cette file n’avoit
jamais eté baptizée il ne seroit pas besoin qu’elle se confessast
mais dans le doutte qu’elle l’ait eté j’estime que vous en ferés
come j’en pense, de la disposer à recevoir le sacrement de
bapteme sous doutte, par la confession même genrealle de
ses pechez. C’est aisni que saint Pierre disoit à ceux qui n’avoient


(vue 28)

jamais eté baptizés, poenitemini, et baptisetur unus quisque
vestrum
. Mais comme le sacrement de poenitence n’a point lieu
sur ceux qui n’ont point eté baptizés, je differerois après le bapteme
à luy donner l’absolution que je luy donnerois pareillement sous
doutte qu’elle eust ete baptizée, en luy faisant reiterer la
matiere suffisante. Pardon - je m’expliquerai - à vous qui etes
plus eclairé que moy. J’oublié à m’en informer au Mans, mais
je l’ay toujours cru de meme, je suis avec l’estime possible
monsieur le curé et cher confrère,

  Votre tres humble et tres
obeissant serviteur.
A Montsurs ce 14e juillet
1731.
Montsallier pretre
curé de Montsurs
 
   
 
   

Née d' "unne etrangere dont on n'a pu savoir le nom
à cause de son langage inconnu"

1736 - Montigné-le-Brillant

   
   
 
   

Signalé par Joel Desnoe (17 octobre 2005).

 
   

Référence : registre BMS 1730-1747 (vues 74-75/212).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

 

Bapteme de Anne
Jeanne
née d'une
etrangere
dont on ignore
le nom

(vue 74)

Le cinquieme juillet 1736 est née et a esté baptisée le mesme
jour par nous curé soussigné Anne Jeanne fille d'unne
etrangere dont on n'a pu savoir le nom à cause de son langage

(vue 75)

inconnu. A esté parain Me Jean Fournier notaire de L'Huisserie
et maraine Anne Jeolier (?), qui ont parlé à la mère dudit enfant et
ont declaré n'avoir pu en sçavoir ny le nom ny la patrie,
et de Julien Queslin qui ont signé avec nous curé.

(Signatures :)

J. Fournier
S. Gueslin
N. Estienne curé de Montigné

 
   
 
 

Sépulture d’une mère
et de son enfant né par césarienne
1744 - Cossé-le-Vivien

 
 
 
 

Signalé par Jean-Pierre Herriau (16 avril 2004)

 
 

Référence : registre BMS 1743-1746 (vue 91/252).

 
 

Transcription complète.

 
 
 
 

 

Le 14e may 1744 a été inhumé au grand cimetiere
le corps d’Etiennette Brehaut decedée hyer à la Cossoniere
epouse de Michel Beas laboureur et agée d’environ
25 ans en presence de Mathurin Beas son beau frere et Louis
Triboil tixiers audit lieu qui ont declaré ne savoir signer.

(Signé : ) Gendry pretre

Et avec le corps de la susdite a été inhumé un enfant anonyme
venu par l’operation cesarienne et mort immediatement après
avoir eté baptisé.

(Signé : ) Gendry pretre

 
 
 
   

Accouchement d’urgence
1762 - Rennes-en-Grenouille

   
   
 
   

Signalé par Jean Magnier (11 novembre 2005)

 
   

Référence : registre BMS 1741-1785 (vue 101/225)

 
 

Transcription complète (d’après une transcription de Jean Magnier).

 
   
 
 

Le neuf février mil sept cent soixante deux Anne Marie née d'aujourd'hui
du et dans le legitime mariage de Julien Gautier et de Françoise Le-
marié tous deux de la paroisse de Sainte Marie du Bois, a été baptisée
dans cette eglise par nous vicaire soussigné à raison que ladite Françoise
Lemarié pressée par les douleurs d'enfentement est accouchée dans
le bourg de cette paroisse. Son parain Joseph Gautier soussigné, sa maraine
Anne Cheneau qui ne signe, tous deux de Sainte Marie du Bois.
(Signatures :) Joseph Gautier F. Daligné

 
   
 
   

« Supplément des cérémonies du baptême »
1788 - Le Bourgneuf-la-Forêt

   
   
 
   

Signalé par AD53 ((23 avril 2005).

 
   

Référence : registre BM. 1778-1788 (vues 196-197/212).

 
 

Transcription complète.

 
   
 
 

 

Supplément
des cérémonies
du bapteme
de
demoiselle
Philberte
Turin

(vue 196)

Le treize mai mil sept cens quatre vingt huit ont (sic) été
suppléée la cérémonie du bapteme par moi curé
soussigné à une fille à qui on a imposé le nom de
Aimée Philiberte fille legitime de haut et puissant
seigneur messire Marie Charles Philbert Elisabeth
vicomte de Turin chevalier officier au regiment
Dauphin Cavalerie et de haute et puissante dame
Aglaë Suranne de Bailly originaire de cette paroisse
domicilier de celle de la Couture du Mans et epouse
dans cette eglise il y a environ un an, née le cinq du
present mois et qui a été ondoiée le même jour par
monsieur Le Tort curé de Juvigné Montanadais par
permission de monseigneur l’eveque. Le parrain
a été haut et puissant seigneur Charles François
Philbert comte de Turin chevalier seigneur des Glayes
et autres lieux ancien capitaine de dragons chevalier
de l’ordre royal et militaire de Saint Louis ayeul

(vue 197)

de l’enfant du côté paternel et réprésenté
par Jean Poulain metayer à la Chevallerie la marra[ine]
a été haute et puissante dame Aimée Anne Charlotte
Lescalopier son ayeule maternelle representée par
Perrine Le Tessier femme Poulain qui ont dit ne
savoir signer de ce enquis. On été presents au
bapteme maitre Jean Baudet Dubourg pretre habitué de
cette paroisse, Jean Bretteau Desormeux et
Jacques Le Gros tous deux vicaires de cette paroisse
qui ont signé avec nous le pere absent.
Approuvé un mot rayé nul et maitre en
interligne.

(Signatures : )
Beaudet pretre | Breteau Desormeaux pretre
Le Gros pretre vicaire
L. Desbois curé

 
   
 
   

Accouchement d'un enfant mort-né
an XII - Lassay

   
   
 
   

Signalé par Véronique Gallier (18 octobre 2005).

 
   

Référence : registre NMD 1800-1804 (an IX-an XII) (vues 335-336/394).

 
 

Transcription complète (d’après une transcription de Thérèse Coudurier).

 
   
 
 

(vue 335)

Aujourd'hui dix neuf germinal an douze de la
République française à quatre heures du soir.

Acte de décès de Robinet anonime, mort-née ce
jour à six heures et demie du matin, fille naturelle
de Anne Robinet, agée de trente un ans demeurante
à Lassay et y née et de père inconnu.

Sur la déclaration à moi faite par Mathieu Robinet
journalier, agé de cinquante sept ans, demeurant à
Lassay, qui a dit être ayeul de la deffunte ; par le
citoyen René Louis Raimbault, chirurgien à
Lassay, agé de trente neuf ans, qui a dit avoir été
appellé par Anne Françoise Billy femme René
Mars piéton de cette commune sur les cinq heures
et demie du matin de ce jour ; qu'étant pour lors au
lit, il s'était promptement levé et habillé ; que laditte
Billy serait revenue chez lui et l'aurait prié de
se rendre au domicile dudit Robinet voir sa fille
qui était très malade ; qu'il lui aurait repondu
qu'il n'y irait pas vu qu'il ne l'avoit point traitée
dans sa maladie, mais bien le citoyen Martin
chirurgien en cette ville qui l'avait soignée et
qu'on devait s'adresser à lui ; que d'après Anne
Coquelin femme dudit Mathieu Robinet père et
mère de la ditte Anne Robinet serait venue le prier
lui Raimbault de bien vouloir venir chez elle pour
accoucher sa fille ; il l'a envoyée chez le citoyen
Martin (*) et qu'en cas que celui-ci fut absent, il allait
y aller aussitôt ; la ditte femme Robinet de retour

(vue 336)
(page gauche)

du domicile dudit citoyen Martin lui a dit
d'après ses instances auprès de l'épouse dudit Martin
qui lui a dit que son mari était à Thubeuf pour
voir sa mère qui était bien malade ; il s'est transporté
de suite chez ledit Robinet où il a trouvé outre
ceux de la maison, Françoise Robinet femme
Jean . . . fille dudit Robinet et la susditte
femme Mars et Françoise Lequesne veuve Louis
Elie ; et voyant laditte Anne Robinet se plaindre
du mal d'enfantement, il s'est mis à la toucher
pour s'assurer de la position de l'enfant et d'après
l'avoir touchée il a reconnu que faute de la femme
qui était à côté d'elle [ladite veuve Elie] de n'avoir
pas introduit le cordon ombilical tant qu'il (ete ?) possible
en pareil cas pour entretenir une chaleur convenable
ce qui, d'après les auteurs, a toujours occasionné la
mort en pareil cas, et que d'après le premier touché
il a trouvé ledit cordon extremement froid qui
avait été exposé l'espace de deux heures à l'injure
de l'air ce qui a dû interrompre la circulation de la
mère à l'enfant d'où il tirait toute sa nourriture
ce qui a pu lui occasionner la mort vu d'après ses
visite et examen faits en présence de la susditte
femme Mars et Françoise Mars sa fille, il n'a
rien reconnu sur son corps qu'une bonne constitution
que ledit enfant n'a péri que dans les douleurs de
l'enfantement. Ce qu'il a signé. Ledit Mathieu Robinet
ayant declaré ne sçavoir signer enquis. (*) qui comme
est dit ci dessus l'avait traitée. Ce renvoi approuvé.

(Signature : )
Raimbault

(page droite)

Constaté par moi Jean Baptiste Julien Guezet
Lavergée maire de Lassay faisant les fonctions d'officier
public de l'état civil, soussigné.

(Signature : )
Guezet Lavergée

   
 

Commentaire
Isabelle Michaut (18 décembre 2005) : « Même si le médecin était venu avant, l'enfant avait peu de chances de vivre malheureusement ; ce que le texte décrit est très clair, c'est ce qu'on appelle une procidence du cordon. Le cordon s'engage et descend avant le le bébé. »
(liste de diffusion "gen53" : message 37142) .

 
   
 
 
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