Origine du projet
A l’origine du projet, il y a la volonté partagée par Laval Agglomération et le Conseil général de la Mayenne de donner un nouvel élan à l’économie locale, et, par là même, de renforcer l’attractivité du territoire en accueillant, au sein d’un parc de développement économique, des entreprises créatrices d'emplois et de richesses. Concomitamment, un logisticien, le groupe DERET manifeste la volonté de s’implanter dans le grand Ouest où l’activité logistique, même si elle y connaît un fort développement, est encore peu présente. Le projet, idéalement situé à la charnière des régions Bretagne, Pays de la Loire et Basse Normandie, prend corps et se trouve bien placé parmi les projets concurrents (Chateaubourg, Sablé, Durtal…) compte tenu de la signature, en mai 2006, d’un protocole d'accord - pour une implantation sur 60 ha - avec le groupe Deret, engagement récemment réitéré. Le logisticien intervient notamment pour les grands noms du luxe, de la cosmétique, de l’industrie du pneu (Sephora, Jean-Paul Gaultier, Continental…).

Le parc verra le jour à la Carie, sur la commune d’Argentré. Ce site, d'une emprise de 200 ha, offre, en effet, toutes les caractéristiques nécessaires à la réalisation d’un tel projet : terrains, proximité d’un bassin d’emploi, desserte autoroutière et liaison ferroviaire. La mise en service de la LGV, prévue en 2014, libèrera l'actuelle ligne TGV de l'activité "transport de voyageurs à grande vitesse" qui sera réaffectée notamment au fret ferroviaire. Au-delà des 60 ha qui seront vendus au logisticien, le projet est conçu sur une emprise suffisante pour accueillir d’autres activités économiques.
Enjeux du projet
Le parc de développement économique, à vocation départementale, sera une opportunité en termes :
- d'emplois : la moyenne observée est de 30 emplois créés par 10 000 m² de bâtiment. L'implantation de DERET permet d'envisager la création de plusieurs centaines d’emplois (entre 300 et 700). Le site accueillera également d'autres entreprises génératrices d’emploi.
- de retombées économiques : l'activité logistique du Groupe Deret fournira des services complémentaires à l'industrie mayennaise, lui permettant de mieux diffuser ses produits.
- d'image : le parc, implanté de part et d’autre de l’autoroute à proximité de la future ligne à grande vitesse (LGV), sera la nouvelle vitrine, bien visible, de l'activité économique, dynamique et moderne, de l'agglomération lavalloise et de l'ensemble du département de la Mayenne.
Une forte exigence environnementale
Le projet de parc développement économique porte une ambition d'exemplarité en matière environnementale. Par leur architecture, les bâtiments devront s’intégrer discrètement dans l’environnement. Un paysage bocager (avec des fossés, des haies et de retenue d'eau), fruit de l'héritage agricole de notre territoire, sera recréé autour du parc. Une attention particulière sera portée à la ressource fragile qu’est l’eau. Le projet intègre, enfin, une réflexion poussée sur les déplacements, à la fois des marchandises et des personnels qui travailleront dans les entreprises, pour qu'ils soient respectueux de l'environnement de l'agglomération.
Porteurs du projet
Le comité de pilotage est constitué de 16 élus : 8 issus de l'agglomération lavalloise, 8 du Conseil général. Le comité technique réunit des techniciens de Laval Agglomération, Laval Développement, du Conseil général, du Comité d'expansion économique de la Mayenne et des services de l'État.
Par ailleurs, Laval Agglomération et le Conseil général travaillent en collaboration avec la SAFER (Société d'aménagement foncier et d'établissement rural), l’ADASEA (Association départementale pour l'aménagement des structures des exploitations agricoles) et la Chambre d'agriculture, afin de permettre la libération des exploitations agricoles et des habitations concernées. D'ores et déjà, la SAFER propose aux agriculteurs concernés des opportunités de relocalisation.
Un financement paritaire
Le coût du projet est estimé à 89 M €. Il est financé à parité par Laval Agglomération et le Conseil général (30 M € chacun), le reste étant financé par la vente des terrains aménagés, ainsi que par les subventions de la Région Pays de la Loire, de l'Etat et de l'Union Européenne.
Rappel du calendrier
Novembre 2007 à fin 2009
Études préalables
Cette phase a pour but de définir le programme et une esquisse d'aménagement sur la base d'un diagnostic, d'études de faisabilité et d'une étude d'impact. Ces études d'aménagement sont menées par une équipe pluridisciplinaire ayant des compétences en paysage, urbanisme, architecture, environnement, voiries et réseaux, transport et déplacement. Des études hydrogéologiques ont également été menées compte tenu de la présence d’un captage d'eau potable à proximité du projet. Afin d'assurer une maîtrise d'ouvrage cohérente, le Conseil général et Laval Agglomération ont conclu une convention de maîtrise d'ouvrage unique. S’agissant de cette phase, Laval Agglomération assure la coordination du projet.
2010
Procédures administratives
Instruction des dossiers par les services de l'État, enquêtes publiques
2011
Études de maîtrise d'œuvre
Pour cette phase, qui sera engagée début 2011 dès que les arrêtés de Déclaration d'Utilité Publique (DUP) seront pris par la Préfecture. Le Conseil général et Laval Agglomération seront chacun maître d'ouvrage des travaux rentrant respectivement dans leur domaine de compétence :
· infrastructures routières ayant vocation à être classées routes départementales : Conseil général
· aménagement du parc de développement économique et infrastructures ferroviaires : Laval Agglomération.
2012
Démarrage des travaux (infrastructures routières, ferroviaires, construction de bâtiments)
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